Comportements suicidaires

1. Messages clés

  • Les comportements suicidaires (idées suicidaires, tentatives et suicides effectifs) représentent un important problème de santé publique et de société en Belgique.
  • En 2018, 4,3 % de la population avait sérieusement envisagé le suicide et 0,2 % avait tenté de se suicider au cours des 12 derniers mois. Les pensées suicidaires et les tentatives de suicide sont plus fréquentes chez les femmes, les personnes d’âge moyen et dans le groupe le moins éduqué. 
  • Pendant la crise du COVID-19, les pensées suicidaires et les tentatives de suicide ont augmenté dans la population. En juin 2021, un jeune sur 6 (18-29 ans) a déclaré avoir sérieusement envisagé le suicide au cours des 12 derniers mois.
  • Alors que plus de femmes envisagent et tentent de se suicider, plus d'hommes y parviennent : 1265 suicides ont été enregistrés chez les hommes et 463 chez les femmes en 2019. 
  • Le suicide est la première cause de décès chez les jeunes. Dans la tranche d’âge 15-24 ans, 30% des décès masculins et 23% des décès féminins étaient dus à un suicide.

2. Impact de la crise COVID-19 sur les comportements suicidaires

Les pensées suicidaires et les tentatives de suicide ont augmenté pendant la crise COVID-19

10,5% des répondants en juin 2021 ont déclaré avoir sérieusement envisagé le suicide au cours des 12 derniers mois. Parmi les jeunes (18-29 ans), ce pourcentage s’élève jusqu’à 17%. En comparaison, seulement 4,3% des répondants à l'enquête HIS 2018 ont déclaré avoir envisagé le suicide au cours des 12 derniers mois.

0,7 % des répondants en juin 2021 ont déclaré avoir fait une tentative de suicide au cours des 12 derniers mois. Parmi les jeunes (18-29 ans), ce pourcentage s’élève jusqu’à 2,0%. En comparaison, seulement 0,2 % des répondants au HIS 2018 ont déclaré avoir fait une tentative de suicide au cours des 12 derniers mois.

  • Hommes
  • Femmes

Pourcentage d'hommes âgés de 18 ans et plus ayant eu des pensées suicidaires au cours des 12 derniers mois, par groupe d'âge, Belgique, 2021 par rapport à l'enquête de santé par interview 2018
Source : Enquêtes de santé COVID-19, Sciensano [1]

Pourcentage de femmes âgées de 18 ans et plus ayant eu des pensées suicidaires au cours des 12 derniers mois, par groupe d'âge, Belgique, 2021 par rapport à l'enquête de santé par interview 2018
Source : Enquêtes de santé COVID-19, Sciensano [1]

3. Pensées suicidaires

Les femmes d'âge moyen sont plus susceptibles de rapporter des pensées suicidaires 

En 2018, en Belgique, 14 % de la population âgée de 15 ans et plus avait au moins une fois dans sa vie envisagée sérieusement le suicide, un tiers (4,3 %) y avait pensé au cours des 12 derniers mois. Plus de femmes (16 %) que d'hommes (12 %) ont déclaré avoir eu des pensées suicidaires au cours de leur vie, il n'y a pas de différences entre les sexes en matière de pensées suicidaires au cours de l'année écoulée (4,4 % chez les femmes contre 4,2 % chez les hommes). Les personnes âgées de 65 ans et plus étaient moins susceptibles de déclarer des pensées suicidaires dans leur vie ou au cours de l'année écoulée que les personnes de moins de 64 ans. Les femmes de 45 à 54 ans présentaient une prévalence particulièrement élevée.

Prévalence des pensées suicidaires au cours des 12 derniers mois parmi la population âgée de 15 ans et plus, Belgique, 2018
Source : Enquête de Santé, Sciensano [2]

Aucune tendance claire concernant les pensées suicidaires n'est observée

La proportion de personnes ayant envisagé le suicide au cours des 12 derniers mois (ainsi qu'au cours de leur vie) est plus faible en 2018 qu'en 2013 mais la proportion est toujours supérieure aux valeurs observées en 2008 (les différences ne sont pas significatives).

