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Mortality and Causes of Death

Ischemic heart disease is the main cause of death, while suicide is the main cause of potential years of life lost.

Mortalité prématurée par cause de décès

1. Messages-clés

Les causes de décès prématurés (avant 75 ans) responsables du plus grand nombre d’années de vie perdues sont:
  • le suicide, le cancer du poumon et les cardiopathies ischémiques chez les hommes
  • les cancers du sein et du poumon et le suicide chez les femmes.
Le taux de mortalité prématurée a diminué entre 2000 et 2016 pour la plupart des causes de décès. En particulier, les cardiopathies ischémiques et les accidents de transports ont diminué de plus de 50% dans les deux sexes. Les exceptions à cette tendance générale sont le cancer du poumon et la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) chez les femmes qui ont augmenté régulièrement.

2. Introduction

Les causes de décès sont analysées à l’aide de la Classification Internationale des Maladies 10ème édition (CIM-10) de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Dans ce rapport, on utilise la cause initiale de décès indiquée sur le certificat de décès pour analyser la mortalité. Il est recommandé d’utiliser la cause initiale et non les causes immédiates ou contribuant au décès pour la production de statistiques de mortalité. En effet, dans une perspective de santé publique, l’objectif est de casser la chaine des évènements menant à la mort et donc de prévenir la cause initiale [1].

Dans la première section, les causes de décès sont présentées groupées par chapitre de la CIM-10, en se basant sur la première lettre du code CIM-10. Dans la seconde section, des analyses par cause spécifique sont réalisées afin de tirer des conclusions plus opérationnelles.

La mortalité prématurée désigne les décès ayant lieu trop tôt c’est-à-dire avant l’âge correspondant à l’espérance de vie. Dans ce rapport la mortalité prématurée se réfère aux décès avant 75 ans. Diminuer la mortalité prématurée est un objectif-clé de santé publique et de fait une grande partie de la mortalité prématurée est évitable par des actions de santé publique. Le classement des causes de décès prématurés en fonction du nombre d’années de vie perdues est un outil intéressant pour mettre en place des priorités de santé publique.

La mortalité prématurée par cause peut être mesurée de 2 manières:

  • Le taux de mortalité prématurée, qui mesure la fréquence des décès dû à une condition spécifique avant 75 ans pour 100 000 personnes de moins de 75 ans dans la population. Cet indicateur permet de comparer la fréquence de différentes causes de décès.
  • Les années potentielles de vie perdues (PYLL), qui prennent en compte la fréquence et l’âge des décès, pondère chaque décès en fonction de l’âge auquel le décès survient et donne donc plus de poids aux décès survenant chez les plus jeunes [2]. Les PYLL permettent donc de comparer les causes en fonction de leur fardeau en terme d’années de vie perdues.

Le classement basé sur les PYLL donnent plus de poids aux causes externes que le classement basé sur les taux parce que les décès dus aux causes externes se produisent en général à un plus jeune âge que les décès dus aux maladies chroniques.

Ces deux indicateurs sont ajustés pour l’âge avec la structure de la population standard européenne 2010 comme référence afin de prendre en compte les effets des variations de structures d’âge des populations.

3. Belgique

Une majorité de décès dus aux tumeurs, aux maladies cardiovasculaires et aux causes externes

Dans les deux sexes, près de 70% des décès prématurés sont causés par les mêmes 3 groupes de causes:

  • Les tumeurs, principalement des cancers
  • Les maladies cardiovasculaires
  • Les causes externes, principalement des suicides et des accidents de la route

La proportion des tumeurs parmi les décès prématurés est plus élevée chez les femmes que chez les hommes. Inversement, la proportion des maladies du système circulatoire et des causes externes est plus élevée chez les hommes.

  • Hommes
  • Femmes

Distribution des causes de décès (par chapitre ICM-10) prématurés (avant 75 ans) chez les hommes, classées par taux de mortalité ajusté pour l’âge*, Belgique, 2016
Source: Calculé par Sciensano sur base de données de Statbel
(*) ajusté pour l’âge avec la population standard européenne 2010

Distribution des causes de décès (par chapitre ICM-10) prématurés (avant 75 ans) chez les femmes, classées par taux de mortalité ajusté pour l’âge*, Belgique, 2016
Source: Calculé par Sciensano sur base de données de Statbel
(*) ajusté pour l’âge avec la population standard européenne 2010

Top 10 des causes spécifiques de décès prématurés

Les causes spécifiques de décès prématurés les plus fréquentes (mesurées par les taux de mortalité) sont :

  • Chez les hommes: le cancer du poumon, les cardiopathies ischémiques et le suicide
  • Chez les femmes: le cancer du poumon et du sein et les maladies cérébro-vasculaires.

