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L'espérance de vie a diminué d'un an en 2020

14.09.2021 L'espérance de vie a diminué d'un an en 2020

La page sur l'espérance de vie a été mise à jour avec les données de 2020.

La santé sociale et mentale ne s'est pas améliorée au début de l'année 2021

05.07.2021 En 2018, 436 décès infantiles ont été enregistrés dans le Registre national

La page sur la mortalité infantile a été mise à jour avec les données de 2018.

La santé sociale et mentale ne s'est pas améliorée au début de l'année 2021

06.05.2021 La santé sociale et mentale ne s'est pas améliorée au début de l'année 2021

La page sur l'impact du COVID-19 a été mise à jour avec les premières données de 2021.

Determinants of Health

19% of the adult population is daily smoker and 14% of adults are obese.

Littératie en santé

1. Messages clés

Un tiers de la population âgée de 15 ans et plus (33 %) a un faible niveau de connaissance en matière de santé, ce qui signifie qu'elle ne dispose pas de compétences suffisantes pour prendre des décisions concernant sa santé.

Un faible niveau de littératie en santé est plus fréquent chez les femmes (35 %) que chez les hommes (32 %), ainsi qu'à Bruxelles (38 %) et en Wallonie (36 %) qu'en Flandre (29 %).

Les personnes en mauvaise santé, les personnes âgées et les personnes peu instruites ont un niveau de littératie en santé plus faible ; en d'autres termes, les personnes qui ont des besoins plus importants en matière de soins de santé et de promotion de la santé sont celles qui bénéficient le moins de ces interventions.

Il est donc nécessaire de détecter les personnes ayant une faible connaissance de la santé et d'adapter la communication, mais il est également important d'améliorer le niveau de littératie en santé dans la population.

2. Introduction

La littératie en santé (LES) désigne « les connaissances, la motivation et les compétences des personnes pour accéder, comprendre, évaluer et appliquer les informations sur la santé afin de porter des jugements et de prendre des décisions dans la vie quotidienne concernant les soins de santé, la prévention des maladies et la promotion de la santé pour maintenir ou améliorer la qualité de vie au cours de la vie » [1]. Une connaissance limitée de la santé est associée à un état de santé défavorable, à des comportements inadéquats en matière de santé, d’utilisation des services de santé, d'adhésion aux traitements et aux médicaments, et de gestion des soins personnels et à des taux de mortalité plus élevés [2-4]. Une étude belge a montré qu'une faible connaissance de la santé est associée à une plus grande utilisation des services de soins de santé, en particulier des services plus spécialisés [5]. L'hypothèse a également été émise que la littératie en santé joue un rôle de médiation entre le statut socio-économique et les disparités en matière de santé et peut être un outil de lutte contre les inégalités en matière de santé [6]. La littératie en santé est aujourd'hui reconnue comme un déterminant important de la santé et attire de plus en plus l'attention aux niveaux international, national et régional [7,8]. Pour plus d'informations sur les actions d'éducation à la santé en Belgique, vous pouvez consulter le rapport du KCE [9].

La LES a été mesurée en Belgique en 2014 et 2016 à l'aide d'enquêtes en ligne et d'un échantillon provenant des membres d'une mutualité belge. En 2018, la LES a été inclue dans la HIS et a donc été mesurée pour la première fois en utilisant un échantillon représentatif au niveau national. La HIS 2018 a utilisé le questionnaire HLS-EU-Q6, un instrument générique et subjectif adapté au contexte européen. Avec cet instrument, un score de littératie en santé est d'abord calculé, puis les scores sont regroupés en trois catégories :

  • Niveau de LES suffisant
  • Niveau de LES limité
  • Niveau de LES insuffisant

Nous présentons d’abord la répartition des niveaux de LES par région, puis nous analysons plus en détail la proportion de personnes ayant un faible niveau de LES dans la population âgée de 15 ans et plus. Une catégorie « faible niveau de littératie en santé » est construite en regroupant les groupes ayant un niveau de LES « limité » et « insuffisant ».

3. Distribution des niveaux de littératie en santé

En 2018, 66,6 % de la population âgée de 15 ans et plus avait un niveau suffisant de LES, 27,8 % un niveau limité et 5,6 % un niveau insuffisant. Ainsi, un tiers de la population (33,4 %) avait un faible niveau de LES.

La Flandre (69,3 %) compte plus de personnes ayant un niveau suffisant de LES que la Wallonie (62,7 %) et Bruxelles (63,2 %). La différence provient principalement des personnes ayant une LES limitée, car la proportion de personnes ayant une LES insuffisante est la même dans les 3 régions.

Distribution des niveaux de littératie en santé parmi la population âgée de 15 ans et plus, par région, Belgique, 2018
Source : Health Interview Survey, Sciensano [12]

4. Faible niveau de littératie en santé

Situation en 2018

Belgique

En Belgique, en 2018, 33,4 % de la population avait un faible niveau de LES. Cette proportion était plus faible chez les hommes (31,7 %) que chez les femmes (35,0 %). La prévalence d’un faible niveau de LES était plus importante chez les personnes âgées de 75 ans et plus (38,7 % pour les hommes et 50,4 % pour les femmes) et les jeunes de 15 à 24 ans (32,8 % pour les hommes et 44,6 % pour les femmes).

Prévalence d’un faible niveau de littératie en santé dans la population âgée de 15 ans et plus, par âge et sexe, Belgique, 2018
Source : Health Interview Survey, Sciensano [12]
Spécificités régionales

Chez les hommes, la prévalence d'une faible LES était plus élevée à Bruxelles (37,7 %) et en Wallonie (36 %) qu'en Flandre (28,8 %).

Chez les femmes, la différence entre les régions était plus faible, mais la Wallonie présentait toujours une prévalence plus élevée d’une faible LES.

Prévalence d’un faible niveau de littératie en santé dans la population âgée de 15 ans et plus, par sex et region, Belgique, 2018
Source : Calculs des auteurs sur base de la Health Interview Survey, Sciensano [12]

Disparités socio-économiques

Le niveau de connaissance en matière de santé est fortement lié au niveau d'instruction. Les personnes ayant le niveau d'instruction le plus bas sont près de deux fois plus susceptibles d'avoir une faible LES que les personnes ayant le niveau d'instruction le plus élevé. Cependant, il est à noter que parmi les personnes ayant un niveau d'instruction supérieur, 28,1 % ont paradoxalement une faible LES.

Prévalence d’un faible niveau de littératie en santé dans la population âgée de 15 ans et plus, par niveau d’instruction, Belgique, 2018
Source : Calculs des auteurs sur base de la Health Interview Survey, Sciensano [12]

5. En savoir plus

Voir les métadonnées pour cet indicateur

HISIA: Interactive Analysis of the Belgian Health Interview Survey

Définitions

Prévalence ajustée pour l'âge
La plupart des indicateurs sont liés à l'âge. Étant donné que la population belge vieillit au fil du temps et que des différences de composition par âge sont observées entre les régions et entre les niveaux d’instruction, les taux de prévalence sont ajustés pour l’âge avec la population standard européenne 2010 afin de permettre la comparabilité.
Questionnaire HLS-EU-Q6
L'enquête européenne sur la littératie en santé (HLS-EU) a été élaborée par le consortium HLS-EU pour mesurer et comparer la littératie en santé dans les pays européens sur base de la définition et du modèle proposé par Sorensen et al. [10]. La version originale est composée de 47 items ; une version plus courte de 6 items a été construite pour faciliter l'inclusion du questionnaire dans les enquêtes de population. La corrélation des résultats entre les 47 items du questionnaire et les 6 items du questionnaire était de 0,896 [11]. Le questionnaire évalue les trois domaines de la littératie en matière de santé, c'est-à-dire les soins de santé, la prévention et la promotion de la santé, et les quatre dimensions de la littératie en santé, c'est-à-dire l'acquisition et l'obtention d'informations cohérentes sur la santé, la compréhension des informations, l'évaluation et le jugement des informations, ainsi que l'application et l'utilisation effectives des informations.

References

  1. Sorensen K, Pelikan JM, Röthlin F, Ganahl K, Slonska Z, Doyle G, et al. Health literacy in Europe: comparative results of the European health literacy survey (HLS-EU). Eur J Public Health. 2015;25(6):1053-8.
  2. Okan O, Bauer U, Levin-Zamir D, Pinheiro P, Sørensen K. International Handbook of Health Literacy: Research, practice and policy across the lifespan. Policy Press; 2019. pp. 766.
  3. Nutbeam D. Defining and measuring health literacy: what can we learn from literacy studies? Int J Public Health. 2009;54(5):303–5.
  4. Van den Broucke S. Health literacy: a critical concept for public health. Arch Public Health. 2014;72(1):10.
  5. Vandenbosch J, Broucke SV den, Vancorenland S, Avalosse H, Verniest R, Callens M. Health literacy and the use of healthcare services in Belgium. J Epidemiol Community Health. 2016;70(10):1032-8.
  6. Stormacq C, Van den Broucke S, Wosinski J. Does health literacy mediate the relationship between socioeconomic status and health disparities? Integrative review. Health Promot Int. 2019;34(5):e1-17.
  7. Quaglio G, Sørensen K, Rübig P, Bertinato L, Brand H, Karapiperis T, et al. Accelerating the health literacy agenda in Europe. Health Promot Int. 2017;32(6):1074-80.
  8. Kickbusch I, Pelikan JM, Apfel F, Tsouros AD, World Health Organization, editors. Health literacy: the solid facts. Copenhagen: World Health Organization Regional Office for Europe; 2013. pp. 73.
  9. Rondia K, Adriaenssens J, Van Den Broucke S, Kohn L. Health literacy: what lessons can be learned from the experiences of other countries? Health Services Research (HSR) Brussels: Belgian Health Care Knowledge Centre (KCE); 2019. KCE Reports 322. D/2019/10.273/63.
  10. Sorensen K, Van den Broucke S, Fullam J, Doyle G, Pelikan J, Slonska Z, et al. Health literacy and public health: a systematic review and integration of definitions and models. BMC Public Health. 2012;12:80.
  11. Sorensen K, Van den Broucke S, Pelikan JM, Fullam J, Doyle G, Slonska Z, et al. Measuring health literacy in populations: illuminating the design and development process of the European Health Literacy Survey Questionnaire (HLS-EU-Q). BMC Public Health. 2013;13:948.
  12. Charafeddine R, Demarest S, Berete F. Enquête de santé 2018: Littératie en santé [Internet]. Brussels, Belgium: Sciensano; 2020. Report No.: D/2019/14.440.72. Available from: https://his.wiv-isp.be/fr/Documents%20partages/HL_FR_2018.pdf 