Les pensées suicidaires sont plus fréquentes en région wallonne et dans la région de Bruxelles-Capitale

Les pensées suicidaires au cours de la vie sont plus fréquentes en région wallonne (16 %) qu'en région flamande (13 %) et les pensées suicidaires au cours de l'année écoulée sont plus fréquentes en région wallonne (5,9 %) et en région de Bruxelles-Capitale (5,1 %) qu'en région flamande (3,3 %). La prévalence des pensées suicidaires a diminué en région flamande entre 2013 et 2018 alors qu'elle est restée relativement stable en région de Bruxelles-Capitale et en région wallonne.

  • Hommes
  • Femmes

Prévalence des pensées suicidaires au cours des 12 derniers mois parmi les hommes âgés de 15 ans et plus, par région, Belgique, 2008-2018
Source : Calcul des auteurs sur base de Enquête de Santé, Sciensano [2]

Prévalence des pensées suicidaires au cours des 12 derniers mois parmi les femmes âgés de 15 ans et plus, par région, Belgique, 2008-2018
Source : Calcul des auteurs sur base de Enquête de Santé, Sciensano [2]

Les pensées suicidaires sont plus fréquentes dans le groupe le moins instruit

Les pensées suicidaires (au cours de la vie et de l'année précédente) sont liées au niveau d'instruction. Les personnes avec le niveau d'instruction le plus bas avaient 1,5 fois plus de chances d'avoir envisagé le suicide au cours de leur vie et 2,5 fois plus de chances de l'avoir envisagé au cours de l'année écoulée que les personnes avec le niveau d'instruction le plus élevé.

Prévalence des pensées suicidaires au cours de la vie et de l'année précédente parmi la population âgée de 15 ans et plus, par niveau d'instruction, Belgique, 2018
Source : Calculs des auteurs basés sur l'Enquête de Santé, Sciensano [2]

4. Tentatives de suicide

Plus de femmes ont eu une tentative de suicide ratée

En 2018, en Belgique, 4,3 % de la population âgée de 15 ans et plus a déclaré avoir tenté de se suicider au cours de sa vie et 0,2 % au cours de la dernière année. Les femmes (5,4 %) sont plus nombreuses que les hommes (3,1 %) à avoir tenté de se suicider au cours de leur vie et au cours de la dernière année (0,3 % chez les femmes et 0,2 % chez les hommes). La prévalence des tentatives de suicide au cours de la vie était plus élevée chez les personnes âgées de 35 à 54 ans. Les jeunes (15-24 ans) et les 45-54 ans étaient plus susceptibles de déclarer une tentative de suicide au cours de la dernière année.

Prévalence des tentatives de suicide au cours de la vie parmi la population âgée de 15 ans et plus, Belgique, 2018
Source : Enquête de Santé, Sciensano [2]

Les tendances en matière de tentatives de suicide sont stables

Les tendances de la prévalence des tentatives de suicide au cours de la vie sont relativement stables en Belgique et dans ses régions. Les tentatives de suicide diminuent entre 2013 et 2018 chez les hommes et les femmes dans la région de Bruxelles-Capital, mais ce n'est pas significatif.

Les tentatives de suicide sont plus fréquentes en Région wallonne 

Les Wallons sont plus nombreux à avoir fait une tentative de suicide (6 %) que les Bruxellois (4,2 %) et les Flamands (3,3 %).

  • Hommes
  • Femmes

Prévalence des tentatives de suicide au cours de la vie parmi les hommes âgés de 15 ans et plus, par région, Belgique, 2004-2018
Source : Calcul des auteurs sur base de Enquête de Santé, Sciensano [2]

Prévalence des tentatives de suicide au cours de la vie parmi les femmes âgés de 15 ans et plus, par région, Belgique, 2004-2018
Source : Calcul des auteurs sur base de Enquête de Santé, Sciensano [2]

Les tentatives de suicide sont plus fréquentes dans le groupe d'instruction le plus bas

Les tentatives de suicide (au cours de la vie et de l'année précédente) sont liées avec le niveau d'instruction. Les personnes ayant le niveau d'instruction le plus élevé étaient moins susceptibles de faire une tentative de suicide que les personnes ayant le niveau d'instruction le plus faible.

