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Determinants of Health

19% of the adult population is daily smoker and 14% of adults are obese.

Consommation de tabac

1. Messages clés

En Belgique en 2013, le taux de fumeurs quotidiens était proche de 19%, ce qui est similaire à la moyenne de l’EU-15. Cette prévalence a constamment diminué sur les 15 dernières années. La prévalence de fumeurs quotidiens est plus haute chez les hommes que chez les femmes et légèrement plus basse en Flandres qu’en Wallonie ou à Bruxelles.
Les habitudes tabagiques commencent dès l’adolescence, avec déjà 17% de fumeurs quotidiens parmi les 15-24 ans, en 2013. Depuis 1997, ce taux a diminué chez les jeunes hommes mais pas chez les jeunes femmes, de sorte qu’en 2013 elles étaient plus nombreuses que les hommes à fumer quotidiennement. Le jeune public doit être une cible prioritaire pour les politiques de promotion de la santé.
Il existe de grandes disparités socio-économiques en terme de comportement tabagique. La proportion de fumeurs quotidiens est 2,5 fois plus élevée chez les personnes avec le niveau d’éducation le moins élevé par rapport à celles du niveau le plus élevé. La diminution de la prévalence de fumeurs quotidiens s’observe surtout chez les personnes du niveau socio-économique le plus élevé, ce qui creuse encore un peu plus cette disparité.

2. Introduction

Le tabagisme est l’un des plus important facteurs de risque pour la santé et est à la base de nombreux décès et maladies évitables. En particulier, la consommation de tabac est la première cause de cancer du poumon, joue un rôle dans le développement d’autres types de cancers et augmente le risque de maladies respiratoires et cardiovasculaires.

Réduire le tabagisme est une priorité de santé publique. Le ministère fédéral de la santé en Belgique s’est fixé comme objectif de diminuer la prévalence de fumeurs quotidiens dans la population adulte à 17% en 2018 [1]. Les habitudes tabagiques prises à l’adolescence, en plus d’être tenaces, mènent à vivre plus d’années sous les effets néfastes du tabac. Il est donc important de mettre en place des mesures de prévention chez les jeunes.

3. Type de fumeurs

En 2013, 23% de la population de 15 ans et plus était fumeuse, répartis en 19% de fumeurs quotidiens et 4% de fumeurs occasionnels. La proportion de « gros fumeurs » dans la population était de 7%. La tendance est encourageante si on considère les diminutions relatives de 23%, 27% et 30% chez les fumeurs occasionnels, quotidiens et « gros fumeurs » respectivement, depuis 1997.

Prévalence selon le type de fumeurs dans la population de 15 ans et plus, Belgique, 1997-2013
Source: Health Interview Survey, Sciensano, 1997-2013 [2]

4. Prévalence de fumeurs quotidiens

La prévalence de fumeurs quotidiens était de 18,9% en Belgique en 2013. Cette prévalence est plus élevée chez les hommes (21,6%) que chez les femmes (16,4%) et plus élevée en Wallonie (21,5%) qu’en Flandres (17,7%) ou à Bruxelles (18,3%). La prévalence de fumeurs quotidiens est passée de 26% en 1997 à 19% en 2013, soit une diminution de 27% en 15 ans. Cette diminution, plus marquée chez les hommes que chez les femmes, est constatée dans les trois régions, sauf chez les femmes en Wallonie.

  • Hommes
  • Femmes

Prévalence de fumeurs quotidiens chez les hommes âgés de 15 ans et plus, par régions et pour la Belgique, 1997-2013
Source: Health Interview Survey, Sciensano, 1997-2013 [2]

Prévalence de fumeurs quotidiens chez les femmes âgées de 15 ans et plus, par régions et pour la Belgique, 1997-2013
Source: Health Interview Survey, Sciensano, 1997-2013 [2]

Fumeurs quotidiens chez les jeunes

Parmi les jeunes de 15 à 24 ans, la prévalence de fumeurs quotidiens, bien que légèrement plus faible que dans les groupes d’âge supérieurs, atteint toujours 17% en 2013. Depuis 1997, le nombre de jeunes fumeurs quotidiens a diminué d’un tiers. En 1997, les garçons étaient plus enclins à fumer quotidiennement que les filles mais ce comportement a régressé chez eux au fil du temps alors qu’il est resté stable chez les filles, résultant en 2013 en une consommation quotidienne légèrement plus fréquente chez ces dernières.

Prévalence de fumeurs quotidiens chez les jeunes de 15 à 24 ans, par sexe, Belgique, 1997-2013
Source: Health Interview Survey, Sciensano, 1997-2013 [2]

Fumeurs quotidiens par niveau d’éducation

Les personnes ayant un niveau d'éducation plus bas sont 2,5 fois plus susceptibles de fumer quotidiennement, comparé aux personnes ayant un niveau d'éducation plus élevé, après ajustement pour l'âge. La prévalence de fumeurs quotidiens a diminué chez les personnes ayant un niveau d'éducation élevé, mais est restée stable dans tous les autres niveaux d'éducation entre 1997 et 2013.

Prévalence de fumeurs quotidiens par niveau d’éducation, Belgique, 1997-2013
Source: Health Interview Survey, Sciensano, 1997-2013 [2]

Comparaison internationale

La prévalence de fumeurs quotidiens en Belgique était similaire à la moyenne de l'EU-15 en 2013-2014.

  • Hommes
  • Femmes

Prévalence de fumeurs quotidiens chez les hommes, par pays (EU-15), 2014 ou année disponible la plus proche
Source: OECD Health Data, 2014 ou année la plus proche [3]

Prévalence de fumeurs quotidiens chez les femmes, par pays (EU-15), 2014 ou année disponible la plus proche
Source: OECD Health Data, 2014 ou année la plus proche [3]

5. En savoir plus

Voir les métadonnées pour cet indicateur

HISIA: Interactive Analysis of the Belgian Health Interview Survey

Définitions

EU-15
L’UE-15 (ou Union européenne des Quinze voire Europe des Quinze) correspond à l’ensemble des pays qui appartenaient à l’Union européenne entre 1995 et 2004 : Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, Espagne, Finlande, France, Grèce, Irlande, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Portugal, Royaume-Uni et Suède. Nous comparons l'état de santé de la Belgique à celui de l'UE-15, car ces pays ont des conditions socio-économiques similaires.
Fumeurs actuels
Les fumeurs actuels sont les personnes qui fument actuellement, et comprennent les fumeurs quotidiens et occasionnels.
Gros fumeurs
Les gros fumeurs sont les personnes qui fument au moins 20 cigarettes par jour.
Prévalence de fumeurs quotidiens
La prévalence des fumeurs quotidiens est le pourcentage de la population âgée de 15 ans et plus qui fume tous les jours.

