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1. Messages clés

En 2019, 71 651 nouveaux diagnostics de cancer ont été établis, dont 38 572 nouveaux cas chez les hommes et 33 079 chez les femmes. Les cancers les plus fréquemment diagnostiqués étaient les cancers de la prostate, du poumon et colorectal chez les hommes, et les cancers du sein, colorectal et du poumon chez les femmes.
Depuis 2006, le nombre de nouveaux diagnostics de cancer a augmenté, tant chez les hommes que chez les femmes, en partie en raison du vieillissement de la population. Après ajustement pour l'âge, les taux d'incidence n'ont augmenté que chez les femmes.
C'est en Région wallonne que les taux d'incidence ajustés pour l'âge sont les plus élevés.
Depuis 2006, l'incidence ajustée pour l’âge du cancer du poumon a augmenté de 46% chez les femmes, alors qu'elle a diminué de 13% chez les hommes. Au cours de la même période, l'incidence du mélanome ajustée pour l’âge a augmenté de 103% chez les hommes et de 83% chez les femmes.

2. Introduction

Les cancers constituent un ensemble de maladies caractérisées par une croissance cellulaire anormale avec le potentiel d'envahir ou de se propager à d'autres parties du corps. C'est l'un des groupes de maladies les plus importants en termes de mortalité prématurée, de mauvaise santé et de dépenses de santé. Le cancer peut être causé par des traits génétiques héréditaires, mais la grande majorité des cancers est due à des mutations génétiques liées au mode de vie, au métabolisme et à des facteurs environnementaux.

Les données sur les nouveaux cas de cancer en Belgique sont collectées par le Registre belge du cancer, lequel est exhaustif au niveau national. Il enregistre à la fois les données cliniques et anatomopathologiques. La topographie et la morphologie des cancers sont enregistrées à l'aide de la Classification Internationale des Maladies pour l'Oncologie.

Le nombre total de cas de cancers est habituellement présenté en excluant les cancers de la peau non- mélanomes. En effet, même s’ils sont fréquents, ces cancers ne sont généralement pas cliniquement significatifs et leur enregistrement n’est pas bien standardisé, ce qui entrave l’interprétation des chiffres.

Les données d'incidence comprennent les taux d'incidence bruts et ajustés pour l'âge. Ils sont calculés et publiés chaque année par le Registre du cancer. Les données de la prévalence font référence au nombre de personnes vivant avec le cancer à une période donnée après le diagnostic. Elles ont été calculées pour l'année 2013 par le Registre du cancer.

Pour des informations concernant la mortalité, veuillez consulter les pages suivantes : Mortalité générale par cause de décès et Mortalité prématurée par cause de décès.

3. Incidence du cancer

Belgique

En 2019, 71 651 nouveaux cas de cancer (à l'exclusion des cancers de la peau non-mélanomes) ont été diagnostiqués, dont 38 572 nouveaux cas chez les hommes et 33 079 nouveaux cas chez les femmes.

L'incidence du cancer est clairement associée à l’âge, le taux d'incidence le plus élevé étant enregistré dans le groupe des 80 à 84 ans. Avant l'âge de 55 ans, les cancers sont plus souvent diagnostiqués chez les femmes, tandis que dans les groupes plus âgés, les diagnostics de cancer deviennent plus fréquents chez les hommes.

Nouveaux diagnostics de cancer selon l'âge et le sexe, Belgique, 2019
Source : Registre belge du cancer [1]

Tendances et spécificités régionales

En Belgique, le taux d'incidence brut a augmenté entre 2006 et 2019, tant chez les hommes que chez les femmes. Après ajustement pour l'âge, le taux d'incidence est passé de 371 pour 100 000 à 402 pour 100 000 chez les femmes, tandis qu'il a diminué de 508 pour 100 000 à 495 pour 100 000 chez les hommes.

Chez les hommes, la Flandre présente les taux d’incidence bruts les plus élevés, suivie par la  Wallonie, et  plus faibles.  Chez les femmes, les taux bruts sont similaires en Wallonie et en Flandre, et plus faibles à Bruxelles. Cette tendance est principalement due à la structure d'âge de ces populations: après ajustement pour l'âge, les sont les plus élevés en Wallonie pour les deux sexes, et les taux d'incidence en Flandre sont inférieurs à la moyenne nationale pour les deux sexes.