Consommation de tabac

1. Messages clés

En 2018 en Belgique, les fumeurs quotidiens représentaient 15% de la population, un taux plus bas que la moyenne de l’Europe des 15. Le taux de fumeurs quotidiens était plus élevé chez les hommes (18%) que chez les femmes (12%) et plus élevé en Wallonie (18%) qu’à Bruxelles (16%) et en Flandres (13%).
Le taux de fumeurs quotidiens a diminué de 40% entre 1997 et 2018.
En 2018 en Belgique, 4,1% de la population utilisaient régulièrement (au moins une fois par semaine) la cigarette électronique (e-cigarette), un taux plus haut que la moyenne de l’Europe des 15 (Eurobaromètre). Ce taux était plus élevé chez les hommes (5,5%) que chez les femmes (2,7%) et plus élevé en Flandres (4,4%) qu’en Wallonie (3,8%) et à Bruxelles (3,3%).
Moins de jeunes (15-24) fumaient quotidiennement en 2018 (11%) qu’en 2013 (17%) et 5,5% étaient des utilisateurs réguliers de e-cigarettes.
Les personnes porteuses d’un diplôme de l’enseignement secondaire inférieur sont 3 fois plus susceptibles de fumer quotidiennement que les personnes avec un diplôme de l’enseignement supérieur. Pour la cigarette électronique ce rapport est de 2,4.

2. Introduction

Le tabagisme est l’un des plus importants facteurs de risque pour la santé et est responsable de nombreux décès et maladies évitables. La consommation de tabac est la cause principale du cancer du poumon, joue un rôle dans le développement d’autres types de cancer et augmente le risque de maladies respiratoires et cardiovasculaires. Il est d’autant plus difficile d’arrêter la consommation de tabac que celle-ci a débuté à un jeune âge, une consommation précoce mènera donc a plus d’années d’exposition au tabac. Réduire la consommation de tabac est un objectif prioritaire des politiques de santé, et en particulier chez les jeunes. En 2016, la ministre de la santé a formulé l'objectif de diminuer le taux de fumeurs quotidiens à 17% en 2018 [1]

Ce rapport présente d’abord l’évolution des habitudes tabagiques : les fumeurs occasionnels, les fumeurs quotidiens et les gros fumeurs. Ensuite, le rapport se concentre sur les fumeurs quotidiens parce que cet indicateur a été choisi internationalement comme indicateur clé pour surveiller la consommation de tabac (OECD, Objectifs de développement durable).

Les cigarettes électroniques ont d’abord été développées comme moyen d’aide pour arrêter de fumer. Cependant, aujourd’hui, la gamme de produits s’est élargie, c’est devenu une mode et certains adolescents commencent à utiliser la cigarette électronique (« vapoter ») avant même de commencer à fumer du tabac. Il est encore trop tôt pour évaluer les effets à long terme sur la santé de cette pratique mais il est recommandé aux non-fumeurs de ne pas commencer à « vapoter ». De nouvelles questions ont été ajoutées dans l’enquête de santé belge de 2018 pour estimer le taux d’utilisation et le profil des utilisateurs. Ce rapport décrit l’indicateur ‘usage régulier d’une e-cigarette’, c’est-à-dire l’usage d’une e-cigarette au moins une fois par semaine.

3. Evolution des habitudes tabagiques

En 2018, 19% de la population de 15 ans et plus était fumeuse, répartie en 15% de fumeurs quotidiens (dont 4,7% de gros fumeurs, c.à.d. fumant plus de 20 cigarettes par jour) et 4% de fumeurs occasionnels. La tendance est encourageante avec une diminution de 40% de fumeurs quotidiens entre 1997 et 2018. De moins en moins de fumeurs sont des gros fumeurs, ils étaient 4,7% de la population en 2018, soit une diminution de 52% par rapport à 1997.

Type de fumeurs dans la population de 15 ans et plus, Belgique, 1997-2018
Source : Health Interview Survey, Sciensano [2]

4. Fumeurs quotidiens

Belgique

En 2018, plus d’hommes (18 %) que de femmes (12 %) fumaient quotidiennement. La prévalence de fumeurs quotidiens chez les hommes âgés de 25 à 64 ans est encore inquiétante, elle atteint plus de 20%. Chez les femmes, le pourcentage augmente avec l’âge jusqu’à 64 ans où il atteint près de 17%. Entre 15 et 44 ans, deux fois plus d’hommes sont des fumeurs quotidiens par rapport aux femmes. Entre 45 et 64, moins d’hommes et plus de femmes fument quotidiennement en comparaison avec les âges précédents. Aux âges plus élevés, la proportion de fumeurs quotidiens est plus basse, avec des proportions similaires dans les deux sexes. Cela est potentiellement dû à un effet de sélection avec, par exemple, les non-fumeurs survivant plus longtemps.

Proportion de fumeurs quotidiens dans la population âgée de 15 ans et plus, par groupe d’âge et sexe, Belgique, 2018
Source : Health Interview Survey, Sciensano [2]

Spécificités régionales

En 2018, le pourcentage de fumeurs quotidiens était plus élevé en Wallonie (18%) qu’à Bruxelles (16%) et en Flandres (13%).

Tendances

Depuis 1997, une réduction relative de 38 % chez les hommes et de 32% chez les femmes a été observée dans la proportion de fumeurs quotidiens.

Chez les jeunes (15-24), une diminution importante du nombre de fumeurs quotidiens (-35%) a été observée en 2018 par rapport à 2013. Chez les jeunes femmes, une augmentation a d’abord été observée en 2013, avec pour résultat un plus nombre de jeunes femmes fumeuses que de jeunes hommes en 2013 ; en 2018 cette tendance a été renversée et une diminution importante (-59%) du nombre de jeunes femmes fumeuses a été enregistrée.

Proportion de fumeurs quotidiens dans la population âgée de 15-24 ans par sexe, Belgique, 1997-2018
Source : Health Interview Survey, Sciensano [2]

La proportion de fumeurs quotidiens est en diminution dans toutes les régions et les sexes depuis 1997 ; la diminution a été plus forte chez les hommes en Flandres et chez les femmes à Bruxelles.

  • Hommes
  • Femmes

Prévalence de fumeurs quotidiens chez les hommes âgés de 15 ans et plus, par région, 1997-2018
Source: Calculé sur base de la Health Interview Survey, Sciensano [2]

Prévalence de fumeurs quotidiens chez les femmes âgées de 15 ans et plus, par région, 1997-2018
Source : Calculé sur base de la Health Interview Survey, Sciensano [2]

Disparités socio-économiques

Après ajustement pour l’âge, en 2018, la proportion la plus élevée de fumeurs quotidiens était observée parmi les personnes avec un niveau d’instruction secondaire inférieur, qui étaient 3.1 fois plus susceptibles de fumer quotidiennement que les personnes avec le niveau d’instruction le plus élevé, alors que les personnes avec le niveau d’instruction le plus bas était 2.3 fois plus susceptibles d’être fumeurs quotidiens que les personnes avec le niveau d’instruction le plus élevé.

La proportion de fumeurs quotidiens a diminué dans tous les niveaux d’instruction, excepté dans le niveau secondaire inférieur. A partir d’enquêtes transversales successives, il n’est pas possible de distinguer le rôle des changements d’habitudes tabagiques ou d’un effet de sélection des personnes non-fumeuses qui vivent plus longtemps.

Prévalence de fumeurs quotidiens par niveau d’éducation, Belgique, 1997-2018
Source : Calculé sur base de la Health Interview Survey, Sciensano [2]

Comparaison internationale

La prévalence de fumeurs quotidiens était plus basse en Belgique que la moyenne de l’UE-15 en 2018.

  • Hommes
  • Femmes

Prévalence de fumeurs quotidiens chez les hommes, par pays (EU-15), 2018 ou année la plus récente
Source : OECD Health Data [3]

Prévalence de fumeurs quotidiens chez les femmes, par pays (EU-15), 2018 ou année la plus récente
Source : OECD Health Data [3]

5. Usage régulier d’e-cigarette

Belgique

En 2018, la proportion d’utilisateurs de e-cigarette en Belgique (4.1 %) était plus élevée chez les hommes (5.5%) que chez les femmes (2.7%). La proportion est la plus élevée chez les jeunes hommes (15-34) et la plus basse chez les plus de 65 ans.

Proportion d’utilisateurs réguliers d’e-cigarette (au moins 1x/semaine) dans la population âgée de 15 ans et plus, par groupe d’âge et sexe, Belgique, 2018
Source : Health Interview Survey, Sciensano [2]

Spécificités régionales

La proportion d’utilisateurs réguliers de e-cigarette était plus élevée chez les hommes en Flandres (5.9 %) et en Wallonie (5.5 %) qu’à Bruxelles (3.5%). La proportion était plus élevée chez les femmes en Flandres (3.0 %) et à Bruxelles (2.9%) qu’en Wallonie (2.2%).