Réferences

  1. Plan de lutte contre le tabagisme, ministère fédéral belge de la santé, 2016. http://www.maggiedeblock.be/2016/04/09/anti-rook-beleidsplan-met-rookverbod-in-wagen-met-kinderen-en-accijnsverhoging/
  2. Health Interview Survey, Sciensano, 1997-2013. https://his.wiv-isp.be/fr/Documents%20partages/TA_FR_2013.pdf
  3. OECD Health Data, 2014 ou année la plus proche. http://stats.oecd.org/

Consommation d’alcool

1. Messages clés

Les pays d’Europe ont le plus haut niveau de consommation d'alcool au monde. La Belgique, avec environ 11 litres d'alcool pur consommé par habitant et par an, est proche de la moyenne européenne, ce qui signifie que la Belgique fait partie des pays les plus touchés par une consommation importante d'alcool.
En 2013, 7% des hommes et 4% des femmes avaient une surconsommation d'alcool (par rapport au seuil de 21 ou 14 verres par semaine respectivement chez les hommes et les femmes). La prévalence de la surconsommation a diminué depuis 2004 chez les hommes, mais pas chez les femmes.
Un autre comportement présentant un danger pour la santé est celui de la « hyper-alcoolisation », c’est-à-dire le fait de boire 6 verres de boissons alcoolisées ou plus en une seule occasion. La prévalence hebdomadaire de la « hyper-alcoolisation » est plus élevée en Belgique, que la moyenne européenne. Ce comportement est beaucoup plus fréquent chez les hommes (12,5% en 2013) que chez les femmes ; ceci est particulièrement préoccupant chez les très jeunes hommes (15-24 ans), chez qui la prévalence atteignait même 20% en 2013. Ce phénomène d’hyper-alcoolisation chez les jeunes devrait faire l’objet de stratégies de prévention.

2. Introduction

La consommation excessive d’alcool est associée au risque de problèmes de santé majeurs, tels que les troubles mentaux et comportementaux (y compris la dépendance à l’alcool), des maladies non-transmissibles comme la cirrhose du foie, de nombreux cancers, les maladies cardiovasculaires, ainsi qu’à des traumatismes résultant d’actes de violence et d’accidents de la circulation. C’est également une cause majeure de mortalité prématurée. En plus de ses conséquences sur la santé, la consommation excessive d’alcool a également de lourdes conséquences sociales et économiques.

La consommation d’alcool dans les pays d’Europe est très supérieure à la moyenne mondiale. Réduire la consommation excessive d’alcool via des stratégies appropriées est une priorité de santé publique, c’est pourquoi il est important de la quantifier et de la surveiller.

Au niveau international, les estimations de la consommation d’alcool sont basées sur les données de vente. Bien que ces estimations soient utiles pour l’évaluation à long terme des niveaux de consommation d’une population, elles ne renseignent pas sur les sous-groupes à risque. Les données issues d’enquêtes sont plus appropriées pour décrire la consommation problématique d’alcool. Néanmoins, ces mesures auto-déclarées sont sujettes à des sous-déclarations et à un biais de désirabilité sociale.

Dans ce rapport, nous décrivons deux indicateurs de consommation excessive d’alcool, basés sur des données d’enquêtes :

  1. La surconsommation, définie comme la consommation hebdomadaire de plus de 21 verres contenant l’équivalent de 10 g d’alcool pur pour les hommes et 14 pour les femmes.
  2. L’hyper-alcoolisation hebdomadaire, ou « consommation à risque en une occasion par semaine », c’est-à-dire la consommation d’au moins 6 verres d’alcool en une seule occasion, au moins une fois par semaine.
  3. Pour la comparaison internationale, nous présenterons la consommation moyenne d’alcool par habitant, comme estimée par l’Organisation Mondiale de la Santé.

3. Surconsommation d’alcool

Belgique

En 2013, la proportion de sur-consommateurs d’alcool (plus de 21 ou 14 verres en moyenne par semaine respectivement chez les hommes et les femmes) était de 6%. Deux fois plus d'hommes que de femmes sont considérés comme des sur-consommateurs, alors même que le seuil pour définir la consommation à risque est plus élevé pour eux. Les femmes ont donc une consommation d'alcool beaucoup plus faible que les hommes. La surconsommation est également préoccupante chez les jeunes (15-24 ans) avec une prévalence de 5,5% (8% chez les jeunes hommes, 3% chez les jeunes femmes). La prévalence la plus élevée est observée dans le groupe des 55-64 ans (12% pour les deux sexes considérés ensemble).

Prévalence de la surconsommation d’alcool dans la population âgée de 15 ans et plus, par groupes d’âge et par sexe, Belgique, 2013
Source: Health Interview Survey, Sciensano, 2013 [1]

Tendances et différences par régions

Au niveau national, on observe une diminution de la surconsommation chez les hommes, qui est passée de 12,3% en 2004 à 7,2% en 2013. Cette diminution est observée dans les trois régions. Chez les femmes, cette diminution est moins prononcée et non-significative.

Une prévalence légèrement plus élevée a été observée chez les hommes en Wallonie en 2013, par rapport aux autres régions, mais cette différence n'était pas significative après ajustement pour l'âge. Chez les femmes, une prévalence significativement plus élevée a été observée à Bruxelles par rapport aux deux autres régions.

  • Hommes
  • Femmes

Prévalence de la surconsommation d’alcool chez les hommes âgés de 15 ans et plus, par région et pour la Belgique, 1997-2013
Source: Health Interview Survey, Sciensano, 1997-2013 [1]

Prévalence de la surconsommation d’alcool chez les femmes âgées de 15 ans et plus, par régions et pour la Belgique, 1997-2013
Source: Health Interview Survey, Sciensano, 1997-2013 [1]

Différences par niveau d’éducation

Les différences dans les consommations à risque d'alcool selon le niveau d'éducation ne sont pas significatives. Certaines tendances ressortent néanmoins, la consommation à risque semble plus fréquente chez les hommes ayant un faible niveau d'éducation que chez les hommes ayant un niveau d'éducation élevé. Alors que, chez les femmes, nous observons la tendance inverse avec une consommation à risque plus fréquente chez les femmes avec un statut socio-économique plus haut. La même tendance a également été observée dans tous les pays de l'OCDE [2] pour les deux sexes.

Prévalence de la surconsommation d’alcool dans la population âgée de 15 ans et plus, par niveau socio-économique et par sexe, 2013
Source: Health Interview Survey, Sciensano, 2013 [1]

4. Hyper-alcoolisation

Belgique

La prévalence de l’hyper-alcoolisation hebdomadaire était de 8,7% en Belgique. Elle est plus fréquente chez les hommes (13%) que chez les femmes (3,5%). Les jeunes de 15 à 24 ans ont la prévalence la plus élevée d’hyper-alcoolisation au moins une fois par semaine (14%), suivi des personnes de 55 à 64 ans (11%). La prévalence est particulièrement élevée chez les jeunes hommes : 20% des jeunes hommes (15-24 ans) déclarent avoir consommé au moins 6 verres d'alcool en une seule occasion, une fois par semaine ou plus. Il n'y a pas de différences selon le niveau d'éducation.

Prévalence de l’hyper-alcoolisation hebdomadaire dans la population âgée de 15 ans et plus, par groupes d’âge et par sexe, Belgique, 2013
Source: Health Interview Survey, Sciensano, 2013 [1]

Tendances et différences par régions

Au niveau national, la prévalence de l’hyper-alcoolisation hebdomadaire restée assez stable pour les deux sexes ensemble (8,0% en 2008, 8,7% en 2013), et pour chaque sexe.

Au niveau régional, en 2008, cette prévalence était plus élevée chez les hommes en Flandre (environ 13%) que dans les autres régions. Elle est restée stable depuis 2008 chez les hommes en Flandre, mais a augmenté en Wallonie et à Bruxelles (passant de respectivement 8,8% et 8,5% à 12% dans ces deux régions), réduisant ainsi les différences régionales entre 2008 et 2013, mais malheureusement vers une situation aggravée.