Les causes de décès avec le plus lourd fardeau en terme de vie perdues (PYLL) sont:

  • Chez les hommes : le suicide, le cancer du poumon, les cardiopathies ischémiques et les accidents de transports
  • Chez les femmes : le cancer du sein, le cancer du poumon, le suicide et les maladies cérébro-vasculaires.
  • Hommes
  • Femmes

Top 10 des causes spécifiques de décès prématuré (avant 75 ans) classées par taux de mortalité ajusté pour l’âge*, chez les hommes, Belgique, 2016
Source: Calculé par Sciensano sur base de données de Statbel
(*) ajusté pour l’âge avec la population standard européenne 2010

Top 10 des causes spécifiques de décès prématuré (avant 75 ans) classées par taux de mortalité ajusté pour l’âge*, chez les femmes, Belgique, 2016
Source: Calculé par Sciensano sur base de données de Statbel
(*) ajusté pour l’âge avec la population standard européenne 2010

  • Hommes
  • Femmes

Top 10 des causes spécifiques de décès prématuré (avant 75 ans) classées par années potentielles de vie perdues*, chez les hommes, Belgique, 2016
Source: Calculé par Sciensano sur base de données de Statbel
(*) ajusté pour l’âge avec la population standard européenne 2010

Top 10 des causes spécifiques de décès prématuré (avant 75 ans) classées par années potentielles de vie perdues*, chez les femmes, Belgique, 2016
Source: Calculé par Sciensano sur base de données de Statbel
(*) ajusté pour l’âge avec la population standard européenne 2010

Tendances: améliorations pour la plupart des causes de décès, détérioration pour le cancer du poumon chez les femmes

Toutes les causes de décès prématurés tentent à diminuer (ou au moins à rester stable) entre 2000 et 2016. Par exemple:

  • La mortalité prématurée due aux cardiopathies ischémiques enregistre une diminution spectaculaire de plus de 50% dans les deux sexes
  • Le même phénomène est observé pour les maladies cérébro-vasculaires
  • Le taux de mortalité prématuré par cancer du poumon enregistre une diminution substantielle de 39%, mais uniquement chez les hommes.

Cependant, le taux de mortalité prématuré par cancer du poumon chez les femmes enregistre une augmentation importante de 55%. De la 4ème cause de décès, il est maintenant passé à la 1ère juste devant le cancer du sein. Une légère augmentation est également observée pour la BPCO chez les femmes.

  • Hommes
  • Femmes

Taux de mortalité (pour 1000 000) prématuré (avant 75 ans) ajusté pour l’âge* pour les 6 causes principales de décès chez les hommes, Belgique, 2000-2016
Source: Calculé par Sciensano sur base de données de Statbel
(*) ajusté pour l’âge avec la population standard européenne 2010

Taux de mortalité (pour 1000 000) prématuré (avant 75 ans) ajusté pour l’âge* pour les 6 causes principales de décès chez les femmes, Belgique, 2000-2016
Source: Calculé par Sciensano sur base de données de Statbel
(*) ajusté pour l’âge avec la population standard européenne 2010

4. Regions

Disparités entre régions, taux de mortalité prématuré plus bas en Flandres

Chez les hommes, les taux de mortalité prématurée sont plus élevés en Wallonie qu’en Flandres pour les 6 principales causes de décès. Le ratio Wallonie versus Flandres (W/F) est particulièrement élevé pour les maladies chroniques du foie (le ratio est de 1.7), les cardiopathies ischémiques (1.6) et la BPCO (1.5). Les différences entre la région bruxelloise et la Flandres (B/F) sont moins prononcées, les plus hauts ratios sont observés pour la BPCO (1.5) et les maladies chroniques du foie (1.4). Le ratio B/F est cependant plus haut que le ratio W/F pour les maladies cérébro-vasculaires (+ l’hypertension artérielle) (1.4). Le taux de mortalité par suicide à Bruxelles est sous-estimé en raison du retard du parquet dans la confirmation des cas de suicide.

Chez les femmes, comme chez les hommes, les taux de mortalité prématurée sont plus hauts en Wallonie qu’en Flandres pour les 6 causes principales de décès, excepté pour le cancer du sein. Les ratios W/F les plus élevés sont observés pour les cardiopathies ischémiques (1.9) et la BPCO (1.5). Les ratios B/F sont moins prononcés, avec les ratios les plus élevés pour les cardiopathies ischémiques (1.5) et les maladies cérébro-vasculaires (1.2). Comme chez les hommes, le taux de mortalité par suicide à Bruxelles est une sous-estimation.

  • Hommes
  • Femmes

Ratios régionaux des 6 principales causes de mortalité prématurée (avant 75 ans) (en utilisant la Flandres comme référence), chez les hommes, 2016
Source: Calculé par Sciensano sur base de données de Statbel
Note: Les taux de suicide à Bruxelles sont sous-estimés et donc pas représentés

Ratios régionaux des 6 principales causes de mortalité prématurée (avant 75 ans) (en utilisant la Flandres comme référence), chez les femmes, 2016
Source: Calculé par Sciensano sur base de données de Statbel
Note: Les taux de suicide à Bruxelles sont sous-estimés et donc pas représentés

Classement

Le plus haut taux de mortalité est observé pour le cancer du poumon dans les 3 régions et depuis 2015 dans les deux sexes. La deuxième cause de décès est également commune aux régions : les cardiopathies ischémiques chez les hommes et le cancer du sein chez les femmes. La troisième cause de décès est

  • Chez les hommes, le suicide en Wallonie et en Flandres et la BPCO à Bruxelles
  • Chez les femmes, les maladies cérébro-vasculaires en Flandres et à Bruxelles et les cardiopathies ischémiques en Wallonie.

En comparant les années potentielles de vie perdues (PYLL):

  • Chez les hommes, le suicide est premier en Flandres et en Wallonie, suivi par le cancer du poumon. A Bruxelles, le cancer du poumon se classe avant le suicide. Les cardiopathies ischémiques se classent en 3è position dans les 3 régions.
  • Chez les femmes, le cancer du poumon est premier en Wallonie, 2ème en Flandres et à Bruxelles après le cancer du sein. Le suicide est 3ème dans toutes les régions.