Proportion d’utilisateurs réguliers (au moins 1x/semaine) d’e-cigarette dans la population âgée de 15 ans et plus, par sexe et région, Belgique, 2018
Source : Calculé sur base de la Health Interview Survey, Sciensano [2]

Disparités socio-économiques

Les personnes avec un niveau d’instruction secondaire (supérieur ou inférieur) présentaient la plus forte proportion d’utilisateurs. Ils étaient 2.4 fois plus susceptibles d’être des utilisateurs réguliers de e-cigarette que les personnes avec un niveau d’instruction supérieur.

Proportion d’utilisateurs réguliers (au moins 1x/semaine) d’e-cigarette dans la population âgée de 15 ans et plus, par niveau d’éducation, Belgique, 2018
Source : Calculé sur base de la Health Interview Survey, Sciensano [2]

Comparaison internationale

Le baromètre européen 458 constitue la seule source d’information comparable sur l’utilisation de cigarettes électroniques au niveau européen. Cependant, les comparaisons doivent être interprétées avec précaution dû à l’échantillon réduit. En 2017, la Belgique avait une proportion plus élevée d’utilisateurs que la moyenne de l’Europe des 15.

Proportion d’utilisateurs de cigarettes électroniques ou d’appareils électroniques similaires, par pays (EU-15), 2017
Source : Eurobarometer 458 [4]

6. En savoir plus

Voir les métadonnées pour cet indicateur

HISIA: Interactive Analysis of the Belgian Health Interview Survey

Définitions

Cigarette électronique (e-cigarette)
Une cigarette électronique (e-cigarette), ou un appareil similaire comme une e-pipe/e-cigare/e-chicha, sont des petits appareils électroniques qui permettent de simuler l’acte de fumer mais ne brûle pas de tabac et produisent à la place de la vapeur de liquides. Ils peuvent contenir de la nicotine ou pas. Une définition semblable a été utilisée dans l’enquête de santé de 2018 et le baromètre européen 458.
Fumeurs actuels
Les fumeurs actuels sont les personnes qui fument actuellement, et comprennent les fumeurs quotidiens et occasionnels.
Gros fumeurs
Les gros fumeurs sont les personnes qui fument au moins 20 cigarettes par jour.
Prévalence de fumeurs quotidiens
La prévalence des fumeurs quotidiens est le pourcentage de la population âgée de 15 ans et plus qui fume tous les jours.
Taux ajusté pour l’âge
Vu que le comportement tabagique est fortement influence par l’âge, les comparaisons entre régions et niveau d’éducation doivent être standardisées par âge pour avoir une structure par âge similaire.
UE-15
L’UE-15 (ou Union européenne des Quinze voire Europe des Quinze) correspond à l’ensemble des pays qui appartenaient à l’Union européenne entre 1995 et 2004 : Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, Espagne, Finlande, France, Grèce, Irlande, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Portugal, Royaume-Uni et Suède. Nous comparons l'état de santé de la Belgique à celui de l'UE-15, car ces pays ont des conditions socio-économiques similaires.

Références

  1. Plan de lutte contre le tabagisme, ministère fédéral belge de la santé, 2016. http://www.maggiedeblock.be/2016/04/09/anti-rook-beleidsplan-met-rookverbod-in-wagen-met-kinderen-en-accijnsverhoging/
  2. Health Interview Survey, Sciensano, 1997-2018. https://his.wiv-isp.be/SitePages/Reports.aspx
  3. OECD Health Data, 2018 ou année la plus proche. http://stats.oecd.org/
  4. Baromètre européen 458: Attitudes des Européens envers le tabac et les cigarettes électroniques, 2017. https://data.europa.eu/euodp/en/data/dataset/S2146_87_1_458_ENG

Consommation d’alcool

1. Messages clés

Les pays européens ont le plus haut niveau de consommation d'alcool au monde. La Belgique, avec une consommation moyenne de 12 litres d'alcool pur par habitant et par an, se situe au-dessus de la consommation moyenne européenne et fait partie des pays où la morbidité liée à l'alcool est élevée.

En 2018, 7,4 % des hommes et 4,3 % des femmes (15 ans et plus) avaient rapporté une consommation dangereuse d'alcool (définie comme plus de 21 ou plus de 14 verres par semaine respectivement chez les hommes ou les femmes). Cette prévalence a diminué au fil du temps.

Parmi les 15-24 ans, environ un jeune sur dix a déclaré un épisode hebdomadaire de "consommation d'alcool à risque en une seule occasion" (consommation d'au moins 6 verres d'alcool en une seule occasion), et également un jeune sur dix remplissait les critères de "consommation problématique d'alcool" (tels que définis par le questionnaire CAGE) au cours des 12 derniers mois.

2. Introduction

La consommation excessive d'alcool entraîne des conséquences importantes sur la santé : elle est associée à des troubles mentaux, à la cirrhose du foie, au cancer, aux maladies cardiovasculaires, ainsi qu'à des traumatismes, et constitue une cause majeure de décès prématuré. La consommation d'alcool dans les pays européens est largement supérieure à la moyenne mondiale. La réduction de la consommation excessive d'alcool par des stratégies appropriées est une priorité de santé publique.

Au niveau international, les estimations de la consommation d'alcool sont souvent basées sur des données de vente. Si ces estimations moyennes sont utiles pour évaluer les tendances de population à long terme, elles ne permettent pas d'identifier les modes de consommation nocifs. Les données basées sur des enquêtes sont plus appropriées pour décrire la consommation problématique d'alcool, bien que la consommation auto-déclarée soit sujette à une sous-déclaration et à un biais de désirabilité sociale.

Dans ce rapport, nous décrivons trois indicateurs de consommation excessive d'alcool basés sur l’enquête de santé et un indicateur basé sur les ventes :

  1. Surconsommation d'alcool : consommation hebdomadaire supérieure à 21 boissons contenant l'équivalent de 10 g d'alcool pur chez les hommes et de 14 boissons chez les femmes ;
  2. Hyper-alcoolisation hebdomadaire (Weekly Risky Single Occasion Drinking (WRSOD)) : consommation de 6 verres ou plus en une seule occasion, au moins une fois par semaine ;
  3. Consommation problématique d'alcool au cours de l'année écoulée : personnes ayant connu une consommation problématique d'alcool au cours des 12 derniers mois, définie par le questionnaire CAGE ;
  4. Consommation moyenne d'alcool par habitant : estimations de l'Organisation mondiale de la santé, utilisées ici pour les comparaisons internationales.

3. Surconsommation d’alcool

Situation en 2018

Belgique

En 2018, dans l'ensemble de la population âgée de 15 ans et plus, la proportion de surconsommateurs (plus de 21 et 14 consommations par semaine respectivement pour les hommes et les femmes) était de 5,9%, dont deux fois plus d'hommes que de femmes. Comme le seuil de définition de la consommation dangereuse d'alcool chez les femmes est inférieur à celui des hommes, ces résultats indiquent une consommation beaucoup plus faible chez les femmes.
La prévalence la plus élevée est observée dans la tranche d'âge de 55 à 64 ans et la plus faible dans la tranche d'âge de 75 ans et plus.

Prévalence de la surconsommation d’alcool dans la population âgée de 15 ans et plus, par groupes d’âge et par sexe, Belgique, 2018
Source: Health Interview Survey, Sciensano [1]
Spécificités régionales

En 2018, le taux le plus élevé était observé à Bruxelles chez les hommes comme chez les femmes, tandis que la prévalence était plus basse en Flandre.

Tendances 

En Belgique, la prévalence de la surconsommation d’alcool continue à diminuer. Une diminution de 12% chez les hommes et de 8% chez les femmes a été observée entre 2013 en 2018.

Spécificités régionales

Chez les hommes, entre 2004 et 2013, la prévalence était la plus élevée en Wallonie, et la plus faible à Bruxelles. Depuis 2004, une diminution continue de la prévalence chez les hommes a été observée en Flandre et en Wallonie, tandis qu'à Bruxelles, la diminution s'est arrêtée en 2008 puis a nettement augmenté entre 2013 et 2018, ce qui conduit Bruxelles à avoir la prévalence la plus élevée des trois régions en 2018.

Chez les femmes, la prévalence était la plus élevée à Bruxelles dans toutes les éditions de l’enquête de santé. Une légère diminution a été observée en Flandre à partir de 2001, sans que les autres régions ne présentent de tendances claires.

  • Hommes
  • Femmes

Prévalence de la surconsommation d’alcool chez les hommes âgés de 15 ans et plus, par région, Belgique, 1997-2018
Source: Calculé sur base de Health Interview Survey, Sciensano [1]

Prévalence de la surconsommation d’alcool chez les femmes âgées de 15 ans et plus, par région, Belgique, 1997-2018
Source: Calculé sur base de Health Interview Survey, Sciensano [1]

Disparités socio-économiques

Il n’y a pas de gradient socio-économique clair dans la prévalence de la surconsommation d’alcool.

Prévalence de la surconsommation d’alcool dans la population âgée de 15 ans et plus, par niveau d'instruction, Belgique, 2018
Source: Calculé sur base de Health Interview Survey, Sciensano [1]

4. Hyper-alcoolisation hebdomadaire

Situation en 2018

Belgique

La prévalence de l’hyper-alcoolisation hebdomadaire était de 7,6 % en Belgique en 2018. Elle était beaucoup plus fréquente chez les hommes (11,5 %) que chez les femmes (3,9 %). La prévalence d’hyper-alcoolisation hebdomadaire était la plus élevée chez les 15-24 ans (10,4 %), puis chez les 55-64 ans (9,2 %) et les 25-34 ans (9 %).