Chez les femmes, cette prévalence est restée stable dans toutes les régions (environ 3,5%), sauf à Bruxelles où elle est passée de 3,3 à 5,2% entre 2008 et 2013.

  • Hommes
  • Femmes

Prévalence de l’hyper-alcoolisation hebdomadaire chez les hommes âgés de 15 ans et plus, par région et pour la Belgique, 2008-2013
Source: Health Interview Survey, Sciensano, 2008-2013 [1]

Prévalence de l’hyper-alcoolisation hebdomadaire chez les femmes âgées de 15 ans et plus, par région et pour la Belgique, 2008-2013
Source: Health Interview Survey, Sciensano, 2008-2013 [1]

Comparaisons internationales

La prévalence de l’hyper-alcoolisation une fois par semaine en Belgique est supérieure à la moyenne de l’EU-15 (pour les 13 pays pour lesquels l’information est disponible), et ce pour les deux sexes (13 vs 10% pour les hommes, et 3,8 vs 3,1% pour les femmes).

  • Hommes
  • Femmes

Prévalence de l’hyper-alcoolisation hebdomadaire chez les hommes âgés de 15 ans et plus, par pays, EU-15 ; 2014
Source: Eurostat, 2014 [3]

Prévalence de l’hyper-alcoolisation hebdomadaire chez les femmes âgées de 15 ans et plus, par pays, EU-15 ; 2014
Source: Eurostat, 2014 [3]

5. Consommation totale d’alcool par habitant

Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), la région européenne a le plus haut niveau de consommation d'alcool au monde [4]. Selon leurs estimations pour la période 2008-2010, la consommation totale en Belgique était de 11,0 litres d'alcool pur par habitant, ce qui était proche de la moyenne de l'EU-15 (11,4 litres).

Consommation totale d’alcool par habitant (en litres d’alcool pur) dans la population âgée de 15 ans et plus, par pays, EU-15 ; 2010
Source: GISAH, 2008-2010 [5]
Consommation totale d’alcool par habitant (en litres d’alcool pur) dans la population âgée de 15 ans et plus, par région du monde, 2010
Source: World Health Organization, 2014 [6]

6. En savoir plus

Voir les métadonnées pour ces indicateurs

HISIA: Interactive Analysis of the Belgian Health Interview Survey

Définitions

EU-15
L’UE-15 (ou Union européenne des Quinze voire Europe des Quinze) correspond à l’ensemble des pays qui appartenaient à l’Union européenne entre 1995 et 2004 : Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, Espagne, Finlande, France, Grèce, Irlande, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Portugal, Royaume-Uni et Suède. Nous comparons l'état de santé de la Belgique à celui de l'UE-15, car ces pays ont des conditions socio-économiques similaires.
Surconsommation d’alcool
La surconsommation d’alcool, est définie comme le pourcentage de la population âgée de 15 ans et plus qui rapportent consommer plus de 30 g d’alcool pour les hommes et 20 g pour les femmes de manière quotidienne, soit respectivement 21 ou 14 verres par semaine.
Consommation totale d’alcool
La consommation totale d'alcool est la moyenne sur 3 ans de la consommation enregistrée et non-enregistrée par habitant rapportée à la population de 15 ans et plus, exprimée en litres d'alcool pur par an. La consommation d’alcool enregistrée fait référence à des statistiques officielles (production, importation, exportation, et ventes ou taxes). Une consommation non enregistrée fait référence à un alcool non taxé et échappant au système de contrôle gouvernemental habituel. Cette estimation peut être estimée à l’aide de questions spécifiques lors d’enquêtes. Plus d'informations peuvent être trouvées à http://www.who.int/substance_abuse/activities/gisah_indicatorbook.pdf?ua=1
Hyper-alcoolisation hebdomadaire
L’hyper-alcoolisation hebdomadaire est le pourcentage de personnes âgées de 15 ans et plus déclarant une forte consommation d’alcool en une seule occasion, définie comme une consommation d'au moins 6 verres d'alcool à la même occasion, au moins une fois par semaine.

References

  1. Health Interview Survey, Sciensano, 1997-2013. https://hisia.wiv-isp.be/SitePages/Home.aspx
  2. OECD, 2015. http://www.oecd-ilibrary.org/docserver/download/5js1qwkz2p9s-en.pdf?expires=1518691657&id=id&accname=guest&checksum=F8F823E57B77D9806509FD2DFA4CFC10
  3. Eurostat. http://ec.europa.eu/eurostat/fr/data/database
  4. World Health Organization, 2017. http://www.euro.who.int/__data/assets/pdf_file/0007/343744/2017-Alcohol-Fact-Sheet-FINAL.pdf?ua=1
  5. World Health Organization, GISAH, 2008-2010. http://apps.who.int/gho/data/node.gisah.A1032?lang=en&showonly=GISAH
  6. World Health Organization, Global status report on alcohol and health, 2014. http://www.who.int/substance_abuse/publications/global_alcohol_report/msb_gsr_2014_1.pdf?ua=1

Statut pondéral

1. Messages clés

L'excès de poids est un problème important en Belgique comme dans la plupart des pays industrialisés.
En 2013, 48% de la population adulte souffrait de surpoids ; ce chiffre inclut 14% de personnes obèses, ce qui est proche de la moyenne de l'UE-15. L'obésité est fortement liée au statut socio-économique, avec une prévalence beaucoup plus élevée chez les personnes ayant le niveau d'éducation le plus bas. La prévalence de l'obésité est plus élevée en Wallonie que dans les autres régions, en particulier chez les hommes. La prévalence de l'obésité augmente en Belgique depuis 1997, mais cette tendance semble s'être stabilisée, sauf chez les hommes en Wallonie.
En 2014, 14% des adolescents souffraient de surpoids (incluant les adolescents obèses). Le surpoids est plus fréquent chez les garçons (16% contre 12% chez les filles), plus fréquent en Wallonie (15% contre 13% en région flamande), et plus fréquent dans les familles à faible revenu.

2. Introduction

Le surpoids et l'obésité sont définis comme une accumulation excessive de graisse corporelle, qui favorise le développement de maladies chroniques (diabète de type 2, maladies cardiovasculaires, cancers). L'indice de masse corporelle (‘IMC,’ ou ‘BMI’), calculé comme le poids divisé par la taille portée au carré, est un outil simple permettant de classifier le statut pondéral en différentes catégories : insuffisance pondérale, poids normal, surpoids et obésité. Chez les adultes, la surcharge pondérale et l'obésité sont définies comme des fourchettes d'IMC de 25 à 30 et supérieur à 30, respectivement. Chez les enfants et les adolescents, les limites des catégories de l'IMC sont propres à l'âge et au sexe.

Le statut pondéral peut être calculé soit à partir de données auto-déclarées, comme celles des enquêtes de santé par interviews (HIS) et des enquêtes sur les comportements liés à la santé chez les enfants d'âge scolaire (HBSC), soit à partir de données mesurées, comme celles de l'enquête sur la consommation alimentaire (FCS). Les données auto-déclarées entraînent habituellement une certaine sous-estimation de la prévalence réelle du surpoids et de l'obésité.

Nous nous concentrerons sur la prévalence de l'obésité chez les adultes (données HIS) et la prévalence du surpoids chez les adolescents (données HBSC). Les choix ont été motivés par la possibilité d'analyser les tendances et de faire des comparaisons internationales.

Selon les données de la HIS, en 2013 [1] :

  • 48% de la population adulte présentait un excès de poids (14% d'obèses et 34% de surpoids) ;
  • 49% avaient un poids normal ; et
  • 3% présentaient une insuffisance pondérale.