Il est intéressant de noter que les accidents de transports sont classés assez haut en PYLL chez les hommes, même si le taux de mortalité prématuré est plutôt bas. Le taux de mortalité par suicide à Bruxelles est sous-estimé en raison du retard du parquet dans la confirmation des cas de suicide.

Classement des principales causes de décès prématurés selon les taux de mortalité et les années potentielles de vie perdues (PYLL), par sexe et par région, Belgique, 2016
Source: Calculé par Sciensano sur base de données de Statbel
Hommes Classement selon les taux de mortalité prématuré
Classement selon les années potentielles de vie perdues
Cause de décès
Flandres Bruxelles Wallonie Flandres Bruxelles Wallonie
Cancer du poumon 1 1 1 2 1 2
Cardiopathies ischémiques 2 2 2 3 3 3
Suicide 3 5 3 1 2 1
Maladies cérébro-vasculaires + HTA 4 4 6 5 5 7
Bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) 5 3 4 10 6 6
Cancer colorectal
6 8 7 8 8 8
Maladies chroniques du foie 7 6 5 6 4 5
Accidents de la route 13 23 11 4 12 4
             
Femmes Classement selon les taux de mortalité prématuré Classement selon les années potentielles de vie perdues
Cause de décès Flandres Bruxelles Wallonie Flandres Bruxelles Wallonie
Cancer du poumon 1 1 1 2 2 1
Cancer du sein 2 2 2 1 1 2
Maladies cérébro-vasculaires + HTA 3 3 4 4 4 4
Bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) 4 5 5 8 7 6
Suicide 5 10 6 3 3 3
Cancer colorectal 6 6 7 5 11 10
Cardiopathies ischémiques 7 4 3 11 5 5
Maladies chroniques du foie 10 9 11 6 6 9

Tendances

Pour la plupart des causes de décès, les taux de mortalité prématurée sont plus haut en Wallonie qu’en Flandres. Les évolutions de la mortalité prématurée sont semblables dans les 3 régions. L’accent a été mis ici sur les causes de décès spécifiques avec des différences régionales remarquables ou des tendances particulières.

1. Le taux de mortalité prématurée pour le cancer du poumon a diminué chez les hommes dans les 3 régions entre 2000 et 2016 (-40% à Bruxelles et en Flandres et -33% en Wallonie). Ces taux sont plus élevés en Wallonie durant toute la période. Chez les femmes, les taux ont régulièrement augmenté en Flandres et en Wallonie tout en restant stable à Bruxelles depuis 2006. Les femmes bruxelloises avaient les taux les plus élevés de mortalité par cancer du poumon avant que les wallonnes ne prennent le pas en 2010.

  • Hommes
  • Femmes

Taux de mortalité prématurée (avant 75 ans) due au cancer du poumon ajusté pour l’âge* (pour 100 000) chez les hommes, par année et par région, Belgique, 2000-2016
Source: Calculé par Sciensano sur base de données de Statbel
(*) ajusté pour l’âge avec la population standard européenne 2010

Taux de mortalité prématurée (avant 75 ans) due au cancer du poumon ajusté pour l’âge* (pour 100 000) chez les femmes, par année et par région, Belgique, 2000-2016
Source: Calculé par Sciensano sur base de données de Statbel
(*) ajusté pour l’âge avec la population standard européenne 2010

2. Les taux de mortalité dus aux cardiopathies ischémiques diminuent plus rapidement en Flandres (-65% chez les hommes et -71% chez les femmes) qu’en Wallonie (-52% dans les deux sexes). Par conséquent, l’écart entre régions s’accroit.

  • Hommes
  • Femmes

Taux de mortalité prématurée (avant 75 ans) due aux cardiopathies ischémiques ajusté pour l’âge* (pour 100 000) chez les hommes, par année et région, Belgique, 2000-2016
Source: Calculé par Sciensano sur base de données de Statbel
(*) ajusté pour l’âge avec la population standard européenne 2010

Taux de mortalité prématurée (avant 75 ans) due aux cardiopathies ischémiques ajusté pour l’âge* (pour 100 000) chez les femmes, par année et région, Belgique, 2000-2016
Source: Calculé par Sciensano sur base de données de Statbel
(*) ajusté pour l’âge avec la population standard européenne 2010

3. Les taux de mortalité prématuré par suicide diminuent chez les hommes en Flandres et en Wallonie (depuis 2008). Chez les femmes, le taux de mortalité par suicide est resté stable à un niveau plus bas que chez les hommes.

  • Hommes
  • Femmes

Taux de mortalité prématurée (avant 75 ans) due aux suicides ajusté pour l’âge* (pour 100 000) chez les hommes, par année et région, Belgique, 2000-2016
Source: Calculé par Sciensano sur base de données de Statbel
(*) ajusté pour l’âge avec la population standard européenne 2010
Note : Le taux de suicide à Bruxelles est une sous-estimation et n’est donc pas représenté.

Taux de mortalité prématurée (avant 75 ans) due aux suicides ajusté pour l’âge* (pour 100 000) chez les femmes, par année et région, Belgique, 2000-2016
Source: Calculé par Sciensano sur base de données de Statbel
(*) ajusté pour l’âge avec la population standard européenne 2010
Note : Le taux de suicide à Bruxelles est une sous-estimation et n’est donc pas représenté.