Prévalence de l’hyper-alcoolisation hebdomadaire dans la population âgée de 15 ans et plus, par groupe d’âge et par sexe, Belgique, 2018
Source: Health Interview Survey, Sciensano [1]
Spécificités régionales

En 2018, un pourcentage légèrement plus élevé d’hyper-alcoolisation hebdomadaire était observé en Flandre chez les hommes et à Bruxelles chez les femmes, ces différences ne sont pas statistiquement significatives.

Tendances

En Belgique, après ajustement pour l’âge, la prévalence d’hyper-alcoolisation hebdomadaire a diminué chez les hommes (-18%) et est restée stable chez les femmes entre 2013 et 2018.

Spécificités régionales

Chez les hommes, alors que la prévalence était nettement plus élevée en Flandre en 2008, la différence entre les régions s'est réduite et n'est plus significative. Entre 2013 et 2018, une tendance à la baisse est observée dans les trois régions.

Chez les femmes, en Flandre et en Wallonie, les pourcentages restent stables autour de 4 % ; tandis que Bruxelles connaît une diminution mais présente toujours une prévalence plus élevée que les autres régions.

  • Hommes
  • Femmes

Prévalence de l’hyper-alcoolisation hebdomadaire chez les hommes âgés de 15 ans et plus, par région, Belgique, 2008-2018
Source: Calculé sur base de Health Interview Survey, Sciensano [1]

Prévalence de l’hyper-alcoolisation hebdomadaire chez les femmes âgées de 15 ans et plus, par région, Belgique, 2008-2018
Source: Calculé sur base de Health Interview Survey, Sciensano [1]

Disparités socio-économiques

Il n’y a pas de gradient socio-économique clair dans la prévalence de l’hyper-alcoolisation hebdomadaire.

Prévalence de l’hyper-alcoolisation hebdomadaire dans la population âgée de 15 ans et plus, par niveau d'instruction, Belgique, 2018
Source: Calculé sur base de Health Interview Survey, Sciensano [1]

Comparaisons internationales

La prévalence de l’hyper-alcoolisation une fois par semaine en Belgique est supérieure à la moyenne de l’UE-15 (pour les 13 pays pour lesquels l’information est disponible), et ce pour les deux sexes (13 vs 10% pour les hommes, et 3,8 vs 3,1% pour les femmes).

  • Hommes
  • Femmes

Prévalence de l’hyper-alcoolisation hebdomadaire chez les hommes âgés de 15 ans et plus, par pays, UE-15 ; 2014
Source: Eurostat [2]

Prévalence de l’hyper-alcoolisation hebdomadaire chez les femmes âgées de 15 ans et plus, par pays, UE-15 ; 2014
Source: Eurostat [2]

5. Consommation problématique d'alcool

Belgique

La consommation problématique d'alcool est définie sur base des réponses à un questionnaire spécifique composé de quatre questions (CAGE), et est prédictive de la dépendance à l'alcool. La prévalence de la consommation problématique d'alcool au cours des 12 derniers mois était de 7% en Belgique en 2018. Elle était plus élevée chez les hommes (9,5%) que chez les femmes (4,7%). La prévalence de la consommation problématique d'alcool était la plus élevée dans le groupe d'âge le plus jeune (9,8 %), puis dans le groupe d'âge des 25-44 ans et des 45-54 ans (8,8 %). La prévalence était similaire chez les hommes et les femmes dans la tranche d'âge 55-64 ans.

Prévalence de la consommation problématique d'alcool au cours des 12 derniers mois dans la population âgée de 15 ans et plus, par groupe d'âge et par sexe, Belgique, 2018
Source: Health Interview Survey, Sciensano [1]

Spécificités régionales

La prévalence de la consommation problématique d’alcool au cours des 12 derniers mois était la plus élevé en Wallonie chez les hommes et à Bruxelles chez les femmes.

Prévalence de la consommation problématique d'alcool au cours des 12 derniers mois dans la population âgée de 15 ans et plus, par région et par sexe, Belgique, 2018
Source: Calculé sur base de Health Interview Survey, Sciensano [1]

6. Consommation totale d’alcool par habitant

Selon les estimations de l'organisation mondiale de la santé (OMS) pour 2016, la consommation totale en Belgique était de 12,1 litres d'alcool pur par habitant (15+), ce qui était supérieur à la moyenne de l'UE-15 (11,1 litres). C’est en Europe que la consommation d’alcool est la plus élevée (9,7l) comparé au reste du monde (6,2l).

Consommation totale (enregistrée + non-enregistrée) d’alcool par habitant (en litres d’alcool pur) dans la population âgée de 15 ans et plus, par pays, Europe, 2016
Source: GISAH [3]
Consommation totale (enregistrée + non-enregistrée) d’alcool par habitant (en litres d’alcool pur) dans la population âgée de 15 ans et plus, par région du monde, 2016
Source: GISAH [3]

7. En savoir plus

Voir les métadonnées pour cet indicateur

HISIA: Interactive Analysis of the Belgian Health Interview Survey

Définitions

UE-15
L’UE-15 (ou Union européenne des Quinze voire Europe des Quinze) correspond à l’ensemble des pays qui appartenaient à l’Union européenne entre 1995 et 2004 : Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, Espagne, Finlande, France, Grèce, Irlande, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Portugal, Royaume-Uni et Suède. Nous comparons l'état de santé de la Belgique à celui de l'UE-15 plutôt qu’à celui de l’UE-18, car cette construction historique a plus de similarités socio-économique que l’UE-18.
Surconsommation d’alcool
La surconsommation d’alcool est définie comme une consommation quotidienne d'alcool pur supérieure à 30 g pour les hommes et 20 g pour les femmes ; elle équivaut respectivement à 21 et 14 boissons standard (d'une teneur en alcool pur de 10 g) par semaine.
Hyper-alcoolisation hebdomadaire
L'hyper-alcoolisation hebdomadaire est définie comme la consommation d'au moins 6 boissons standard (de 10 g d'alcool pur) en une seule fois, au moins une fois par semaine.
Consommation problématique d'alcool
La consommation problématique d'alcool est définie comme 2 réponses positives sur les 4 questions de l'instrument CAGE et est prédictive de la dépendance à l'alcool.
Questionnaire CAGE
Le questionnaire CAGE est un test de dépistage largement utilisé pour les problèmes de consommation d'alcool. Le questionnaire contient quatre questions "oui/non", deux réponses positives sont considérées comme un signal d'alarme pour une éventuelle consommation problématique d'alcool:
1. Vous est-il déjà arrivé de ressentir le besoin de diminuer votre consommation d'alcool?
2. Vous a-t-on déjà fait des critiques au sujet de votre consommation d’alcool?
3. Vous êtes-vous déjà senti(e) coupable concernant votre consommation d’alcool?
4. Avez-vous déjà eu besoin d’alcool dès le lever pour vous sentir en forme ou vous remettre d'aplomb?
Consommation totale d’alcool
La consommation totale d'alcool par habitant est la moyenne sur trois ans de la consommation enregistrée et non-enregistrée par habitant dans la population âgée de 15 ans et plus, exprimée en litres d'alcool pur par an. La consommation d'alcool enregistrée fait référence aux statistiques officielles (production, importation, exportation et ventes ou taxes). La consommation non-enregistrée se réfère à l'alcool qui n'est pas taxé et qui échappe au système habituel de contrôle gouvernemental. Elle peut être estimée grâce à des questions d'enquête spécifiques. https://www.who.int/data/gho/indicator-metadata-registry/imr-details/465

References

  1. Health Interview Survey, Sciensano, 1997-2018. https://hisia.wiv-isp.be/SitePages/Home.aspx https://his.wiv-isp.be/fr/SitePages/Rapports_complets_2018.aspx
  2. Eurostat. http://ec.europa.eu/eurostat/fr/data/database
  3. World Health Organization, GISAH, 2016. http://apps.who.int/gho/data/node.gisah.A1036?lang=en&showonly=GISAH 

Statut pondéral

1. Messages clés

  • La surcharge pondérale est un problème de santé publique important en Belgique comme dans la plupart des pays industrialisés.
  • En 2018, près de la moitié de la population adulte âgée de plus de 18 ans (49%) était en surpoids (IMC ≥ 25) et 16% était obèse (IMC ≥ 30) d’après la taille et le poids auto-rapportés dans l’enquête de santé par interview belge.
  • Les mesures objectives de taille et de poids de l’enquête de santé par examen révèlent des résultats encore plus alarmants, avec plus de 55% de la population adulte en surpoids et 21% obèse.
  • Les prévalences de surpoids et d’obésité sont plus élevées en Wallonie que dans les autres régions.
  • Après une croissance régulière depuis 1997, la prévalence du surpoids est restée stable chez les hommes entre 2013 en 2018 mais a légèrement augmenté chez les femmes. La prévalence de l’obésité a augmenté chez les hommes mais est restée stable chez les femmes entre 2013 et 2018.
  • Le surpoids tout comme l’obésité est fortement lié au statut socio-économique, une prévalence plus élevée est observée chez les personnes avec un niveau d’éducation plus bas.
  • En 2018 chez les adolescents, la prévalence du surpoids (incluant l’obésité) était de 15,5% chez les garçons et 14,5% chez les filles.