Selon l'enquête sur la consommation alimentaire de 2014 (données mesurées) [2], la prévalence de surpoids atteignait 53% de la population âgée de 18 à 64 ans (incluant 19% d'obèses), 45% des personnes enquêtées avaient un poids normal et 2% étaient en insuffisance pondérale.

3. Obésité chez les adultes

Belgique

Selon l'enquête de santé par interview, la prévalence de l'obésité chez les adultes était de 14% en 2013, sans différence entre les sexes.

La prévalence de l'obésité augmente avec l'âge jusqu'à l'âge de 65 à 74 ans ; elle diminue ensuite chez les 75 ans et plus. Cette augmentation commence plus tôt chez les femmes (25-34 ans) que chez les hommes (35-44 ans). Le pourcentage de personnes obèses varie de 3,9% chez les plus jeunes (18-24 ans) à 19,6% chez les 65-74 ans.

Prévalence de l’obésité par groupe d’âge et par sexe, Belgique, 2013
Source: Health Interview Survey, Sciensano, 2013 [1]

Tendances et différences régionales

Le pourcentage d'adultes obèses en Belgique a augmenté jusqu'en 2008 et s'est stabilisé par la suite. La prévalence de l'obésité a été plus élevée en Wallonie que dans les autres régions, dans les HIS successives, pour les deux sexes ; l'excès est plus prononcé chez les hommes.

De 1997 à 2013, la prévalence de l'obésité chez les hommes a augmenté modérément dans toutes les régions, de même que chez les femmes. Un des objectifs de plan de développement durable (fédéral) vise à réduire la proportion d'adultes obèses, des efforts sont encore nécessaires.

  • Hommes
  • Femmes

Prévalence de l’obésité chez les hommes de plus de 18 ans, par régions et pour la Belgique, 1997-2013
Source: Health Interview Survey, Sciensano, 1997-2013 [1]

Prévalence de l’obésité chez les femmes de plus de 18 ans, par régions et pour la Belgique, 1997-2013
Source: Health Interview Survey, Sciensano, 1997-2013 [1]

Différences par niveau d’éducation

La prévalence de l'obésité est fortement associée au niveau d'éducation. En 2013, il y avait trois fois plus de personnes obèses parmi les personnes les moins instruites (23,5%) que chez les plus instruites (7,7%). Cette différence entre les niveaux d'éducation a augmenté par rapport à l'enquête HIS précédente (en 2008, le ratio était de 2).

Prevalence of obesity among people older than 18 by level of education, Belgium, 2013
Source: Health Interview Survey, Sciensano, 2013 [1]

Comparaisons internationales

La prévalence de l'obésité en Belgique était supérieure à la moyenne de l'UE-15 de 2000 à 2008, mais elle augmente plus lentement depuis 2008. Ainsi, en 2015 et pour les deux sexes, la Belgique se classe mieux et la prévalence des adultes obèses est inférieure à la moyenne de l'UE-15.

  • Hommes
  • Femmes

Prévalence de l’obésité chez les hommes de plus de 18 ans, par pays, EU-15, 2015 ou année la plus proche
Source: OECD Health statistics, 2015 ou année la plus proche [3]

Prévalence de l’obésité chez les femmes de plus de 18 ans, par pays, EU-15, 2015 ou année la plus proche
Source: OECD Health statistics, 2015 ou année la plus proche [3]

4. Surpoids chez les adolescents

Belgique

Selon l'enquête HBSC (Health Behaviour in School-aged Children) de 2014, les garçons souffrent plus fréquemment de surpoids que les filles en Belgique ; ceci est observé à chacun des âges spécifiques à l'étude (11, 13 et 15 ans). Il semble que le surpoids tende à augmenter avec l'âge (mais les différences ne sont pas significatives).

Prévalence du surpoids chez les adolescents, par groupe d’âge et sexe, Belgique, 2014
Source: Moyenne non-pondérée pour la Belgique, basée sur les enquêtes HBSC (seuil IOTC), 2014 [4,5]

Tendances et différences régionales

La prévalence du surpoids chez les adolescents de 15 ans est plus élevée dans la communauté française que flamande. La prévalence du surpoids chez les adolescents de 15 ans n'a cessé d'augmenter entre 2006 et 2014, tant chez les garçons que chez les filles, sur l'ensemble du territoire belge.

Chez les garçons de 15 ans, la prévalence du surpoids a légèrement augmenté au cours des enquêtes successives, dans chacune des deux communautés. Chez les filles, elle a augmenté dans la communauté flamande, mais pas dans la communauté française. Les différences entre les régions sont moins prononcées en 2014, par rapport à 2006, pour les deux sexes.

  • Garçons
  • Filles

Prévalence du surpoids (incluant l’obésité) parmi les garçons adolescents âgés de 15 ans, par communauté, Belgique, 2006-2014
Source: Health-Behaviour in School-aged Children survey (seuil IOTF), 2006-2014 [4,5]

Prévalence du surpoids (incluant l’obésité) parmi les filles adolescentes âgées de 15 ans, par communauté, Belgique, 2006-2014
Source: Health-Behaviour in School-aged Children survey (seuil IOTF), 2006-2014 [4,5]

Différences par niveau d’éducation

Selon le rapport HBSC, une prévalence plus élevée de surcharge pondérale était associée à une faible revenu familial chez les deux sexes. Ces inégalités sociales se traduisent par une différence de 10% dans la partie flamande et de 15% dans la partie française du pays en 2014.

Comparaisons internationales

La Belgique se classe assez favorablement parmi les pays européens en ce qui concerne le surpoids chez les adolescents, avec une prévalence du surpoids de 16% contre 18% pour la moyenne de l'EU-15 chez les garçons. La prévalence de la surcharge pondérale est similaire à la moyenne européenne (12%) chez les filles.

  • Garçons
  • Filles

Prévalence du surpoids (incluant l’obésité) parmi les garçons adolescents âgés de 15 ans, par pays, EU-15 2014
Source: OECD Health Statistics, 2015 [3]; calculs des auteurs pour la moyenne EU-15 non pondérée

Prévalence du surpoids (incluant l’obésité) parmi les filles adolescentes âgées de 15 ans, par pays, EU-15 2014
Source: OECD Health Statistics, 2015 [3]; calculs des auteurs pour la moyenne EU-15 non pondérée

5. En savoir plus

Voir les métadonnées pour cet indicateur

HISIA: Interactive Analysis of the Belgian Health Interview Survey

Définitions

Indice de Masse Corporelle
L'indice de masse corporelle (IMC) est une mesure du poids d'une personne par rapport à sa taille qui permet de catégoriser son statut pondéral. Il est calculé comme le poids (en kilogrammes) divisé par le carré de sa taille (en mètres) : IMC = poids (kg) / taille (m²). Chez les adultes, la surcharge pondérale et l'obésité sont définies comme des fourchettes d'IMC de 25 à 30 (non-compris) et supérieure à 30, respectivement. Chez les enfants et les adolescents, les limites des catégories de l'IMC sont propres à l'âge et au sexe.
EU-15
L’UE-15 (ou Union européenne des Quinze voire Europe des Quinze) correspond à l’ensemble des pays qui appartenaient à l’Union européenne entre 1995 et 2004 : Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, Espagne, Finlande, France, Grèce, Irlande, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Portugal, Royaume-Uni et Suède. Nous comparons l'état de santé de la Belgique à celui de l'UE-15, car ces pays ont des conditions socio-économiques similaires.