4. Chez les hommes, les taux de mortalité pour la BPCO ont diminué de 42% en Flandres et en Wallonie et de 30% à Bruxelles sur la période. Au contraire, les taux de mortalité pour la BPCO chez les femmes ont augmenté en Flandres et en Wallonie.

  • Hommes
  • Femmes

Taux de mortalité prématurée (avant 75 ans) due aux BPCO ajusté pour l’âge* (pour 100 000) chez les hommes, par année et région, Belgique, 2000-2016
Source: Calculé par Sciensano sur base de données de Statbel
(*) ajusté pour l’âge avec la population standard européenne 2010

Taux de mortalité prématurée (avant 75 ans) due aux BPCO ajusté pour l’âge* (pour 100 000) chez les femmes, par année et région, Belgique, 2000-2016
Source: Calculé par Sciensano sur base de données de Statbel
(*) ajusté pour l’âge avec la population standard européenne 2010

5. Les taux de mortalité prématurée due au cancer colorectal était plus élevé en Flandres que dans les autres régions. Le taux a diminué plus vite en Flandres (-46% pour les hommes et -37% pour les femmes) qu’en Wallonie (-10% chez les hommes et -7% chez les femmes). En 2016, la Wallonie expérience le plus haut taux de mortalité prématurée due au cancer colorectal.

  • Hommes
  • Femmes

Taux de mortalité prématurée (avant 75 ans) due au cancer colorectal ajusté pour l’âge* (pour 100 000) chez les hommes, par année et région, Belgique, 2000-2016
Source: Calculé par Sciensano sur base de données de Statbel
(*) ajusté pour l’âge avec la population standard européenne 2010

Taux de mortalité prématurée (avant 75 ans) due au cancer colorectal ajusté pour l’âge* (pour 100 000) chez les femmes, par année et région, Belgique, 2000-2016
Source: Calculé par Sciensano sur base de données de Statbel
(*) ajusté pour l’âge avec la population standard européenne 2010

5. En savoir plus

Voir les métadonnées pour ces indicateurs

Statbel: Causes de décès

Sciensano: Standardized Procedures for Mortality Analysis (SPMA)

WHO: CIM-10

Définitions

Taux brut de mortalité
Le taux brut de mortalité est le nombre de décès enregistrés dans le pays divisé par la population correspondante.
Taux de mortalité ajusté pour l’âge
L’ajustement pour l’âge est une moyenne pondérée des taux de mortalité par âge pour éliminer les variations due aux différences dans la structure par âge entre populations.
Classification Internationale des Maladies 10ème édition (CIM-10)
La Classification internationale des maladies est une codification internationale des maladies et d'une grande variété de signes, symptômes, lésions traumatiques, empoisonnements, circonstances sociales et causes externes de blessures ou de maladies.
Années potentielles de vie perdues
Les années potentielles de vie perdues (PYLL) mesurent le nombre d'années de vie perdues en raison d'un décès prématuré. Les PYLL donnent plus de poids aux décès qui surviennent chez les groupes d'âge plus jeunes que chez les personnes plus âgées. Le calcul des PYLL consiste à additionner les décès survenus à chaque âge et à les multiplier par le nombre d'années restantes pour vivre jusqu'à un âge donné (ici, 75 ans).
Taux de mortalité prématurée
Le taux de mortalité prématurée est défini ici comme le nombre de décès survenus avant l'âge de 75 ans enregistrés dans le pays divisé par la population correspondante.
Cause de décès initiale
La maladie ou blessure qui a initié la chaine d’événements morbides qui a mené directement au décès, ou les circonstances de l’accident ou de la violence qui a causé la blessure fatale.
Tumeurs
Egalement désigné par néoplasmes dans la CIM-10. Dans les causes de décès, le groupe des néoplasmes inclut 95% de néoplasmes malins (ou cancers), les 5% restant étant des tumeurs bénignes ou de comportements limites. 

Références

  1. World Health Organization. International statistical classification of diseases and related health problems 10th. 2016.
  2. Gardner JW, Sanborn JS. Years of Potential Life Lost (YPLL). What Does it Measure? Epidemiol 1990;1:322-9.

Mortalité prématurée

1. Messages-clés

Le taux de mortalité prématuré (en dessous de 75 ans) était de 350 pour 100 000 en 2016 en Belgique.
Ce taux a diminué de 27% entre 2000 et 2016 mais malgré cela la Belgique se classe mal parmi les pays de l’Europe des 15. Un excès d’années potentielles de vie perdues (PYLL) de 8% chez les hommes et de 13% chez les femmes est observé par rapport à la moyenne de l’Europe des 15.
La mortalité prématurée était 1,8 fois plus élevé chez les hommes que chez les femmes. On observe des taux de mortalité plus bas en Flandres que dans les autres régions, avec des excès de 40% en Wallonie et 20% à Bruxelles par rapport à la Flandres. La mortalité est en baisse dans les 3 régions mais les disparités régionales persistent.

2. Introduction

La mortalité prématurée désigne les décès ayant lieu trop tôt c’est-à-dire avant l’âge correspondant à l’espérance de vie. Dans la définition opérationnelle de cet indicateur, différents seuils peuvent être utilisés. Dans ce rapport, on considère la mortalité prématurée avant 75 ans. Diminuer la mortalité prématurée est un objectif-clé de santé publique et de fait une grande partie de la mortalité prématurée est évitable par des actions de santé publique.