2. Introduction

Le surpoids et l’obésité sont définis comme une accumulation excessive de masse graisseuse qui favorise le développement de maladies chroniques (diabète de type 2, maladies cardiovasculaires, cancers). L’Indice de Masse Corporelle (IMC), calculé comme le poids divisé par la taille au carré, est un outil simple qui permet de classifier le statut pondéral dans des grandes catégories : en sous-poids, poids normal, surpoids et obésité. Chez les adultes, l’obésité est définie comme un IMC ≥ 30. Une personne est considérée en surpoids si elle a un IMC ≥ 25, une définition qui inclue les personnes en surpoids non obèse tout comme les personnes obèses. Il faut noter qu’un même terme (surpoids) est parfois utilisé pour désigner les personnes en surpoids non obèse (IMC entre 25 et 29.9). Pour éviter les confusions, dans ce rapport, il sera toujours mentionné si le surpoids inclut ou non l’obésité. Chez les enfants et les adolescents, les seuils des catégories d’IMC sont spécifiques pour l’âge et le sexe, on utilise ici les seuils recommandés par la International Obesity Task Force (IOTF) [1].

L’IMC est calculé soit à partir du poids et de la taille auto-rapportés comme dans l’enquête de santé belge [2] (HIS, Health Interview Survey) et l’enquête sur les comportements, bien-être et santé des élèves [3,4] (HBSC, Health Behavior in School-aged Children survey) ; soit sur base du poids et de la taille mesurés comme dans l’enquête de santé par examen [5] (HES, Health Examination Survey) et dans l’enquête de consommation alimentaire (FCS, Food Consumption Survey). La HES est un sous-échantillon de la HIS ; pour 1184 participants à la HIS une seconde visite a été réalisée par une infirmière qui a pris des mesures physiques et a collecté des échantillons biologiques. Les données auto-rapportées conduisent à une sous-estimation de la vraie prévalence du surpoids et de l’obésité. Les personnes ne sont pas au courant de leur poids et taille exacts et elles tendent à surestimer leur taille et sous-estimer leur poids.

Les résultats pour la population adulte âgée de 18 ans et plus sont présentés d’abord. Les prévalences du surpoids et de l’obésité auto-rapportés sont basés sur les données des HIS 1997 à 2018 tandis que les prévalences mesurées sont basées sur la HES 2018. Les résultats pour les adolescents sont basés sur les enquêtes HBSC réalisées dans les communautés française et flamande. Nous avons calculé une moyenne belge à partir des résultats par communauté. Les comparaisons internationales et les analyses par niveau socio-économiques proviennent des rapports internationaux publié par l’organisation mondiale de la santé, les données pour 2018 ne sont donc pas encore disponibles.

3. Surpoids et obésité chez les adultes

Situation en 2018

Belgique

Selon les résultats de la HIS, sur base des données auto-rapportées du poids et de la taille, la prévalence du surpoids (incluant l’obésité) était de 49% et la prévalence de l’obésité était de 16% en 2018. Plus d’hommes (55%) que de femmes (43%) étaient en surpoids (incl. l’obésité) et plus d’hommes (17%) que de femmes (15%) étaient obèses (toutefois cette dernière différence n’est pas significative).

Selon les résultats de la HES, les prévalences de surpoids (incl. l’obésité) (55%) et d’obésité (21%) basées sur des mesures objectives de poids et de taille étaient plus élevées que celles basées sur les données auto-rapportées. La prévalence du surpoids (incl. l’obésité) était plus élevée chez les hommes (59%) que chez les femmes (52%) comme pour les données auto-rapportées ; la prévalence de l’obésité était plus élevée chez femmes (20% chez les hommes contre 23% chez les femmes), mais cette différence n’est pas statistiquement significative.

Prévalence du surpoids et de l’obésité dans la population adulte âgée de 18 ans et plus, données auto-rapportées et mesurées, par sexe, 2018
Source: Health Interview Survey, Sciensano [2] et Health Examination Survey, Sciensano [5]

La prévalence du surpoids (incl. l’obésité) auto-rapportée augmente avec l’âge jusqu’au groupe d’âge 65-74 ans où elle atteint un pic chez les hommes (68%) comme chez les femmes (56%) ; ensuite, la prévalence diminue chez les personnes de plus 75 ans dans les 2 sexes. L’augmentation commence plus tôt chez les hommes (25-34 ans) que chez les femmes (35-44 ans).

L’obésité auto-rapportée suit le même schéma par âge que le surpoids et atteint son niveau maximal chez les 65-74 ans chez les hommes (26%) et chez les femmes (20%).

  • Hommes
  • Femmes

Prévalence auto-rapportée du surpoids et de l’obésité par groupe d’âge chez les hommes, Belgique, 2018
Source: Health Interview Survey, Sciensano [2]

Prévalence auto-rapportée du surpoids et de l’obésité par groupe d’âge chez les femmes, Belgique, 2018
Source: Health Interview Survey, Sciensano [2]

Spécificités régionales

Les prévalences de surpoids et d’obésité sont plus élevées en Wallonie que dans les autres régions dans toutes les vagues de la HIS et chez les 2 sexes.

Tendances 

Au niveau belge, la prévalence du surpoids (incl. l’obésité) a continuellement augmenté si on considère les deux sexes ensemble. Depuis 2013, la prévalence est restée stable chez les hommes et a augmenté chez les femmes. La prévalence de l’obésité a lentement et continuellement augmenté dans toutes les vagues de la HIS, avec une plus forte augmentation entre 2013 et 2018.

Spécificités régionales

Au niveau régional, la prévalence du surpoids et de l’obésité a toujours été plus élevée en Wallonie que dans les autres régions. Chez les hommes, les tendances du surpoids et de l’obésité étaient similaires dans les trois régions ; chez les femmes, une stabilisation du surpoids et de l’obésité a été observé en Flandres.

  • Hommes
  • Femmes

Prévalence ajustée pour l’âge du surpoids et de l’obésité chez les hommes, par région, Belgique, 1997-2018
Source: Calculé sur base de Health Interview Survey, Sciensano [2]

Prévalence ajustée pour l’âge du surpoids et de l’obésité chez les femmes, par région, Belgique, 1997-2018
Source: Calculé sur base de Health Interview Survey, Sciensano [2]

Disparités socio-économiques

Le surpoids et plus encore l’obésité sont associés au niveau d’instruction. Le groupe le moins instruits (61%) a une prévalence du surpoids (incl. obésité) 1,5 fois plus élevée que le groupe le plus instruits (41%) après ajustement pour l’âge. Il y avait 2 fois plus de personne obèses chez les moins instruits (23%) que chez les plus instruits (12%).

Prévalence ajustée pour l’âge du surpoids et de l’obésité chez les personnes âgées de 18 ans et plus, par niveau d’instruction, Belgique, 2018
Source: Calculé sur base de Health Interview Survey, Sciensano [2]

Comparaisons internationales

En 2018, la prévalence du surpoids (incl. l’obésité) auto-rapportée chez les hommes était plus basse en Belgique (55%) que la moyenne des pays de l’Europe des 15 (UE-15) (58%). Les femmes en Belgique (43%) étaient au même niveau que la moyenne de l'UE-15 en 2018 (44%).

  • Hommes
  • Femmes

Prévalence du surpoids (incl. l’obésité) chez les hommes âgés de 18 ans et plus, par pays de résidence (UE-15), 2018 ou année la plus proche
Source: OECD Health statistics [6]

Prévalence du surpoids (incl. l’obésité) chez les femmes âgés de 18 ans et plus, par pays de résidence (UE-15), 2018 ou année la plus proche
Source: OECD Health statistics [6]

4. Surpoids et obésité chez les adolescents

Situation en 2018

En 2018, d’après la moyenne des 2 enquêtes HBSC 2018, la prévalence du surpoids (incl. l’obésité) chez les adolescents est autour de 15%. Elle est plus élevée chez les garçons (15,5%) que chez les filles (14,5%), et chez les plus âgés que chez les plus jeunes (la signification statistique est inconnue). La prévalence la plus basse (autour de 13%) est observée chez les jeunes filles (11-14 ans) tandis que les prévalences les plus élevées (autour de 16%) sont observées chez les garçons âgés de 15-16 ans et les filles âgées de 17-18 ans. La prévalence de l’obésité chez les adolescents est de 4% chez les garçons et 3.6% chez les filles et varie peu par âge.

  • Garçons
  • Filles

Prévalence du surpoids et de l’obésité chez les garçons adolescents, par groupe d’âge, Belgique, 2018
Source: Calculs des auteurs, moyenne belge non pondérée basée sur les enquêtes HBSC [3,4] (seuils IOTF [1])

Prévalence du surpoids et de l’obésité chez les filles adolescents, par groupe d’âge, Belgique, 2018
Source: Calculs des auteurs, moyenne belge non pondérée basée sur les enquêtes HBSC [3,4] (seuils IOTF [1])

Tendances et spécificités communautaires

En 2018, la prévalence du surpoids (incl. l’obésité) chez les adolescents de 15 ans était un peu plus élevée dans la communauté française que dans la communauté flamande ; ceci s’observe seulement chez les garçons, qui présentent un taux de surpoids de 19% et 14,8% respectivement en communauté française et flamande (la significativité statistique est inconnue). Par contre les taux de surpoids chez les filles sont semblables dans les deux communautés.

La prévalence a augmenté entre 2006 et 2014 dans chaque communauté et pour les deux sexes. Entre 2014 et 2018, chez les garçons, la prévalence a diminué dans la communauté flamande alors qu’elle a continué à augmenter en communauté française. Chez les filles, la prévalence de surpoids a augmenté de la même manière dans les deux communautés.

Les tendances de la prévalence de l’obésité ne sont pas disponibles pour le moment.