Références

  1. Health Interview Survey, Sciensano, 2013. https://his.wiv-isp.be/fr/Documents%20partages/NS_FR_2013.pdf
  2. Food Consumption Survey, Sciensano, 2014. https://fcs.wiv-isp.be/FR/SitePages/Accueil.aspx
  3. OECD Health statistics. http://stats.oecd.org/
  4. HBSC Surveys, 2006-2014. http://www.hbsc.org/publications/international/
  5. International Obesity Task Force. https://www.worldobesity.org/about/about-obesity/obesity-classification
  6. OECD Health at a Glance 2017. http://www.oecd.org/health/health-systems/health-at-a-glance-19991312.htm

Activité physique

1. Messages clés

En Belgique, seuls 62,5% des adultes (de 18 à 64 ans) pratiquent "au moins un niveau minimal" d’activité physique, d’après les seuils définis par l’IPAQ. Les hommes sont plus actifs physiquement que les femmes. La proportion d'adultes avec un niveau au moins minimal d’activité physique diminue avec l'âge. Les résidents de la Région wallonne pratiquent moins souvent une activité physique minimale que dans les autres régions. C’est à Bruxelles que les femmes pratiquent le plus souvent une activité physique. On n’observe pas de disparité claire par niveau d’éducation dans la proportion de personnes qui sont au moins un minimum actives.
La proportion de personnes pratiquant suffisamment d'activité physique pour avoir un impact positif sur la santé est encore plus faible, atteignant seulement 29% de la population adulte (18-64 ans). Les hommes pratiquent deux fois plus d'activités physiques à un niveau bénéfique pour la santé que les femmes. Les différences régionales sont faibles dans ce domaine. On n’observe pas de tendance claire au cours du temps.

2. Introduction

Le manque d'activité physique est l'un des principaux facteurs de risque en termes de morbidité et de mortalité pour une série de maladies chroniques, telles que les maladies cardiovasculaires, le cancer et le diabète. De plus, une activité physique régulière, lorsqu'elle atteint un certain seuil, peut avoir des effets bénéfiques importants sur la santé (on parle d’une « activité physique bénéfique pour la santé »). En Belgique, les recommandations sont généralement de pratiquer au moins 30 minutes d’activité physique modérée ou intense au moins 5 fois par semaine, ou de marcher 10.000 pas par jour [2].

Jusqu'à présent, il n'existe pas de consensus sur la méthode d'estimation des niveaux d'activité physique basée sur des déclarations à partir d’enquêtes : l'utilisation de différents questionnaires et, en outre, de différents seuils pour classer les niveaux d'activité rendent très difficile l’interprétation des résultats et la comparaison entre pays. Dans la Belgian Health Interview Survey (HIS), l'activité physique a été mesurée jusqu’en 2013 avec la version abrégée de l’International Physical Activity Questionnaire (IPAQ) [1] ; les questions portent sur tous les types d'activités et leur intensité. Dans la vague 2014 du HIS européen (EHIS), un autre questionnaire (EHISPAQ) a été utilisé ; par conséquent, la comparaison des résultats de Belgique avec les autres États membres de l'UE n'est pas disponible jusqu'à présent.

Dans ce rapport, nous avons utilisé les indicateurs définis par l'IPAQ et calculé les valeurs à partir des données de l'enquête HIS :

3. Proportion de personnes pratiquant une activité physique minimale

Belgique

En Belgique, les hommes sont plus actifs physiquement que les femmes : en 2013, 69% des hommes (entre 18 et 64 ans) pratiquaient une activité physique "au moins minimale", contre 56% de femmes. En d'autres termes, 31% des hommes et 44% des femmes sont insuffisamment actifs.

  • Hommes
  • Femmes

Proportion d'hommes adultes (18-64 ans) ayant une activité physique, par niveau d’activité (minimale ou bénéfique pour la santé), 2001-2013, Belgique
Source: Calculs des auteurs basés sur les Enquêtes de santé par interview, Sciensano, 2001–2013 [3]
(*) La somme de la proportion de personnes minimalement actives et de personnes ayant une activité physique bénéfique pour la santé est égale à la proportion de personnes "au moins minimalement actives".

Proportion de femmes adultes (18-64 ans) ayant une activité physique, par niveau d’activité (minimale ou bénéfique pour la santé), 2001-2013, Belgique
Source: Calculs des auteurs basés sur les Enquêtes de santé par interview, Sciensano, 2001–2013 [3]
(*) La somme de la proportion de personnes minimalement actives et de personnes ayant une activité physique bénéfique pour la santé est égale à la proportion de personnes "au moins minimalement actives".

La proportion de personnes qui sont au moins minimalement actives n'a pas beaucoup changé au cours de la période 2001-2013.

Chez les deux sexes, la proportion de personnes ayant au moins un minimum d'activité physique diminue avec l'âge :

  • Elle passe de 85% des 18-24 ans à 61% à l'âge de 55-64 ans chez les hommes.
  • Elle passe de 70% des 18-24 ans à 43% à l'âge de 55-64 ans chez les femmes (nous voyons ici une exception pour les femmes âgées de 45-54 ans pour lesquelles il y a une légère augmentation).
Proportion d'adultes (18-64 ans) au moins minimalement actifs, par sexe et groupe d'âge, 2013, Belgique
Source: Calculs des auteurs basés sur l'Enquête de santé par interview, Sciensano, 2013 [3]

Tendances et différences par région

Pour l'ensemble de la Belgique, la proportion d'hommes physiquement actifs a légèrement augmenté au fil du temps après une légère baisse en 2004. Chez les femmes, aucun changement important n'a été observé au niveau belge.

En 2013, la proportion d'hommes au moins minimalement actifs était significativement plus élevée à Bruxelles (74%) et en Flandre (73%) qu'en Wallonie (61%). Chez les femmes, les disparités géographiques étaient encore plus prononcées, avec une proportion significativement plus élevée de femmes au moins légèrement actives à Bruxelles (71%) et en Flandre (60%) qu'en Wallonie (46%).

Depuis l’enquête de santé par interviews de 2001, les gens étaient plus actifs physiquement à Bruxelles que dans les autres régions, en particulier les femmes. La proportion de personnes au moins minimalement actives a diminué au fil du temps en Wallonie, indépendamment du sexe, alors qu'elle a augmenté dans les autres régions. La proportion d'hommes au moins minimalement actifs était la plus faible en Flandre en 2001 et 2004 ; elle a toutefois augmenté de façon importante depuis lors et a atteint le niveau de Bruxelles en 2008. Chez les femmes, les différences régionales sont demeurées assez stables au fil du temps.

  • Men
  • Women

Proportion d'hommes adultes (18-64 ans) au moins minimalement actifs par sexe, année et région, 2001-2013, Belgique
Source: Calculs des auteurs basés sur les Enquêtes de santé par interview, Sciensano, 2001–2013 [3]

Proportion de femmes adultes (18-64 ans) au moins minimalement actifs par sexe, année et région, 2001-2013, Belgique
Source: Calculs des auteurs basés sur les Enquêtes de santé par interview, Sciensano, 2001–2013 [3]

Différences par niveau d’éducation

Contrairement à de nombreux facteurs de risque pour la santé, aucun gradient clair n'a été observé pour la pratique de l'activité physique, pour les deux sexes.