Le taux brut de mortalité n’est pas bien adapté pour la surveillance de santé. En effet, la mortalité est fortement liée à l’âge et donc les populations vieillissantes font face à une augmentation de leur taux brut de mortalité même lorsque les conditions de santé s’améliorent. Par conséquent, pour comparer les taux de mortalité, la structure par âge des populations comparées va être ajustée sur une référence commune. Dans ce rapport, le taux de mortalité ajusté pour l’âge est présenté avec la population standard européenne 2010 comme référence.

La mortalité prématurée peut aussi être analysée avec l’indicateur années potentielles de vie perdues (PYLL), chaque décès est alors pondéré par l’âge au décès. En faisant cela, plus de poids est donné aux décès aux jeunes âges qui représentent un plus lourd fardeau en termes de vie perdue. Donc, si un décès intervient à l’âge de 65 ans, cela correspond à une valeur de vie perdue (PYLL) de 10. Dans ce rapport, les PYLL sont également utilisés pour la comparaison internationale avec l’âge de 75 ans comme seuil. Les PYLL sont également ajustés pour l’âge.

3. Belgique

Le taux brut de mortalité prématurée était de 331 pour 100 000 et le taux ajusté pour l’âge était de 350 pour 100 000 en 2016 en Belgique. Le taux ajusté pour l’âge était 1,8 fois plus élevé chez les hommes (452) que chez les femmes (254). Ces taux diminuent au cours du temps, la diminution est plus prononcée chez les hommes (-31% entre 2000 et 2016) que chez les femmes (-22%).

4. Regions

Il y a des différences importantes dans la mortalité prématurée entre régions. Comparé à la Flandres, on observe des excès de mortalité de:

  • 44% chez les hommes et 36% chez les femmes en Wallonie
  • 27% chez les hommes et 14% chez les femmes à Bruxelles.

Les taux de mortalité prématurée diminuent dans les 3 régions au même rythme, par conséquent les disparités entre la Flandres et les autres régions persistent. Toutes ces différences sont statistiquement significatives.

  • Hommes
  • Femmes

Taux de mortalité (pour 100 000) prématurée (avant 75 ans) ajusté pour l’âge* chez les hommes, par année et région, Belgique, 2000-2016
Source: Calculé par Sciensano sur base de données de Statbel
(*) avec la Population standard européenne 2010 comme référence

Taux de mortalité (pour 100 000) prématurée (avant 75 ans) ajusté pour l’âge* chez les femmes, par année et région, Belgique, 2000-2016
Source: Calculé par Sciensano sur base de données de Statbel
(*) avec la Population standard européenne 2010 comme référence

5. Arrondissements

En analysant au niveau des arrondissements, il est très clair que les arrondissements flamands ont des taux de mortalité prématurée plus bas que la moyenne belge pour les deux sexes (même si moins prononcé chez les femmes). L’inverse est observé à Bruxelles et dans les arrondissements wallons (sauf pour Nivelles pour les deux sexes). Les plus hauts taux de mortalité prématurée sont observés dans 3 arrondissements du Hainaut.

  • Hommes
  • Femmes

Taux de mortalité (pour 100 000) prématurée (avant 75 ans) ajusté pour l’âge (°) chez les hommes, par arrondissements, 2010–2016
Source: Calculé par Sciensano sur base de données de Statbel
(°) avec la population standard européenne 2010 comme référence; (*) significativement différent de la moyenne à p<0.05; (***) significativement différent de la moyenne à p<0.05 après la correction de Bonferroni
Premature mortality in men BE 2010 2016

Taux de mortalité (pour 100 000) prématurée (avant 75 ans) ajusté pour l’âge (°) chez les femmes, par arrondissements, 2010–2016
Source: Calculé par Sciensano sur base de données de Statbel
(1) avec la population standard européenne 2010 comme référence; (*) significativement différent de la moyenne à p<0.05; (***) significativement différent de la moyenne à p<0.05 après la correction de Bonferroni
Preamture mortality women BE 2010 2016

6. Comparaison internationale

L’indicateur années potentielles de vie perdues (PYLL) est utilisé pour cette comparaison internationale. La Belgique se classe mal chez les hommes comme chez les femmes. Les excès de PYLL en Belgique étaient de 8% chez les hommes et 13% chez les femmes en comparaison avec la moyenne de l’Europe des 15 en 2015 (ou année la plus proche).

  • Hommes
  • Femmes

Années potentielles de vie perdues (avant 75 ans) chez les hommes, par pays, Europe, 2015 ou année la plus proche
Source: Calculé par Sciensano sur base de données de World Health Organization mortality database

Années potentielles de vie perdues (avant 75 ans) chez les femmes, par pays, Europe, 2015 ou année la plus proche
Source: Calculé par Sciensano sur base de données de World Health Organization mortality database

7. En savoir plus

Voir les métadonnées pour ces indicateurs

Statbel: Mortalité générale

Sciensano: Standardized Procedure for Mortality Analysis (SPMA)