  • Garçons
  • Filles

Prévalence du surpoids (incl. l’obésité) chez les garçons de 15 ans, par communauté, 2006-2018
Source: HBSC [3-4,7-9] (seuils IOTF [1])

Prévalence du surpoids (incl. l’obésité) chez les filles de 15 ans, par communauté, 2006-2018
Source: HBSC [3-4,7-9] (seuils IOTF [1])

Disparités socio-économiques

Selon le rapport HBSC, le surpoids (incluant l'obésité) est associé à une faible aisance familiale pour les deux sexes. Dans la communauté flamande, les garçons et les filles du groupe socio-économique le plus bas étaient 1,8 fois plus susceptibles d'être en surpoids que les garçons et les filles du groupe socio-économique le plus élevé. Dans la communauté française, les garçons et les filles du groupe socio-économique le plus bas étaient respectivement 2 fois et 3 fois plus susceptibles d'être en surpoids que les garçons et les filles du groupe socio-économique supérieur. Les groupes à faible et à fort revenu sont définis comme les revenus les 20 % les plus faibles et les 20 % les plus élevés dans chaque région.

Prévalence ajustée pour l’âge du surpoids (incluant l'obésité) chez les adolescents, par sexe, communauté et niveau de revenus du ménage, Belgique, 2018
Source: Rapport international HBSC [10]

Comparaisons internationales

Sur base des résultats de 2018, la Belgique se classe assez favorablement parmi les pays de l'UE-15 avec une prévalence du surpoids chez les garçons de 16,1% contre 20,7% pour la moyenne de l'UE-15. La prévalence du surpoids est similaire à la moyenne de l'UE-15 chez les filles (14,3% en Belgique, 14,5% pour l'UE-15).

  • Garçons
  • Filles

Prévalence du surpoids (incluant l’obésité) parmi les garçons adolescents âgés de 15 ans, par pays (UE-15), 2018
Source: OECD Health at a Glance [11]

Prévalence du surpoids (incluant l’obésité) parmi les filles adolescentes âgées de 15 ans, par pays (UE-15), 2018
Source: OECD Health at a Glance [11]

5. En savoir plus

Voir les métadonnées pour cet indicateur

HISIA: Interactive Analysis of the Belgian Health Interview Survey

Health-Behaviour in School-aged Children (HBSC) survey - Fédération Wallonie-Bruxelles

Health-Behaviour in School-aged Children (HBSC) survey - Communauté flamande 

Définitions

Indice de Masse Corporelle
L’indice de masse corporelle est une mesure du poids d’une personne en relation avec à sa taille qui est raisonnable bien liée à la masse graisseuse. Cet indice est calculé comme le poids d’une personne (en kilogrammes) divisé par le carré de sa taille (en mètres).
Catégories d'IMC
Chez les adultes:
• Sous-poids : est défini comme un IMC plus bas que 18,5.
• Poids normal : est défini comme un IMC entre 18,5 et 24,9. 
• Surpoids : est défini comme un IMC entre 25,0 et 29,9. On se réfère souvent au surpoids comme incluant l’obésité c’est-à-dire avec un IMC ≥ 25. 
• Obésité : est défini comme un IMC ≥ 30.
Chez les enfants et les adolescents, les seuils pour définir les catégories d’IMC sont spécifiques par âge et sexe.
UE-15
L’UE-15 (ou Union européenne des Quinze voire Europe des Quinze) correspond à l’ensemble des pays qui appartenaient à l’Union européenne entre 1995 et 2004 : Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, Espagne, Finlande, France, Grèce, Irlande, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Portugal, Royaume-Uni et Suède. Nous comparons l'état de santé de la Belgique à celui de l'UE-15, car ces pays ont des conditions socio-économiques similaires.

Références

  1. International Obesity Task Force. https://www.worldobesity.org/about/about-obesity/obesity-classification
  2. Health Interview Survey, Sciensano, 2018. https://his.wiv-isp.be/fr/Documents%20partages/NS_FR_2018.pdf
  3. HBSC Fédération Wallonie-Bruxelles, ULB, 2018. http://sipes.ulb.ac.be/
  4. HBSC Communauté flamande, UGent, 2018. http://www.jongeren-en-gezondheid.ugent.be/
  5. Health Examination Survey, Sciensano, 2018. https://his.wiv-isp.be/fr/Documents%20partages/HES_FR_2018.pdf
  6. OECD Health statistics. http://stats.oecd.org/
  7. Inchley J et al. eds. Growing up unequal: gender and socioeconomic differences in young people's health and well-being. Health Behaviour in School-aged Children (HBSC) study: international report from the 2013/2014 survey. Copenhagen, WHO Regional Office for Europe, 2016 (Health Policy for Children and Adolescents, No. 7). http://www.euro.who.int/__data/assets/pdf_file/0003/303438/HSBC-No.7-Growing-up-unequal-Full-Report.pdf?ua=1
  8. Currie C et al. eds. Social determinants of health and well-being among young people. Health Behaviour in School-aged Children (HBSC) study: international report from the 2009/2010 survey. Copenhagen, WHO Regional Office for Europe, 2012 (Health Policy for Children and Adolescents, No. 6). http://www.euro.who.int/__data/assets/pdf_file/0003/163857/Social-determinants-of-health-and-well-being-among-young-people.pdf?ua=1
  9. Currie C, Nic Gabhainn S, Godeau E, Roberts C, Smith R, Currie D, Pickett W, Richter M, Morgan A & Barnekow V (eds.) (2008). Inequalities in young people's health: HBSC international report from the 2005/06 Survey. Health Policy for Children and Adolescents, No. 5, WHO Regional Office for Europe, Copenhagen, Denmark. http://www.euro.who.int/__data/assets/pdf_file/0005/53852/E91416.pdf?ua=1
  10. Inchley J, Currie D, Budisavljevic S, Torsheim T, Jastad A, Cosma A. Spotlight on adolescent health and well-being. Findings from the 2017/2018 Health Behaviour in School-aged Children (HBSC) survey in Europe and Canada. International report. Volume 2. Key data [Internet]. Copenhagen: WHO Regional Office for Europe; 2020 [cited 2020 Jun 15]. Available from: https://www.euro.who.int/en/health-topics/Life-stages/child-and-adolescent-health/health-behaviour-in-school-aged-children-hbsc/publications/2020/spotlight-on-adolescent-health-and-well-being.-findings-from-the-20172018-health-behaviour-in-school-aged-children-hbsc-survey-in-europe-and-canada.-international-report.-volume-2.-key-data
  11. OECD Health at a Glance 2020. https://www.oecd-ilibrary.org/social-issues-migration-health/health-at-a-glance-europe-2020_82129230-en

Activité physique

1. Messages clés

En 2018, moins d'un tiers (30%) de la population adulte (18 ans et plus) répondait aux recommandations de l'OMS de consacrer au moins 150 minutes par semaine à une activité physique modérée. Les hommes (36 %) sont plus nombreux à s'y conformer que les femmes (25 %). Les habitants de la Flandre (37 %) et les personnes ayant un diplôme de l'enseignement supérieur (38 %) sont plus nombreux à respecter les recommandations.
Un garçon sur cinq (20 %) et une fille sur huit (13 %) âgés de 11 à 18 ans satisfont aux recommandations de l'OMS qui préconisent de consacrer quotidiennement au moins 60 minutes à une activité physique d'intensité modérée à vigoureuse.

2. Introduction

Le manque d'activité physique est l'un des principaux facteurs de risque en termes de morbidité et de mortalité pour une série de maladies chroniques, comme les maladies cardiovasculaires, le cancer et le diabète. En outre, une activité physique régulière, lorsqu'elle atteint un certain seuil, peut avoir des effets bénéfiques importants sur la santé. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) [1] recommande aux adultes âgés de 18 à 64 ans de pratiquer au moins 150 minutes d'activité physique d'intensité modérée par semaine. Elle recommande également que les enfants et les jeunes âgés de 5 à 17 ans pratiquent quotidiennement au moins 60 minutes d'activité physique d'intensité modérée à vigoureuse.

À ce jour, il n'y a pas de consensus sur la méthode d'estimation des niveaux d'activité physique à partir des déclarations dans les enquêtes : l'utilisation d'instruments et de seuils différents pour classer les niveaux d'activité rend très difficile les comparaisons entre pays. Dans les vagues 2001 à 2013 de l'enquête belge de santé par interview (HIS), l'activité physique a été mesurée à l'aide de la version abrégée du questionnaire international sur l'activité physique (IPAQ). Depuis 2018, le questionnaire EHIS-PAQ est utilisé conformément aux recommandations de l'enquête de santé européenne par interview (EHIS). L'analyse des tendances au cours du temps n'est plus possible, mais la comparabilité internationale sera facilitée.

Nous examinons d'abord un indicateur chez les adultes : la proportion d'adultes répondant aux recommandations de l'OMS de consacrer au moins 150 minutes par semaine à une activité physique modérée, sur base des données auto-déclarées de l'enquête de santé belge par interview (HIS).

Ensuite, sur base des données auto-déclarées de l'enquête sur les comportements de santé des enfants en âge scolaire (HBSC), nous examinons la proportion des adolescents âgés de 11 à 18 ans qui répondent aux recommandations de l'OMS de consacrer au moins 60 minutes par jour à une activité physique d'intensité modérée à vigoureuse.

3. Activité physique chez les adultes

Situation en 2018

Belgique

En Belgique, en 2018, 30 % de la population âgée de 18 ans et plus consacre au moins 150 minutes par semaine à une activité physique modérée. Les hommes (36 %) sont plus nombreux que les femmes (25 %) à respecter les recommandations. La prévalence est la plus élevée dans le groupe d'âge le plus jeune (47 %) et la plus faible dans le groupe d'âge le plus élevé (12 %).

Proportion de la population âgée de 18 ans et plus qui consacre au moins 150 minutes par semaine à une activité physique modérée, par âge et sexe, Belgique, 2018
Source : Enquête de santé par interview, Sciensano [2]
Spécificités régionales

En 2018, les personnes atteignant les recommandations en matière d'activité physique étaient plus nombreuses en Flandre (43 % chez les hommes et 34 % chez les femmes) qu'à Bruxelles (respectivement 29 et 18 %) et en Wallonie (respectivement 27 et 15 %).