Proportion d'adultes (18-64 ans) au moins minimalement actifs par sexe et par niveau d’éducation, Belgique, 2013
Source: Calculs des auteurs basés sur l'Enquête de santé par interview, Sciensano, 2013 [3]

4. Proportion de personnes pratiquant une activité physique suffisante pour avoir un impact positif sur la santé

Belgique

En Belgique, 29% de la population pratique une activité physique suffisante pour avoir un impact sur la santé (health-enhancing physical activity or HEPA). En 2013, les hommes pratiquent deux fois plus d'activités physiques bénéfiques pour la santé (39%) que les femmes (21%) (ratio des sexes de 1,9).

La proportion d'hommes pratiquant une activité physique bénéfique pour la santé est restée légèrement inférieure à 40% sur l'ensemble de la période 2001-2013. Chez les femmes, cette proportion a diminué considérablement entre 2001 (29%) et 2013 (21%).

Tendances et différences par régions

En 2013, la proportion d'hommes ayant une activité physique bénéfique pour la santé était similaire dans les 3 régions, (autour de 40%), tandis que la proportion de femmes était plus élevée à Bruxelles (25%) et en Flandre (22%) qu'en Wallonie (17%).

Au cours des enquêtes successives, la proportion d'hommes pratiquant une HEPA a convergé dans les trois régions, se traduisant en 2013 par un niveau similaire d'HEPA. Chez les femmes, au contraire, les différences régionales tendent à être plus prononcées en 2013 qu'au cours des années précédentes.

  • Hommes
  • Femmes

Proportion d'hommes adultes (18-64 ans) ayant une activité physique suffisante pour avoir un impact positif sur la santé, par sexe et par régions, Belgique, 2001-2013
Source: Calculs des auteurs basés sur les Enquêtes de santé par interview, Sciensano, 2001–2013 [3]

Proportion de femmes adultes (18-64 ans) ayant une activité physique suffisante pour avoir un impact positif sur la santé, par sexe et par régions, Belgique, 2001-2013
Source: Calculs des auteurs basés sur les Enquêtes de santé par interview, Sciensano, 2001–2013 [3]

Le sex-ratio de l'HEPA en Wallonie (2,2) était le plus élevé des trois régions, ce qui signifie que la différence entre hommes et femmes était la plus prononcée en Wallonie. A l'inverse, le sex-ratio à Bruxelles (1,5) était le plus bas.

Sex-ratio (hommes/femmes) pour les adultes (18-64 ans) ayant une activité physique suffisante pour avoir un impact positif sur la santé, par région, Belgique, 2013
Source: Calculs des auteurs basés sur les Enquêtes de santé par interview, Sciensano, 2001–2013 [3]

Différences par niveau d’éducation

Le gradient socio-économique habituel n'est non plus observé pour l'HEPA. La proportion d'hommes pratiquant une HEPA tend à être plus élevée chez les hommes avec un diplôme secondaire, mais la différence n'est pas significative.

La proportion de femmes pratiquant une HEPA est similaire et située autour de 18% pour tous les niveaux d'enseignement.

Proportion d'adultes (18-64 ans) ayant une activité physique suffisante pour avoir un impact positif sur la santé, par sexe et niveau d'éducation, Belgique, 2013
Source: Calculs des auteurs basés sur l'Enquête de santé par interview, Sciensano, 2013 [3]

5. En savoir plus

Voir les métadonnées pour ces indicateurs

Définitions

Equivalent métabolique (MET)
L'équivalent métabolique est couramment utilisé pour exprimer l'intensité des activités physiques. Le MET est le rapport entre le taux métabolique d’activité d'une personne et son taux métabolique au repos. Il mesure la quantité d'énergie consommée en fonction du type de sport pratiqué et de la vitesse adoptée. Cette valeur MET multipliée par le nombre de minutes pendant lesquelles l'activité a été pratiquée permet d’obtenir le nombre de MET-min.
Prévalence des personnes au moins minimalement actives
Selon le seuil de l'IPAQ, la prévalence de personnes au moins minimalement actives est le pourcentage de personnes qui répondent à l'un des trois critères suivants :
• 3 jours ou plus d'activité physique intense d'au moins 20 minutes par jour OU
• 5 jours ou plus d'activité physique d'intensité modérée ou de marche d'au moins 30 minutes par jour OU
• 5 jours ou plus de toute combinaison d'activités de marche, d'intensité modérée ou d'activités physiques intenses atteignant un minimum d'au moins 600 MET-min/semaine.
Prévalence des personnes ayant une activité physique suffisante pour avoir un impact positif sur la santé
Selon le seuil de l'IPAQ, la prévalence des personnes ayant une activité physique suffisante pour avoir un impact positif sur la santé est le pourcentage de personnes qui répondent à l'un ou l'autre des deux critères suivants :
• Activité d'intensité vigoureuse pendant au moins 3 jours et accumulant au moins 1500 minutes MET par semaine
• 7 jours ou plus de toute combinaison d'activités de marche, d'intensité modérée ou d'intensité vigoureuse atteignant un minimum d'au moins 3000 minutes MET par semaine

Références

  1. International Physical Activity Questionnaire. www.ipaq.ki.se
  2. Vlaams Instituut voor Gezond Leven. https://www.gezondleven.be/projecten/10-000-stappen
  3. Health Interview Survey, Sciensano, 2001-2013. https://his.wiv-isp.be/FR/SitePages/Accueil.aspx
  4. Metabolic Equivalent of Task (MET). http://www.who.int/dietphysicalactivity/physical_activity_intensity/en/
  5. IPAQ threshold. https://sites.google.com/site/theipaq/scoring-protocol

Alimentation

1. Messages clés

Le régime alimentaire belge se caractérise à la fois par une consommation excessive de viande rouge, de viande transformée et de boissons sucrées, et par une consommation insuffisante de fruits, légumes, noix et graines, lait, œufs et poisson. Au fil du temps, ces tendances ne se sont que légèrement améliorées.
En 2014, la consommation moyenne habituelle de fruits et légumes est de 255 grammes par jour. Seulement 14% de la population respecte les recommandations alimentaires de l'OMS en matière de fruits et légumes (400 grammes par jour). La consommation de fruits et légumes a légèrement augmenté au cours des dernières années. Elle est plus élevée chez les femmes que chez les hommes et augmente avec le niveau d'instruction.
En Belgique, 97% de la population consomme des boissons sucrées. La consommation moyenne habituelle est de 151 ml/jour. La consommation était la plus élevée à l'adolescence et plus élevée chez les hommes que chez les femmes. La consommation a diminué en 2014 par rapport à 2004. La consommation diminue quand le niveau d’instruction augmente.
La consommation d'aliments ultra-transformés (UPF) en Belgique représente 30% de l'énergie totale consommée. Cette proportion est plus élevée chez les enfants. Aucune différence n'a pu être observée entre les hommes et les femmes dans la consommation de UPF. En 2014, la consommation de UPF n'a pas changé de manière significative par rapport à 2004. Elle est plus élevée en Wallonie qu'en Flandre. Elle ne varie pas selon le niveau d'instruction.

2. Background

La qualité de l'alimentation est un facteur important pour la santé. Une alimentation saine aide à se protéger contre les maladies non-transmissibles, notamment le diabète, les cancers, les maladies cardiaques et les accidents vasculaires cérébraux [1]. Des recommandations ont été établies au niveau international [2] et national [3-4].