WHO: Mortality database

Definitions

Taux brut de mortalité
Le taux brut de mortalité est le nombre de décès enregistrés dans le pays divisé par la population correspondante.
Taux de mortalité ajusté pour l’âge
L’ajustement pour l’âge est une moyenne pondérée des taux de mortalité par âge pour éliminer les variations due aux différences dans la structure par âge entre populations.
Taux de mortalité prématurée
Le taux de mortalité prématurée est défini ici comme le nombre de décès survenus avant l'âge de 75 ans enregistrés dans le pays divisé par la population correspondante.
Années potentielles de vie perdues
Les années potentielles de vie perdues (PYLL) mesurent le nombre d'années de vie perdues en raison d'un décès prématuré. Les PYLL donnent plus de poids aux décès qui surviennent chez les groupes d'âge plus jeunes que chez les personnes plus âgées. Le calcul des PYLL consiste à additionner les décès survenus à chaque âge et à les multiplier par le nombre d'années restantes pour vivre jusqu'à un âge donné (ici, 75 ans).

Mortalité générale par cause de décès

1. Messages-clés

Les tumeurs et maladies cardiovasculaires sont les causes principales de décès observées en Belgique, et représentent plus de la moitié des décès dans les deux sexes. L’importance relative de ces deux catégories a changé au cours du temps : en effet, la mortalité due aux tumeurs a progressivement dépassé la mortalité cardiovasculaire chez les hommes, en raison d’une diminution spectaculaire de la mortalité par cardiopathies ischémiques.
Néanmoins, les maladies cérébro-vasculaires et les cardiopathies ischémiques restent dans le top 3 des causes de décès spécifiques suivi par les démences (incluant la maladie d’Alzheimer) chez les femmes et le cancer du poumon chez les hommes.

2. Introduction

Les causes de décès sont analysées à l’aide de la Classification Internationale des Maladies 10ème édition (CIM-10) de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Dans ce rapport, on utilise la cause initiale de décès indiquée sur le certificat de décès pour analyser la mortalité. Il est recommandé d’utiliser la cause initiale et non les causes immédiates ou contribuant au décès pour la production de statistiques de mortalité. En effet, dans une perspective de santé publique, l’objectif est de casser la chaine des évènements menant à la mort et donc de prévenir la cause initiale [1].

Dans la première section, les causes de décès sont présentées groupées par chapitre de la CIM-10, c’est-à-dire basé sur la première lettre du code CIM-10. Dans la seconde section, un classement des 10 plus importantes causes spécifiques de décès est présenté pour la Belgique et ses régions en fonction des taux de mortalité.

Pour prendre en compte les variations dans la structure par âge de la population belge au cours du temps et permettre la comparaison entre périodes, les taux de mortalité sont présentés ajustés pour l’âge à l’aide de la structure de la population standard européenne 2010.

3. Causes de décès groupées en chapitre de la CIM-10

Distribution

Les tumeurs et les maladies cardiovasculaires sont les principales causes de décès en 2016, représentant ensemble plus de la moitié des décès.

  • Hommes
  • Femmes

Distribution des causes de décès (par chapitre CIM-10) chez les hommes, par taux de mortalité ajusté pour l’âge*, Belgique, 2016
Source: Calculé par Sciensano sur base de données de Statbel
(*) population de référence: Population standard européenne 2010

Distribution des causes de décès (par chapitre CIM-10) chez les femmes, par taux de mortalité ajusté pour l’âge*, Belgique, 2016
Source: Calculé par Sciensano sur base de données de Statbel
(*) population de référence: Population standard européenne 2010

Tendances

Chez les hommes, la mortalité due aux maladies cardiovasculaires et respiratoires a fortement diminué entre 2000 et 2016 (respectivement par 45% et 42%). Par conséquent, le taux de mortalité due aux tumeurs, qui diminue à un rythme plus lent (25%), est aujourd’hui plus élevé que celui des maladies cardiovasculaires.

Chez les femmes, les taux de mortalité des maladies cardiovasculaires et respiratoires diminuent également. Les taux de mortalité liés aux autres maladies sont restés stables. C’est pourquoi le taux de mortalité des tumeurs est maintenant aussi haut que celui des maladies cardiovasculaires.

On notera également l’augmentation des taux de mortalité des maladies mentales et neurologiques chez les hommes (24%) comme chez les femmes (23%) depuis l’an 2000.

Toutes les tendances mentionnées sont statistiquement significatives.

  • Hommes
  • Femmes

Taux de mortalité ajusté pour l’âge* des 5 principaux groupes de causes de décès (par chapitre ICM-10) chez les hommes, Belgique, 2000-2016
Source: Calculé par Sciensano sur base de données de Statbel
(*) population de référence: Population standard européenne 2010

Taux de mortalité ajusté pour l’âge* des 5 principaux groupes de causes de décès (par chapitre ICM-10) chez les femmes, Belgique, 2000-2016
Source: Calculé par Sciensano sur base de données de Statbel
(*) population de référence: Population standard européenne 2010

4. Causes spécifiques de décès

Le classement des 10 causes principales de décès en fonction des taux de mortalité ajusté pour l’âge pour les hommes et pour les femmes est présenté ici. Les 3 principales causes de décès sont :

  • Chez les hommes, les cardiopathies ischémiques, le cancer du poumon et les maladies cérébro-vasculaires (groupées avec l’hypertension artérielle)
  • Chez les femmes, les maladies cérébro-vasculaires (groupées avec l’hypertension), les démences (incluant la maladie d’Alzheimer) et les cardiopathies ischémiques.