Entre 2006 et 2019, les taux d'incidence bruts du cancer ont augmenté tant chez les hommes que chez les femmes en Flandre et en Wallonie. À Bruxelles, en revanche, une tendance à la baisse est observée. Chez les hommes, les taux d'incidence ajustés pour l’âge sont restés plus ou moins stables en Wallonie et à Bruxelles, alors qu'ils ont légèrement diminué en Flandre. Chez les femmes, les taux d'incidence ajustés pour l'âge ont augmenté en Flandre et en Wallonie, tout en restant stables à Bruxelles.

  • Hommes
  • Femmes

Incidence du cancer brute pour 100 000 hommes, Belgique et régions, 2006-2019
Source : Registre belge du cancer [1]

Incidence du cancer brute pour 100 000 femmes, Belgique et régions, 2006-2019
Source : Registre belge du cancer [1]

  • Hommes
  • Femmes

Incidence du cancer ajustée en fonction de l'âge pour 100 000 hommes, Belgique et régions, 2006-2019
Source : Registre belge du cancer [1]; Ajustement en fonction de l'âge sur la base de la population standard européenne.

Incidence du cancer ajustée en fonction de l'âge pour 100 000 femmes, Belgique et régions, 2006-2019
Source : Registre belge du cancer [1]; Ajustement en fonction de l'âge sur la base de la population standard européenne.

Incidence du cancer par site spécifique

En 2019, le cancer de la prostate était le cancer le plus fréquemment diagnostiqué chez les hommes et le cancer du sein chez les femmes.

L'incidence ajustée pour l'âge du cancer du sein chez les femmes est stable, tandis que l'incidence ajustée pour l'âge du cancer de la prostate a diminué chez les hommes entre 2006 et 2014, mais a légèrement augmenté depuis.

Le cancer du poumon a été le deuxième cancer le plus fréquent chez les hommes, et depuis 2018 également le deuxième cancer le plus fréquemment diagnostiqué chez les femmes. L'incidence ajustée pour l'âge du cancer du poumon a augmenté de 63 % entre 2006 et 2019 chez les femmes, alors qu'elle a diminué de 16 % chez les hommes.

Les diagnostics de cancer colorectal sont restés stables entre 2006 et 2019 chez les hommes et les femmes, et ont montré un pic en 2014, lorsqu'un programme de dépistage du cancer colorectal a été introduit en Flandre.

L'incidence du mélanome est en augmentation pour les deux sexes. Chez les hommes, l'incidence ajustée pour l'âge a augmenté de 130 % entre 2006 et 2019, tandis qu'elle a augmenté de 100 % chez les femmes, plaçant le mélanome au 4e rang des cancers les plus fréquemment diagnostiqués chez les femmes depuis 2010, devant le cancer du col de l'utérus. Un dépistage plus actif peut avoir joué un rôle dans l'augmentation apparente de l'incidence, mais n'explique probablement pas la totalité du changement.

  • Brute
  • Ajustée

Incidence brute des six cancers les plus fréquemment diagnostiqués (à l'exclusion des cancers de la peau non mélanomes) chez les hommes, Belgique, 2006-2019
Source : Registre belge du cancer [1]

Incidence ajustée en fonction de l'âge des six cancers les plus fréquemment diagnostiqués (à l'exclusion des cancers de la peau non mélanomes) chez les hommes, Belgique, 2006-2019
Source : Registre belge du cancer [1]

  • Brute
  • Ajustée

Incidence brute des six cancers les plus fréquemment diagnostiqués (à l'exclusion des cancers de la peau non mélanomes) chez les femmes, Belgique, 2006-2019
Source : Registre belge du cancer [1]

Incidence ajustée en fonction de l'âge des six cancers les plus fréquemment diagnostiqués (à l'exclusion des cancers de la peau non mélanomes) chez les femmes, Belgique, 2006-2019
Source : Registre belge du cancer [1]

Comparaisons internationales

L’incidence brute du cancer pour 100 000 est plus élevée en Belgique que la moyenne des pays de l’UE-15, tant chez les hommes que chez les femmes. Par rapport aux pays ayant les taux d'incidence les plus faibles, l'incidence pour 100 000 en Belgique est de 35% supérieure chez les hommes et de 46% supérieure chez les femmes.

Les comparaisons internationales doivent être interprétées avec prudence compte tenu de la grande hétérogénéité des méthodes de collecte de données en fonction des pays (registres ou systèmes de notification), impliquant différents niveaux de précision. Les données de la Grèce et de l’Espagne n’étaient pas disponibles.