Proportion ajustée pour l'âge de la population âgée de 18 ans et plus qui consacre au moins 150 minutes par semaine à une activité physique modérée, par région et sexe, Belgique, 2018
Source : Calculé sur base de Enquête de santé par interview, Sciensano [2]

Disparités socio-économiques

Après ajustement pour l’âge, les personnes ayant un diplôme de l’enseignement supérieur étaient plus susceptibles de respecter les recommandations (38 %) que les personnes ayant un diplôme de l’enseignement secondaire supérieur (26 %), secondaire inférieur (22 %) et primaire (12 %).

Proportion ajustée pour l'âge de la population âgée de 18 ans et plus qui consacre au moins 150 minutes par semaine à une activité physique modérée, par niveau d’instruction, Belgique, 2018
Source : Calculé sur base de Enquête de santé par interview, Sciensano [2]

4. Activité physique chez les adolescents

Situation en 2018

Belgique

En Belgique, en 2018, plus de garçons (20 %) que de filles (13 %) âgés entre 11 et 18 ans respectaient les recommandations de l'OMS de consacrer quotidiennement au moins 60 minutes à une activité physique d'intensité modérée à vigoureuse. Une diminution est observée en grandissant, les jeunes adolescents (âgés de 11-12 ans) étant plus susceptibles d'être suffisamment actifs physiquement que les adolescents plus âgés.

Proportion des adolescents de 11 à 18 ans qui consacre quotidiennement au moins 60 minutes à une activité physique d’intensité modérée à vigoureuse, par âge et sexe, Belgique, 2018
Source : Calculs des auteurs, moyenne belge non pondérée basée sur les enquêtes HBSC fédération Wallonie-Bruxelles [3] et HBSC communauté flamande [4]
Spécificités communautaires

Les adolescents de la Communauté flamande (21 % des garçons et 14 % des filles) sont plus nombreux à satisfaire aux recommandations de l'OMS que ceux de la Communauté française (18 % des garçons et 11 % des filles).

Tendances 

Chez les garçons, entre 2014 et 2018, une augmentation de la proportion des adolescents répondant aux recommandations de l'OMS a été observée en Communauté flamande; une diminution observée simultanément en Communauté française a conduit à une moyenne belge stable.

Chez les filles, entre 2014 et 2018, une augmentation de la proportion des adolescentes répondant aux recommandations de l'OMS a été observée en Communauté flamande ; avec une proportion stable en Communauté française, cela a conduit à une augmentation de la moyenne belge.

  • Garçons
  • Filles

Proportion des garçons âgés de 11 à 18 ans qui consacre quotidiennement au moins 60 minutes à une activité physique modérée à vigoureuse, par communauté, Belgique, 2014-2018
Source : HBSC Fédération Wallonie-Bruxelles [3] et HBSC Communauté flamande [4]

Proportion des filles âgés de 11 à 18 ans qui consacre quotidiennement au moins 60 minutes à une activité physique modérée à vigoureuse, par communauté, Belgique, 2014-2018
Source : HBSC Fédération Wallonie-Bruxelles [3] et HBSC Communauté flamande [4]

Disparités socio-économiques

Selon le rapport HBSC, pratiquer au moins 60 minutes d’activité physique par jour est généralement associé à une plus haute aisance familiale. En Communauté flamande, les garçons et les filles appartenant au groupe socio-économique le plus élevé avaient respectivement 2 fois et 1,7 fois plus de chances de respecter les recommandations que les garçons et les filles appartenant au groupe socio-économique le plus bas. En Communauté française, un gradient socio-économique n’a été observé que chez les filles, les filles du groupe socio-économique le plus élevé avaient 1,6 fois plus de chances de respecter les recommandations que les filles du groupe socio-économique le plus bas.

Des différences régionales ont également été observées par groupe socio-économique : les garçons du groupe de faible aisance familiale avaient 1,5 fois plus de chances de pratiquer au moins 60 minutes d’activité physique par jour en Communauté française qu'en Communauté flamande, alors qu'au contraire, les garçons du groupe d'aisance familiale élevé avaient 1,3 fois plus de chances de pratiquer assez d’activités physique en Communauté flamande qu’en Communauté française. Chez les filles, un même gradient faible/élevé a été observé dans les deux communautés.

Proportion des adolescents âgés de 11 à 18 ans qui consacre quotidiennement au moins 60 minutes d'activité physique d'intensité modérée à vigoureuse, par sexe, communautés et groupe d'aisance familiale, Belgique, 2018.
Source : Rapport international HBSC [5]

Comparaison internationale

Le rapport international HBSC 2018 révèle que pour tous les pays considérés, la proportion de jeunes respectant les recommandations d’activité physique est assez faible, allant de 7% à 24% chez les garçons, et de 4% à 14% chez les filles. En gardant à l'esprit le fait que la situation est préoccupante partout, la Belgique ne se classe pas trop mal parmi les pays de l'UE-15. Avec 18,0 % des garçons belges de 15 ans (6e rang) et 10,5 % des filles belges (4e rang) qui satisfont à la recommandation, la Belgique se compare favorablement aux moyennes respectives de 16,1 % et 8,3 % des garçons et des filles de l'UE-15.

  • Garçons
  • Filles

Proportion des garçons âgés de 15 ans qui consacre quotidiennement au moins 60 minutes à une activité physique d'intensité modérée à vigoureuse, par pays de résidence (UE-15), 2018
Source : Rapport international HBSC [5]

Proportion des filles âgés de 15 ans qui consacre quotidiennement au moins 60 minutes à une activité physique d'intensité modérée à vigoureuse, par pays de résidence (UE-15), 2018
Source : Rapport international HBSC [5]

 

5. En savoir plus

Voir les métadonnées pour ces indicateurs

HISIA: Interactive Analysis of the Belgian Health Interview Survey

HBSC Fédération Wallonie-Bruxelles

HBSC Communauté flamande

Définitions

Questionnaire EHIS-PAQ
L'EHIS-PAQ est un questionnaire sur l'activité physique composé de 8 questions, qui comprend des domaines spécifiques. Il prend en compte l'activité physique liée au travail, aux déplacements et au sport. Le questionnaire a été testé dans différentes régions et différents contextes culturels en Europe et il permet d'estimer la recommandation en matière d'activité physique bénéfique pour la santé définie par l'OMS.
Pratiquer au moins 150 minutes d'activité physique modérée par semaine
Pour calculer cet indicateur dans la HIS, 3 questions ont été posées aux participants afin d'évaluer le temps qu'ils consacrent à des déplacements en vélo et à des activités de loisir sportif.
Pratiquer quotidiennement au moins 60 minutes d'activité physique d'intensité modérée à vigoureuse
Pour calculer cet indicateur dans l’enquête HBSC, on a demandé aux participants combien de jours au cours de la semaine écoulée ils avaient été physiquement actifs pendant au moins 60 minutes au total.
Proportion ajustée pour l'âge
Comme les facteurs liés au mode de vie sont fortement influencés par l'âge, les comparaisons entre régions et niveaux d'éducation doivent être ajustés pour l’âge pour avoir une structure d'âge similaire.

Références

  1. Global recommendations on physical activity for health. Genève: WHO; 2010. https://www.who.int/dietphysicalactivity/global-PA-recs-2010.pdf
  2. Health Interview Survey, Sciensano, 2001-2018. https://his.wiv-isp.be/fr/SitePages/Rapports_complets_2018.aspx
  3. HBSC Fédération Wallonie-Bruxelles, ULB, 2018. http://sipes.ulb.ac.be/
  4. HBSC Communauté flamande, UGent, 2018. http://www.jongeren-en-gezondheid.ugent.be/
  5. Spotlight on adolescent health and well-being. Findings from the 2017/2018 Health Behaviour in School-aged Children (HBSC) survey in Europe and Canada. International report. Volume 2. Key data, WHO Regional Office for Europe, 2020. https://www.euro.who.int/en/health-topics/Life-stages/child-and-adolescent-health/health-behaviour-in-school-aged-children-hbsc/publications/2020/spotlight-on-adolescent-health-and-well-being.-findings-from-the-20172018-health-behaviour-in-school-aged-children-hbsc-survey-in-europe-and-canada.-international-report.-volume-2.-key-data

Alimentation

1. Messages clés

Le régime alimentaire belge se caractérise par une consommation excessive de viande rouge, de viande transformée et de boissons sucrées, et par une consommation insuffisante de fruits, de légumes, de noix et de graines, de lait, d'œufs et de poisson. Au fil du temps, ces tendances ne se sont que légèrement améliorés.

En 2018, 12,7 % de la population âgée de 6 ans et plus consommait la quantité quotidienne recommandée de fruits et légumes (au moins 5 portions).

En 2018, 20,4 % de la population consommait quotidiennement des boissons sucrées, 4,1 % en consommait un litre ou plus par jour.

Les femmes, les personnes âgées, les personnes ayant fait des études supérieures et les habitants de Bruxelles avaient de meilleures habitudes alimentaires.

2. Introduction

La qualité de l'alimentation est un facteur important pour la santé. Une alimentation saine contribue à la prévention des maladies non transmissibles (MNT), notamment le diabète, le cancer, les maladies cardiaques et les accidents vasculaires cérébraux [1]. Des recommandations pour chaque groupe d'aliments ont été établies aux niveaux international [2] et national [3,4].

En Belgique, des informations sur les habitudes de consommation alimentaire sont disponibles dans deux enquêtes nationales sur la consommation alimentaire (FCS), menées en 2004 et 2014 [5-7]. D'autres données sur les habitudes alimentaires sont disponibles dans l'enquête de santé belge (HIS) en 2001, 2004, 2013 et 2018 [8]. Les données de la FCS sont obtenues à partir de rappels alimentaires de 24h, tandis que la HIS utilise des questions sur les habitudes alimentaires habituelles autodéclarées, qui sont plus sujettes aux biais liés au souvenir et à l'estimation adéquate des quantités consommées.