Les classements sont assez comparables entre régions. Néanmoins, en Flandres, l’insuffisance cardiaque est classée 3ème chez les femmes et 4ème chez les hommes, beaucoup plus haut que dans les autres régions. Une partie de ces différences pourrait être due aux différences dans le codage des causes de décès entre régions.

  • Hommes
  • Femmes

Classement par taux de mortalité ajusté pour l’âge des principales causes de décès (tous âges) chez les hommes, Belgique et régions, 2016
Source: Calculé par Sciensano sur base de données de Statbel
(*) population de référence: Population standard européenne 2010

Classement par taux de mortalité ajusté pour l’âge des principales causes de décès (tous âges) chez les femmes, Belgique et régions, 2016
Source: Calculé par Sciensano sur base de données de Statbel
(*) population de référence: Population standard européenne 2010

5. En savoir plus

Voir les métadonnées pour ces indicateurs

Statbel: Causes de décès

Sciensano: Standardized Procedure for Mortality Analysis (SPMA)

WHO: ICD-10

Définitions

Classification Internationale des Maladies 10ème édition (CIM-10)
La Classification internationale des maladies est une codification internationale des maladies et d'une grande variété de signes, symptômes, lésions traumatiques, empoisonnements, circonstances sociales et causes externes de blessures ou de maladies.
Cause de décès initiale
La maladie ou blessure qui a initié la chaine d’événements morbides qui a mené directement au décès, ou les circonstances de l’accident ou de la violence qui a causé la blessure fatale.
Cause immédiate de décès
La maladie, blessure ou complication finale causant directement la mort.
Cause contribuant au décès
Toutes les autres importantes maladies, conditions ou blessures qui ont contribué au décès mais qui n’ont pas provoqué la cause initiale de décès.
Taux de mortalité ajusté par l’âge
L’ajustement pour l’âge est une moyenne pondérée des taux de mortalité par âge pour éliminer les variations venant des différences dans la structure par âge entre populations.
Tumeurs
Egalement désigné par néoplasmes dans la CIM-10. Dans les causes de décès, le groupe des néoplasmes inclut 95% de néoplasmes malins (ou cancers), les 5% restant étant des tumeurs bénignes ou de comportements limites.

Références

  1. WHO. ICD-10: International statistical classification of diseases and related health problems: Instruction manual. Geneva: World Health Organization; 2011.

 

Mortalité générale

1. Messages-clés

Le nombre de décès en Belgique est resté stable au cours du temps, on compte autour de 105 000 décès par an.
Le taux brut de mortalité a diminué à peine de 6% depuis 2000. Néanmoins, après ajustement pour l’âge, on observe que le taux de mortalité a diminué de près de 23% depuis 2000. Cela reflète bien le fait que la distribution par âge de la population varie au cours du temps : la population vieillit et l’âge au décès augmente.
Le taux de mortalité est 1,5 fois plus élevé chez les hommes que chez les femmes mais cet écart diminue. On observe des variations géographiques avec des taux de mortalité plus bas dans la région flamande. En général, la mortalité diminue au cours du temps dans les trois régions mais les disparités régionales persistent.

2. Introduction

La mortalité est un indicateur traditionnel utilisé en santé, bien que celle-ci reflète plutôt un état de « non-santé ». Bien que les évènements mesurés soient irréversibles, l’analyse de la mortalité est une source d’information essentielle pour l’orientation de la santé publique. Elle fournit des informations sur l’importance des problèmes de santé sévères, leur évolution au cours du temps et un aperçu de leurs déterminants (par exemple, la sécurité routière et la consommation de tabac). C’est également un indicateur de santé qui a une longue tradition et qui a généralement été mesuré avec une meilleure validité que les indicateurs de morbidité. En effet, la mort est un événement clair et incontestable qui a été mesuré systématiquement dans les statistiques d’enregistrements de l’état civil de la plupart des pays depuis plus d’un siècle.

Le taux brut de mortalité représente le nombre de décès dans une année divisé par la population sous étude. Cet indicateur n’est cependant pas bien adapté pour la surveillance de santé parce que la mortalité est fortement liée à l’âge. Par conséquent, les populations vieillissantes font face à une augmentation de leurs taux bruts de mortalité, même si leur état de santé s’améliore.

C’est pourquoi, la comparaison d’indicateurs de mortalité entre différentes populations ou différentes années devrait toujours utiliser des mesures ajustées pour les différences dans la composition par âge des groupes. Dans ce rapport, les taux de mortalité ajustés pour l’âge sont utilisés, en prenant comme référence la population standard européenne de 2010 [1]. Les statistiques de mortalité ont été calculés sur base des données 2016 du registre des causes de décès de Statistics Belgium.

Dans ce chapitre nous décrivons la mortalité toutes causes. Les causes de décès détaillées sont décrites dans le chapitre suivant.

3. Belgique

Le taux brut de mortalité était de 955 pour 100 000 personnes en 2016. Durant la période 2000-2016, il a à peine diminué et était très proche chez les hommes et chez les femmes.

Cependant, après ajustement pour l’âge, le taux de mortalité était de 50% plus haut chez les hommes (1202 pour 100 000) que chez les femmes (794 pour 100 000) en 2016. Durant la période 2000-2016, une diminution de 28% chez les hommes et de 22% chez les femmes est observée.