  • Hommes
  • Femmes

Incidence brute du cancer pour 100 000 hommes, pays de l'UE-15, 2015 ou l'année la plus proche
Source : Base de données ‘Health for All’ de l'OMS-EURO [2]

Incidence brute du cancer pour 100 000 femmes, pays de l'UE-15, 2015 ou l'année la plus proche
Source : Base de données ‘Health for All’ de l'OMS-EURO [2]

4. Prévalence du cancer

331.776 personnes (3% de la population belge totale) étaient en vie à la fin de 2013 après avoir reçu un diagnostic de cancer (hors cancer de la peau non mélanome) entre 2004 et 2013. Ce nombre comprenait 161.166 hommes et 170.610 femmes. La prévalence brute pour 100.000 habitants était la plus élevée en Région flamande, tandis que la prévalence ajustée pour l'âge était la plus élevée en Région wallonne.

Le cancer de la prostate était le cancer le plus répandu chez les hommes (67.892 cas, soit 1,2% de la population masculine totale en Belgique). Chez les femmes, le cancer du sein était le cancer le plus répandu (80.099 cas, soit 1,4% de la population féminine totale en Belgique). Fin 2013, 45 109 personnes étaient encore en vie après avoir reçu un diagnostic de cancer colorectal au cours des 10 dernières années.

L'information sur la prévalence du cancer donne une image différente de l'information sur l'incidence du cancer. En effet, la prévalence du cancer dépend de l'incidence et de la survie du cancer, et cette dernière est très différente d'un cancer à l'autre. Le cancer du poumon, par exemple, a un faible taux de survie, de sorte que peu de survivants seront présents lors des années suivant la découverte du cancer, et malgré l'incidence élevée, la prévalence sera assez basse. Par contre, les taux d'incidence et de survie des cancers de la prostate et du sein sont élevés, ce qui explique leur prédominance dans les estimations de prévalence.

  • Hommes
  • Femmes

Cancers les plus prévalents à dix ans (en chiffres absolus) chez les hommes, Belgique, 2013
Source : Cancer burden in Belgium [3]

Cancers les plus prévalents à dix ans (en chiffres absolus) chez les femmes, Belgique, 2013
Source : Cancer burden in Belgium [3]

5. En savoir plus

Voir les métadonnées pour cet indicateur

Définitions

UE-15
L’UE-15 (ou Union européenne des Quinze voire Europe des Quinze) correspond à l’ensemble des pays qui appartenaient à l’Union européenne entre 1995 et 2004 : Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, Espagne, Finlande, France, Grèce, Irlande, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Portugal, Royaume-Uni et Suède. Nous comparons l'état de santé de la Belgique à celui de l'UE-15, car ces pays ont des conditions socio-économiques similaires.
Incidence standardisée pour l’âge
Le taux d'incidence ajusté pour l'âge est une moyenne pondérée des taux individuels par âge en utilisant comme poids la distribution des âges dans une population standard externe. Ici, la population standard européenne est utilisée comme population standard. C'est l'incidence qui serait observée si la population avait la structure par âge de la population standard. Comme l'âge a une forte influence sur le risque de survenue d’un cancer, cette standardisation est nécessaire lorsque l'on compare plusieurs populations dont la structure d'âge diffère.
Incidence brute
Le taux d'incidence brut est calculé en divisant le nombre de nouveaux cas observés au cours d'une période donnée par le nombre correspondant de personnes dans la population à risque. Le taux brut est exprimé en nombre de nouveaux cas par 100 000 personnes-années.
Prévalence à 10 ans
La prévalence à dix ans a été estimée pour la date du 31 décembre 2013 ; cet indicateur représente le nombre de personnes résidant en Belgique ayant reçu (au moins) un diagnostic de cancer invasif entre le 1er janvier 2004 et le 31 décembre 2013 et qui étaient encore en vie à la fin 2013. Les personnes présentant plus d'une tumeur maligne ont été incluses comme cas prévalents pour chaque type de cancer, mais n'ont été comptées qu'une seule fois dans l'analyse regroupant plusieurs sites tumoraux.

Références

  1. Belgian Cancer Registry. https://kankerregister.org/
  2. Health For All Database. WHO EURO. https://gateway.euro.who.int/en/datasets/european-health-for-all-database/
  3. Cancer burden in Belgium 2004-2017, Belgian Cancer Registry, Brussels 2020. https://kankerregister.org/media/docs/CancerBurdenfeb2020reduced.pdf