Prévalence des tentatives de suicide au cours de la vie et de l'année précédente parmi la population âgée de 15 ans et plus, par niveau d'instruction, Belgique, 2018
Source : Calculs des auteurs basés sur l'Enquête de Santé, Sciensano [2]

5. Décès dus au suicide

Le nombre de décès dus au suicide a diminué à 1728 en 2019

En 2019, en Belgique, 1728 décès par suicide ont été enregistrés. Il y a eu plus de décès par suicide chez les hommes (1265) que chez les femmes (463). Le plus grand nombre de décès par suicide est survenu dans la tranche d'âge 45-64 ans. Ces chiffres sont probablement sous-estimés en raison des limitations mentionnées dans la section « contexte ».

Le taux de mortalité par suicide est plus élevé chez les hommes

Le taux de mortalité par suicide ajusté pour l'âge était de 15,2 (pour 100 000 personnes) en 2019 en Belgique. Il était 2,9 fois plus élevé chez les hommes (23,1) que chez les femmes (7,9).

Les taux de suicide par tranche d’âge sont regroupés sur 3 ans afin d'éviter des sauts dus aux petits nombres. A tout âge, les taux de suicide sont plus élevés chez les hommes que chez les femmes, ce qui montre une différence entre les sexes dans le suicide. Les taux de suicide sont les plus élevés chez les hommes âgés de plus de 85 ans et chez les femmes âgées de 45 à 64 ans.

Taux de mortalité par suicide (pour 100 000), par âge et sexe, Belgique, moyenne 2017-2019
Source : Calculs des auteurs basés sur la base de données des causes de décès, Statbel [3]

Le suicide représente une part élevée des décès chez les jeunes

La part des décès due au suicide par groupe d'âge représente l’importance relative de cette cause parmi tous les décès survenus dans ce groupe d’âge. Celle-ci présente une distribution par âge différente de celle des taux de mortalité par suicide car le dénominateur de la part (tous les décès dans un groupe d'âge donné) est beaucoup plus grand aux âges élevés alors que le dénominateur des taux (nombre de personnes dans un groupe d'âge donné) est plus petit aux âges élevés.

Les suicides représentent une part importante des décès chez les jeunes : en effet, près de 30% des décès chez les hommes de 15 à 24 ans et 25% des décès chez les hommes de 25 à 44 ans sont dûs au suicide. Les suicides représentent 23% des décès chez les femmes de 15 à 24 ans et 14% chez les femmes âgées de 25 à 44 ans.

En raison de l'augmentation du nombre de décès liés à des causes concomitantes aux âges plus élevés, la part des décès par suicide diminue avec l'âge.

Part du suicide dans le nombre total de décès, par âge et sexe, Belgique, moyenne 2017-2019
Source : Calculs des auteurs basés sur la base de données des causes de décès, Statbel [3]

Les tendances des décès dus au suicide doivent être analysées avec les décès d'intention indéterminée

Entre 2000 et 2019, les taux de mortalité par suicide diminuent chez les hommes et, dans une moindre mesure, chez les femmes. Cependant, si on regroupe les suicides avec les décès liés à des événements d'intention indéterminée révèle une diminution plus lente dans les deux sexes.

Taux de mortalité par suicide seul et suicide groupé avec les événements d'intention indéterminée ajustés pour l'âge, par sexe, Belgique, 2000-2019
Note : Dans le passé, les taux de suicide à Bruxelles ont été sous-estimés pendant quelques années en raison du retard pris par le Parquet dans la transmission des dossiers.
Source : Calculs des auteurs basés sur la base de données des causes de décès, Statbel [3]

Les décès dus au suicide sont plus fréquents en région wallonne

Entre 2000 et 2019, les taux de suicide chez les hommes ont diminué de 30% en région flamande, de 27% en région wallonne (où la diminution a commencé à partir de 2008) et de 38% en région de Bruxelles-Capitale. Chez les femmes, les taux de suicide sont, sur l'ensemble de la période, à un niveau beaucoup plus bas que chez les hommes dans toutes les régions et ont connu une baisse similaire.

En ajoutant les décès d'intention indéterminée, les taux diminuent plus lentement.