En Belgique, des informations sur les habitudes alimentaires sont disponibles à partir de deux enquêtes nationales sur la consommation alimentaire (FCS), réalisées en 2004 et 2014 [5-7]. Dans le présent rapport, l'accent a été mis sur :

  1. les habitudes de consommation de 9 groupes d'aliments par rapport aux recommandations internationales [5]
  2. une analyse plus détaillée de trois indicateurs liés à la qualité de l'alimentation, à savoir la consommation de fruits et légumes, la consommation de boissons sucrées et la consommation d'aliments ultra transformés.

Les fruits et légumes sont des aliments à faible densité énergétique et sont d'importantes sources de fibres alimentaires, de vitamines et de minéraux. Une consommation élevée de fruits et légumes a été associée de façon significative à une diminution du risque de maladie coronarienne, d'accident vasculaire cérébral et d'obésité [8]. L'OMS recommande une consommation quotidienne de minimum 400 grammes de fruits et légumes [9].

Au contraire, une consommation élevée de sucres libres, en particulier sous forme de boissons sucrées, est associée à de mauvaises habitudes alimentaires, à des gains de poids malsains, au risque de caries dentaires et autres maladies non-transmissibles [1;8]. L'OMS recommande fortement de limiter la consommation de sucres libres à moins de 10% de la consommation totale d'énergie, tout au long de la vie [10]. D’après ces directives, la consommation de boissons sucrées devrait être évitée.

Les aliments ultra-transformés (UPF) sont des produits alimentaires fabriqués à partir d'ingrédients industriels, et contenant très peu, voire pas du tout d’aliments naturels. Ces aliments se caractérisent souvent par une qualité nutritionnelle inférieure. Ils ont été associés à une incidence plus élevée de dyslipidémie et à un risque plus élevé de surpoids, d'obésité et d'hypertension. La consommation de UPF devrait donc être évitée autant que possible [11;12]. Pour l'analyse des données belges effectuée ici, les denrées alimentaires ont été classées selon la classification NOVA en fonction de l'étendue et de la finalité de la transformation industrielle. Les résultats sont présentés sous forme de proportion de l'énergie quotidienne consommée [13].

3. Habitudes générales de consommation

Globalement, le régime alimentaire belge se caractérise par une consommation excessive de viande rouge, de viande transformée et de boissons sucrées et par une consommation insuffisante de fruits, légumes, noix et graines, lait, œufs et poisson. Dans l'ensemble, ces tendances ne se sont que légèrement améliorées entre 2004 et 2014. Pour la consommation de viande rouge, en revanche, une amélioration a été observée, la proportion de consommation excessive passant de 59% à 36%.

Proportion de la population au-dessus ou en dessous des recommandations diététiques nationales et internationales, par groupe alimentaire et par année, Belgique 2004-2014
Source : Enquête de consommation alimentaire (FCS), Sciensano, 2004-2014 [7]
hsr fr nutrition overview

4. Consommation de fruits et légumes

Belgique

En 2014, la consommation habituelle de fruits et légumes en Belgique était de 255 grammes par jour. Seulement 14% de la population respectait les directives de l'OMS de consommer au moins 400 grammes de fruits et légumes par jour.

La consommation de fruits et légumes chez les enfants était similaire à celle des adolescents (206 g/jour et 210 g/jour respectivement). Chez les adultes, la consommation était de 269 grammes par jour. Il n'y avait pas de différence dans la consommation de fruits et légumes entre les garçons et les filles pendant l'enfance et l'adolescence. Inversement, chez les adultes (18-64 ans), les hommes mangent moins de fruits et légumes que les femmes (258 grammes/jour contre 284 grammes/jour).

Consommation de fruits et légumes (en grammes par jour) dans la population âgée de 3 à 64 ans, par groupe d'âge et sexe, Belgique, 2014
Source : Enquête de consommation alimentaire (FCS), Sciensano, 2014 [7]

Evolution

La consommation moyenne habituelle de fruits et légumes a légèrement augmenté, passant de 243 g/jour en 2004 à 269 g/jour en 2014. L'augmentation au fil du temps a été semblable chez les adolescents et les adultes. La proportion de la population qui respecte les recommandations est passée de 7,5% à 16%. L’évolution de la consommation chez les enfants (3-14 ans) n’a pas pu être mesurée car l'enquête de consommation alimentaire de 2004 n’incluait pas d’enfants.

Consommation habituelle moyenne de fruits et légumes (en grammes par jour) de la population âgée de15 à 64 ans, par groupe d'âge et par année, Belgique, 2004-2014
Source : Enquête de consommation alimentaire (FCS), Sciensano, 2004-2014 [7]

Différences régionales

Dans tous les groupes d'âge, la consommation moyenne habituelle de fruits et légumes était plus élevée en Flandre qu'en Wallonie (275 g/jour contre 212 g/jour). Au total, 16% des personnes vivant en Flandre suivaient les recommandations en matière de consommation de fruits et légumes, contre 8% en Wallonie.

Consommation habituelle moyenne de fruits et légumes (en grammes par jour) de la population âgée de 3 à 64 ans, par groupe d'âge et régions, Belgique, 2014
Source : Enquête de consommation alimentaire (FCS), Sciensano, 2014 [7]

Différences par niveau d’instruction

La consommation de fruits et légumes augmente avec le niveau d'instruction, avec une consommation moyenne habituelle de 211 grammes/jour pour les personnes les moins scolarisées et de 300 grammes/jour pour les personnes les plus scolarisées. Seulement 6% de la population moins scolarisée respecte les recommandations en matière de consommation de fruits et légumes, comparativement à 22% pour la population plus scolarisée.

Consommation habituelle moyenne de fruits et légumes (en grammes par jour) de la population âgée de 3 à 64 ans, par niveau d’instruction, Belgique, 2014
Source: Food Consumption Survey, Sciensano, 2014 [7]

Comparaison internationale

Dans tous les groupes d'âge, la consommation moyenne de fruits et légumes en Belgique était inférieure à la moyenne de l'EU-15. Toutefois, la différence avec la moyenne de l'EU-15 était plus faible chez les enfants de 3 à 9 ans (206 g/jour contre 210 g/jour) que chez les adolescents (210 g/jour contre 226 g/jour) et les adultes (269 g/jour contre 307 g/jour).

  • Enfants
  • Adolescents
  • Adultes

Consommation moyenne habituelle de fruits et légumes (en grammes par jour) chez les enfants (3-9 ans), par pays de résidence, UE-15
Source: Enquête de l'EFSA sur la consommation alimentaire [14], consommation chronique dans 12 pays, données manquantes pour le Luxembourg et l'Irlande. Consommation habituelle de fruits et légumes calculée comme la somme de la consommation alimentaire chronique moyenne et de la consommation chronique moyenne de légumes.

Consommation moyenne habituelle de fruits et légumes (en grammes par jour) chez les adolescents (10-17 ans), par pays de résidence, UE-15
Source: Enquête de l'EFSA sur la consommation alimentaire [14], consommation chronique dans 12 pays, données manquantes pour le Luxembourg et l'Irlande. Consommation habituelle de fruits et légumes calculée comme la somme de la consommation alimentaire chronique moyenne et de la consommation chronique moyenne de légumes.

Consommation moyenne habituelle de fruits et légumes (en grammes par jour) chez les adultes (18-64 ans), par pays de résidence, UE-15
Source: Enquête de l'EFSA sur la consommation alimentaire [14], consommation chronique dans 12 pays, données manquantes pour le Luxembourg et l'Irlande. Consommation habituelle de fruits et légumes calculée comme la somme de la consommation alimentaire chronique moyenne et de la consommation chronique moyenne de légumes.