Taux de mortalité ajusté pour l’âge (pour 100 000) chez les hommes et les femmes, par année, Belgique, 2000-2016
Source: calculé par Sciensano sur base de données de Statbel
(*) avec la population standard européenne 2010 comme référence

4. Régions

Le taux de mortalité était 18% plus élevé en Wallonie et 8% plus élevé à Bruxelles qu’en Flandres en 2016. La mortalité a diminué au même rythme dans les 3 régions durant la période 2000-2016.

  • Hommes
  • Femmes

Taux de mortalité ajusté pour l’âge (pour 100 000) chez les hommes, par année et région, Belgique, 2000–2016
Source: calculé par Sciensano sur base de données de Statbel
(*) avec la population standard européenne 2010 comme référence

Taux de mortalité ajusté pour l’âge (pour 100 000) chez les femmes, par année et région, Belgique, 2000–2016
Source: calculé par Sciensano sur base de données de Statbel
(*) avec la population standard européenne 2010 comme référence

5. En savoir plus

Voir les métadonnées pour ces indicateurs

Statbel, Mortalité générale

Standardized Procedure for Mortality Analysis, SPMA

Définitions

Taux brut de mortalité
Le taux brut de mortalité est le nombre de décès enregistré dans un pays divisé par la population correspondante.
Taux de mortalité ajusté pour l’âge
L’ajustement pour l’âge est une moyenne pondérée des taux de mortalité par âge pour éliminer les variations due aux différences dans la structure par âge de différentes populations.

Références

  1. Pace M, Giampaolo L, Glickman M, Zupanic T. Revision of the European Standard Population Report of Eurostat's Task Force. Luxembourg; 2013.

Mortalité infantile

1. Messages clés

En 2015, le taux de mortalité infantile était de 3,3 pour mille naissances vivantes, ce qui est proche du taux moyen de l'UE-15.
La mortalité infantile a fortement diminué au cours des vingt dernières années en Belgique. Les taux et tendances actuels sont similaires dans les trois régions.

2. Contexte

La mortalité infantile représente la mortalité des enfants de moins d'un an. Elle reflète à la fois les conséquences des événements périnataux et la mortalité survenant après la période périnatale, qui est souvent évitable. Elle est fortement corrélée au niveau de développement du pays, à la qualité des soins médicaux, aux services de prévention et de promotion de la santé.

D’importantes fluctuations des taux annuels sont observées au niveau régional, en raison du faible nombre de décès infantiles. Il est donc préférable d'effectuer des comparaisons des taux et des tendances par région en utilisant des taux lissés. Dans ce rapport, nous avons utilisé une moyenne mobile sur les 5 dernières années.

Les taux de mortalité infantile sont parfois publiés plus tôt par les organisations internationales qu'au niveau national, car elles ne publient que les taux nationaux et n'ont donc pas besoin de la répartition régionale des naissances et des décès.

3. Taux de mortalité infantile

Belgique

En 2015, le taux de mortalité infantile était de 3,3‰ naissances vivantes. Il n'y a pas de différence entre les sexes.

Tendances et différences régionales

Après lissage, les taux de mortalité infantile en 2015 étaient assez similaires en Flandre et en Wallonie (environ 3‰), et légèrement inférieurs à Bruxelles (même après lissage) ; ceci devrait être confirmé sur une période plus longue car les chiffres à Bruxelles sont très faibles.

La mortalité infantile a diminué de près de 40% entre 1998 et 2015 (les taux respectifs étaient de 5,5 ‰ et 3,3 ‰). Une forte baisse a été observée dans toutes les régions, mais elle a semblé légèrement plus lente en Flandre.

Entre 2002 et 2013, les taux de mortalité infantile étaient légèrement inférieurs en Wallonie qu'en Flandre, puis ils deviennent similaires. A Bruxelles, le taux était jusqu'en 2009 plus élevé que dans les autres régions, ensuite il a baissé plus rapidement.

  • Jaarlijks
  • Uitgemiddeld

Taux de mortalité infantile par region, 1998-2015
Source: Statbel, 1998-2015 [1]

Uitgemiddeld zuigelingensterftecijfer (5-jaar voortschrijdend gemiddelde) per regio, 2002-2015
Source: Eigen berekening op basis van Statbel, 1998-2015 [1]

Comparaisons internationales

En 2016, le taux de mortalité infantile en Belgique se situait au niveau du taux moyen de l'UE-15 (3,2‰).

Taux de mortalité infantile par pays, EU-15, 2016
Source: OECD Health Data, 2016 [2]

4. En savoir plus

Voir les métadonnés pour cet indicateur

Définities

EU-15
L’UE-15 (ou Union européenne des Quinze voire Europe des Quinze) correspond à l’ensemble des pays qui appartenaient à l’Union européenne entre 1995 et 2004 : Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, Espagne, Finlande, France, Grèce, Irlande, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Portugal, Royaume-Uni et Suède. Nous comparons l'état de santé de la Belgique à celui de l'UE-15, car ces pays ont des conditions socio-économiques similaires.
Taux de mortalité infantile
Le taux de mortalité infantile est le nombre de décès d'enfants de moins d'un an pour 1000 naissances vivantes au cours de la même année.

Références

  1. Statbel, 1998-2015. https://statbel.fgov.be/fr/themes/population/mortalite-et-esperance-de-vie/mortalite-foeto-infantile
  2. OECD Health Data, 2016. http://stats.oecd.org/index.aspx?queryid=30116#

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