  • Hommes
  • Femmes

Taux de mortalité par suicide seul et suicide groupé avec les événements d'intention indéterminée ajustés pour l'âge parmi les hommes, par région, Belgique, 2000-2019
Note: Dans le passé, les taux de suicide à Bruxelles ont été sous-estimés pendant quelques années en raison du retard pris par le Parquet dans la transmission des dossiers.
Source : Calcul des auteurs basés sur la base de données des causes de décès, Statbel [3]

Taux de mortalité par suicide seul et suicide groupé avec les événements d'intention indéterminée ajusté pour l'âge parmi les femmes, par région, Belgique, 2000-2019
Note: Dans le passé, les taux de suicide à Bruxelles ont été sous-estimés pendant quelques années en raison du retard pris par le Parquet dans la transmission des dossiers.
Source : Calcul des auteurs basés sur la base de données des causes de décès, Statbel [3]

Le taux de suicide élevé en Belgique doit être interprété avec prudence

La Belgique a le taux de suicide apparent le plus élevé parmi les pays de l'UE-15, tant chez les hommes que chez les femmes. Les taux sont 1,6 fois plus élevés pour les hommes et 1,8 fois plus élevés pour les femmes que le taux moyen des pays de l'UE-15. Toutefois, la comparaison internationale des taux de mortalité par suicide doit être interprétée avec prudence, car les différences de contexte socioculturel et de qualité des données rendent la comparabilité entre les pays très difficile. Cette mise en garde ne doit cependant pas servir à minimiser les taux de suicide problématiques de la Belgique.

  • Hommes
  • Femmes

Taux de suicide ajusté pour l'âge parmi les hommes, par pays, EU-15, 2019 ou année la plus récente
Source : OECD health data [4]

Taux de suicide ajusté pour l'âge parmi les femmes, par pays, EU-15, 2019 ou année la plus récente
Source : OECD health data [4]

6. En savoir plus

Voir les métadonnées de cet indicateur

Statbel  Causes de décès

SPMA: Standardized Procedures for Mortality Analysis

HISIA: Health Interview Survey Interactive Analysis

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Contexte

Pour plus d'informations concernant la santé mentale pendant la crise COVID-19, veuillez consulter la page dédiée.

Le suicide et les tentatives de suicide sont des problèmes importants pour la société et la santé publique. Ils ont des répercussions sur les familles, les amis, les collègues, les communautés et la société dans son ensemble. Le suicide se produit a tout âge et était la deuxième cause de décès chez les 15-29 ans dans le monde en 2016. Le suicide est évitable et sa prévention a été définie comme une priorité par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) en tant qu'objectif mondial et incluse comme indicateur dans les objectifs de développement durable des Nations unies [5]. Pour élaborer efficacement des stratégies de prévention du suicide, il faut procéder à un enregistrement correct du nombre de suicides et à une identification des groupes à risque spécifiques.

Si le lien entre le suicide et les troubles mentaux est bien établi, de nombreux suicides surviennent de manière impulsive dans des moments de crise. Parmi les autres facteurs de risque, on peut citer l'expérience d'une perte, la solitude, la discrimination, la rupture d'une relation, les problèmes financiers, la douleur et les maladies chroniques, la violence, les abus et les conflits. Le meilleur prédicteur de suicide est une tentative de suicide antérieure [6]. La crise actuelle du COVID-19 affecte particulièrement la santé mentale de la population et a un impact négatif sur certains des facteurs de risque liés au suicide.

Pour appréhender ce phénomène complexe, nous utilisons plusieurs indicateurs :

  • Les pensées suicidaires : il s'agit d'un facteur de risque important pour un suicide futur et est important pour la prévention.
  • Tentatives de suicide : c'est un facteur prédicteur important d’un suicide effectif et un moment clé pour apporter de l'aide à la personne [7,12].
  • Les décès par suicide : nous examinons le nombre de décès, le taux de mortalité et la part du total des décès qui sont dus au suicide par groupe d'âge. Les suicides étant souvent mal enregistrés, ces chiffres sont probablement sous-estimés [8-11]. Des erreurs de classification peuvent se produire : lorsque la cause exacte du décès est inconnue, le suicide peut être classé comme "cause inconnue" ; lorsque l'intention n'est pas claire, le suicide peut être classé comme "décès d'intention indéterminée" ; lorsque l'intention est mal évaluée, le suicide peut être classé comme "accident" ou "homicide". Il est également possible que le médecin évite de mentionner le suicide pour protéger la famille de différents problèmes (assurance, administration, religion, ...). En outre, les procédures administratives peuvent conduire à des classifications erronées. Par exemple, à Bruxelles, durant certaines années, le parquet a omis de classer les morts violentes (suicides, homicides), ce qui a entraîné une sous-déclaration des suicides qui ont ensuite été classés comme morts d'intention indéterminée [8]. De plus, les raisons de cette mauvaise classification varient fortement d'un pays à l'autre, ce qui limite l'interprétation des comparaisons internationales. Afin de réduire en partie ces biais dans l'interprétation des tendances, nous présentons, en plus des taux de mortalité par suicide les taux de mortalité groupant suicides (codes X60-X84) et événements d’intention indéterminées (codes Y10-Y34).