5. Consommation de boissons sucrées

Belgique

En 2014, la consommation habituelle de boissons sucrées était de 151 ml/jour, et 97% de la population consommait des boissons sucrées. La consommation était la plus élevée chez les adolescents (220 ml/jour) ; elle était également plus élevée chez les hommes que chez les femmes (196 ml/jour et 112 ml/jour respectivement).

Consommation de boissons sucrées (en ml par jour) dans la population âgée de 3 à 64 ans, par âge et sexe, Belgique, 2014
Source : Enquête de consommation alimentaire (FCS), Sciensano, 2014 [7]

Evolution

En 2014 par rapport à 2004, la consommation de boissons sucrées est passée de 387 ml/jour à 298 ml/jour chez les adolescents (15-17 ans) et de 250 ml/jour à 211 ml/jour chez les jeunes adultes (18-39 ans). Chez les personnes âgées de 40-64 ans, la consommation n'a pas changé en 2014 (89 ml/jour). L’évolution de la consommation chez les enfants (3-14 ans) n’a pas pu être mesurée car l'enquête de consommation alimentaire de 2004 n’incluait pas d’enfants.

Consommation habituelle moyenne de boissons sucrées (en ml par jour) dans la population âgée de 15 à 64 ans, par âge et par année, Belgique, 2004-2014
Source : Enquête de consommation alimentaire (FCS), Sciensano, 2004-2014 [7]

Différences régionales

La consommation de boissons sucrées était légèrement plus élevée en Flandre qu'en Wallonie (167 ml/jour) qu'en Flandre (148 ml/jour).

Consommation de boissons sucrées (en ml par jour) chez les 3-64 ans, par âge et par région, Belgique, 2014
Source : Enquête de consommation alimentaire (FCS), Sciensano, 2014 [7]

Différences par niveau d’instruction

La proportion de la population qui consomme des boissons sucrées est très élevée et similaire pour tous les niveaux d’instruction. Toutefois, un gradient socio-économique a été observé pour la quantité de boissons sucrées consommées : la consommation de boissons sucrées passe de 227 ml chez les personnes ayant le niveau d'instruction le plus bas à 89 ml/jour chez les personnes ayant le niveau d'instruction le plus élevé.

Consommation de boissons sucrées (en ml par jour) dans la population âgée de 3 à 64 ans, par niveau d'instruction, Belgique, 2014
Source : Enquête de consommation alimentaire (FCS), Sciensano, 2014 [7]

6. Consommation d’aliments ultra-transformés

En 2014, la proportion moyenne de l'apport énergétique quotidien provenant des aliments ultra-transformés était de 29,9%. Cette proportion était légèrement plus élevée chez les jeunes enfants (33,3%) que chez les adolescents (29,2%) et les adultes (29,6%). L'apport énergétique quotidien provenant des aliments ultra-transformés était similaire chez les femmes et les hommes.

Consommation d'aliments ultra-transformés (en % de l'apport énergétique total) dans la population âgée de 3 à 64 ans, par âge et sexe, Belgique, 2014
Source : Enquête de consommation alimentaire (FCS), Sciensano, 2014 [7]

Evolution

L'apport énergétique quotidien des aliments ultra-transformés n'a pas changé en 2014 par rapport à 2004.

Consommation habituelle moyenne d'aliments ultra-transformés (en % de l'apport énergétique total) dans la population âgée de 15 à 64 ans, par âge et par année, Belgique, 2004-2014
Source : Enquête de consommation alimentaire (FCS), Sciensano, 2004-2014 [7]

Différences régionales

La part de l'apport énergétique quotidien habituel provenant des aliments ultra-transformés était plus élevée en Wallonie (36,8%) qu'en Flandre (28,7%). Cette différence était plus prononcée chez les enfants que chez les adultes.

Consommation habituelle moyenne d'aliments ultra-transformés (en % de l'apport énergétique total) dans la population âgée de 3 à 64 ans, par âge et région, Belgique, 2014
Source : Enquête de consommation alimentaire (FCS), Sciensano, 2014 [7]

Différences par niveau d’instruction

Il n'y avait pas de différence significative dans la proportion de l'apport énergétique provenant des aliments ultra-transformés entre les niveaux d'instruction, et ce pour chaque groupe d’âge.

Consommation habituelle moyenne d'aliments ultra-transformés (en % de l'apport énergétique total) dans la population âgée de 3 à 64 ans, par groupe d’âge et niveau d'instruction, Belgique, 2014
Source : Enquête de consommation alimentaire (FCS), Sciensano, 2014 [7]

7. En savoir plus

Voir les métadonnées pour ces indicateurs

FCS: Food consumption survey

Définitions

Classification NOVA
NOVA est un outil de classification des aliments qui regroupe les aliments en fonction de l'étendue et du but de la transformation des aliments. Les produits alimentaires sont divisés en quatre groupes d'aliments distincts, à savoir "ultra transformé", "transformé", "non transformé ou peu transformé" ou "ingrédient culinaire transformé" [11].
Aliments ultra-transformés
Les aliments ultra-transformés sont des aliments préparés à partir d'ingrédients industriels et dont la teneur en aliments d’origine est faible ou nulle. Les aliments ultra-transformés sont souvent caractérisées par une qualité nutritionnelle inférieure et ont été associées à une incidence plus élevée de dyslipidémie et à un risque plus élevé de surpoids, d'obésité et d'hypertension. La consommation d' aliments ultra-transformés devrait être évitée [9].
Consommation habituelle
La consommation habituelle est l'apport quotidien moyen sur une longue période de temps.

Références

  1. Amine EK, Baba NH, Belhadj M, Deurenberg-Yap M, Djazayery A, Forrestre T, Galuska DA, Herman S, James WPT, M'Buyamba Kabangu JR (2003) Diet, nutrition and the prevention of chronic diseases. World Health Organization technical report series .
  2. GBD 2017 Risk Factor Collaborators (2017) Global, regional, and national comparative risk assessment of 84 behavioural, environmental and occupational, and metabolic risks or clusters of risks for 195 countries and territories, 1990-2017: a systematic analysis for the Global Burden of Disease Study 2017. Lancet 392 (10159): 1923-1994.
  3. Vanhauwaert E. De actieve voedingsdriehoek: een praktische voedings- en beweeggids. Brussel; 2012.
  4. Lebacq T, Ost C. Recommandations alimentaires. In: Tafforeau J, editor. Enquête de consommation alimentaire 2014-2015. 2016.
  5. De Ridder K, Bel S, Brocatus L, Lebacq T, Ost C, et al. (2016) Résumé des résultats 2014-2015. In: Tafforeau J, editors. Enquête de consommation alimentaire. Bruxelles: WIV-ISP.
  6. Debacker, N, Cox, Bianca, Temme, Liesbeth, Huybrechts, Inge, and Van Oyen, Herman (2007) De Belgische voedselconsumptiepeiling 2004: voedingsgewoonten van de Belgische bevolking ouder dan 15 jaar. Wetenschappelijk Instituut Volksgezondheid.
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  8. EFSA Panel on Dietetic Products, Nutrition, and Allergies (2010) Scientific opinion on principles for deriving and applying dietary reference values. EFSA Journal 8 (3):1458.
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