Dans ce rapport, nous présentons les habitudes de consommation de la FCS et deux indicateurs de la HIS :

  • Les habitudes de consommation de 9 groupes d'aliments (légumes, noix et graines, lait, fruits, œufs, poisson, viandes rouges, boissons sucrées, viandes transformées) sont comparées aux recommandations internationales en 2004 et 2014 [2].
  • La proportion de la population âgée de 6 ans et plus qui consomme quotidiennement la quantité recommandée de fruits et légumes (au moins 5 portions). Les fruits et légumes sont des aliments à faible densité énergétique et sont d'importantes sources de fibres alimentaires, de vitamines et de minéraux. Une consommation élevée de fruits et légumes a été associée de manière significative à une diminution du risque de maladie coronarienne, d'accident vasculaire cérébral et d'obésité [9]. L'OMS recommande une consommation quotidienne de 400 grammes de fruits et légumes (soit 5 portions) [10].
  • La proportion de la population qui boit des boissons sucrées (pas de ‘light’) quotidiennement et celle qui en consomme au moins 1 litre quotidiennement. Une consommation élevée de sucres simples, en particulier sous forme de sucre ajouté dans les boissons sucrées, est associée à de mauvaises habitudes alimentaires, à une prise de poids malsaine, à un risque de caries dentaires et autres MNT [1,9]. L'OMS recommande fortement de limiter la consommation de sucres simples à moins de 10 % de la consommation énergétique totale, tout au long de la vie [11]. Vu cette recommandation, la consommation de boissons sucrées doit être évitée.

3. Habitudes générales de consommation

Globalement, le régime alimentaire belge se caractérise par une consommation excessive de viande rouge, de viande transformée et de boissons sucrées et par une consommation insuffisante de fruits, légumes, noix et graines, lait, œufs et poisson. Dans l'ensemble, ces tendances ne se sont que légèrement améliorées entre 2004 et 2014. Pour la consommation de viande rouge, en revanche, une amélioration a été observée, la proportion de consommation excessive passant de 59% à 36%.

Proportion de la population au-dessus ou en dessous des recommandations diététiques nationales et internationales, par groupe alimentaire et par année, Belgique 2004-2014
Source : Enquête de consommation alimentaire (FCS), Sciensano [7]
hsr fr nutrition overview

4. Consommation de fruits et légumes

Situation en 2018

Belgique

En 2018, 12,7 % de la population âgée de 6 ans et plus consommait la quantité quotidienne recommandée de fruits et légumes (au moins 5 portions). Les femmes (15,6 %) étaient plus nombreuses que les hommes (9,8 %) à consommer la quantité recommandée. Les enfants et les jeunes adultes étaient moins susceptibles de respecter les recommandations que les adultes d'âge moyen et les personnes âgés.

Proportion de la population âgée de 6 ans et plus consommant quotidiennement la quantité recommandée de fruits et légumes (au moins 5 portions), par âge et par sexe, Belgique, 2018
Source : Health Interview Survey, Sciensano [8]
Spécificités régionales

Chez les hommes comme chez les femmes, après ajustement pour l'âge, les recommandations sur la consommation quotidienne de fruits et légumes étaient mieux respectées à Bruxelles (13,3% chez les hommes et 19,2% chez les femmes) et en Wallonie (12,5% et 18,0%) qu'en Flandre (8,7% et 14,7%).

Prévalence ajustée pour l'âge de la population âgée de 6 ans et plus consommant quotidiennement la quantité recommandée de fruits et légumes (au moins 5 portions), par sexe et par région, Belgique, 2018
Source : Calculs des auteurs sur base de la Health Interview Survey, Sciensano [8]

Disparités socio-économiques

Le statut socio-économique a une forte influence sur la probabilité de respecter les recommandations concernant la consommation de fruits et légumes (au moins 5 portions). En 2018, les personnes ayant fait des études supérieures (18,0 %) avaient 2,9 fois plus de chances de respecter les recommandations que celles du groupe ayant le niveau d'éducation le plus bas (6,3 %). Les personnes ayant fait des études secondaires (9,2 % à 9,9 %) avaient également près de deux fois moins de chances de respecter les recommandations que les personnes ayant fait des études supérieures.

Prévalence ajustée pour l'âge de la population âgée de 6 ans et plus consommant quotidiennement la quantité recommandée de fruits et légumes (au moins 5 portions), par niveau d'instruction, Belgique, 2018
Source : Calculs des auteurs sur base de la Health Interview Survey, Sciensano [8]

5. Consommation de boissons sucrées

Situation en 2018

Belgique

En 2018, 20,4 % de la population consommait quotidiennement des boissons sucrées et 4,1 % de la population en consommait au moins 1 litre ou plus par jour. Davantage d'hommes (24,9 %) que de femmes (16 %) buvaient quotidiennement des boissons sucrées. La prévalence de la consommation quotidienne était plus élevée chez les 15-24 ans et les 25-34 ans (29,2% et 28.6%, respectivement) et diminuait dans les groupes plus âgés.

Proportion de la population buvant quotidiennement des boissons sucrées (pas de ‘light’) par âge et par sexe, Belgique, 2018
Source : Health Interview Survey, Sciensano [8]
Spécificités régionales

La prévalence de la population buvant quotidiennement des boissons sucrées était de 16,3% à Bruxelles, 20,1% en Flandre et 22,9% en Wallonie.

Tendances

Belgique

Il y a eu moins de personnes qui ont bu des boissons sucrées quotidiennement en 2018 (20,4 %) qu'en 2013 (25,5 %). Cette tendance a été observée tant chez les hommes (qui sont passés de 30,2 % en 2013 à 24,9 % en 2018) que chez les femmes (de 21,1 % à 16 %).

  • Hommes
  • Femmes

Prévalence ajustée pour l'âge des hommes buvant quotidiennement des boissons sucrées (pas de ‘light’), par région, Belgique, 2013-2018
Source : Calculs des auteurs sur base de la Health Interview Survey, Sciensano [8]

Prévalence ajustée pour l'âge des femmes buvant quotidiennement des boissons sucrées (pas de ‘light’), par région, Belgique, 2013-2018
Source : Calculs des auteurs sur base de la Health Interview Survey, Sciensano [8]

Spécificités régionales

Après ajustement pour l'âge, la même tendance à la baisse a été observée dans les trois régions.

Disparités socio-économiques

Sur base de la prévalence ajustée pour l'âge, les personnes ayant fait des études supérieures étaient moins susceptibles de consommer quotidiennement des boissons sucrées que les personnes ayant un niveau d'éducation inférieur.

Prévalence ajustée pour l'âge de la population buvant quotidiennement des boissons sucrées (pas de ‘light’), par niveau d'instruction, Belgique, 2018
Source : Calculs des auteurs sur base de la Health Interview Survey, Sciensano [8]

6. En savoir plus

Voir les métadonnées pour cet indicateur

FCS: Food consumption survey

HISIA: Interactive Analysis of the Belgian Health Interview Survey

Définitions

Prévalence ajustée pour l'âge
Comme les facteurs liés au mode de vie sont fortement influencés par l'âge, les comparaisons entre régions et niveaux d'éducation doivent être ajustés pour l’âge pour avoir une structure d'âge similaire.

Références

  1. Amine EK, Baba NH, Belhadj M, Deurenberg-Yap M, Djazayery A, Forrestre T, et al. Diet, nutrition and the prevention of chronic diseases. World Health Organ Tech Rep Ser. Vol. 916. Geneva: World Health Organization; 2003.
  2. GBD 2017 Risk Factor Collaborators. Global, regional, and national comparative risk assessment of 84 behavioural, environmental and occupational, and metabolic risks or clusters of risks for 195 countries and territories, 1990-2017: a systematic analysis for the Global Burden of Disease Study 2017. Lancet. 2018; 392(10159): 1923–94.
  3. Vanhauwaert E. De actieve voedingsdriehoek: een praktische voedings- en beweeggids. Brussel; 2012 p. 1-108.
  4. Lebacq T, Oost C. Recommandations alimentaires. In: Tafforeau J, editor. 2016.
  5. De Ridder K, Bel S, Brocatus L, Lebacq T, Ost C, Teppers E. La consommation alimentaire. Résumé des principaux résultats. In: Teppers E, Tafforeau J, editors. Bruxelles: WIV-ISP; 2016.
  6. Debacker N, Cox B, Temme L, Huybrechts I, Van Oyen H. De Belgische voedselconsumptiepeiling 2004: voedingsgewoonten van de Belgische bevolking ouder dan 15 jaar. Wetenschappelijk Instituut Volksgezondheid; 2007.
  7. Sciensano. Website of the Belgian National Food Consumption survey 2014. https://fcs.wiv-isp.be/SitePages/Home.aspx.
  8. Drieskens S, Charafeddine R, Gisle L. Enquête de santé 2018: Habitudes nutritionnelles [Internet]. Bruxelles, Belgique: Sciensano; Report No.: D/2019/14.440/64. Available from: https://his.wiv-isp.be/fr/Documents%20partages/NH_FR_2018.pdf
  9. EFSA Panel on Dietetic Products, Nutrition, and Allergies (NDA). Scientific opinion on principles for deriving and applying dietary reference values. EFSA J. 2010; 8(3): 1458.
  10. World Health Organization. Diet, nutrition, and the prevention of chronic diseases. Report of a WHO Study Group. Geneva: World Health Organization;1990.
  11. World Health Organization. Guideline: sugars intake for adults and children. Geneva: World Health Organization; 2015.