Tout d'abord, nous donnons un aperçu des pensées suicidaires et tentatives de suicide pendant la crise COVID-19 sur base des données collectées par les enquêtes de santé en ligne COVID-19. Ensuite, nous approfondissons les pensées suicidaires et tentatives de suicide sur base des enquêtes de santé par interview. Enfin, nous examinons la mortalité due au suicide.

Définitions

Taux ajusté pour l’âge (prévalence, incidence, mortalité)
Comme la plupart des indicateurs de santé sont fortement influencés par l'âge, les comparaisons (entre régions, niveaux d'instruction et dans le temps) doivent être ajustés pour l'âge. L’ajustement pour l'âge élimine l'impact des différences dans la structure d'âge entre les populations ou dans le temps. Le taux ajusté pour l’âge est une moyenne pondérée des taux spécifiques à chaque âge/groupe d’âge. Les pondérations sont dérivées d'une même population de référence (standard).
UE-15
L'UE-15 (ou Union européenne des Quinze voire Europe des Quinze) correspond à l'ensemble des pays qui appartenaient à l'Union européenne entre 1995 et 2004 : Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, Espagne, Finlande, France, Grèce, Irlande, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Portugal, Royaume-Uni et Suède. Nous comparons l'état de santé de la Belgique à celui de l'UE-15, car ces pays ont des conditions socio-économiques similaires.

Références

  1. Sixième enquête de santé COVID-19 : résultats préliminaires. Deposit number D/2021/14.440/30. Brussels: Sciensano; 2021. doi: 10.25608/j877-kf56
  2. Health Interview Survey, Sciensano, 1997-2018. https://his.wiv-isp.be/
  3. Causes de décès, Statbel. https://statbel.fgov.be/fr/themes/population/mortalite-et-esperance-de-vie/causes-de-deces#figures
  4. OECD health statistics, OECD. https://stats.oecd.org/
  5. WHO. Suicide in the world. https://www.who.int/publications-detail/suicide-in-the-world
  6. WHO. Suicide. https://www.who.int/westernpacific/health-topics/suicide
  7. Centre de prévention du suicide. LE SUICIDE UN PROBLEME MAJEUR DE SANTE PUBLIQUE Introduction à la problématique du suicide en Belgique Chiffres de 2014. Bruxelles, Belgique: Centre de prévention du suicide; 2017 Sep.
  8. De Spiegelaere M, Wauters I, Haelterman E. Le suicide en Région de Bruxelles-Capitale: Situation 1998-2000. Brussels: Observatoire de la santé et du social de Bruxelles- Capitale; 2003.
  9. Ohberg A, Lonnqvist J. Suicides hidden among undetermined deaths. Acta Psychiatr Scand. 1998;98(3):214–8.
  10. Jougla E, Pequignot F, Chappert J, Rossollin F, Le TA, Pavillon G. [Quality of suicide mortality data]. RevEpidemiolSante Publique. 2002;50(1):49–62.
  11. Moens GFG. The reliability of reported suicide mortality statistics: An experience from Belgium. Int J Epidemiol. 1985;14(2):272–5.
  12. Gisle L, Drieskens S, Demarest S, Van der Heyden J. Enquête de santé 2018 : Santé mentale [Internet]. Bruxelles: Sciensano; 2020 Jan. Report No.: D/2020/14.440/3. https://his.wiv-isp.be/fr/Documents%20partages/MH_FR_2018.pdf