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Fonction psychologique de première ligne (PPL)

En avril 2019, un projet pilote a été lancé, dans le cadre duquel les médecins peuvent adresser des patients présentant des problèmes psychologiques légers à modérément graves à un psychologue ou à un orthopédagogue clinicien pour un traitement psychologique de première ligne à court terme, remboursé par la mutuelle.

Au départ, ce projet n’était prévu que pour le groupe d’âge de 18 à 64 ans. Depuis le 2 avril 2020, les séances sont remboursées pour les personnes de n’importe quel âge.

Le traitement consiste en une série de séances d’entretiens individuels. Un premier entretien avec diagnostic des problèmes psychologiques du patient est suivi de séances de traitement axées sur la prise en charge psychologique générale, un traitement orienté vers la recherche de solutions, etc. En outre, si le patient a besoin d’un accompagnement plus intensif et à long terme, le thérapeute peut aussi le référer à un autre prestataire de soins qui peut ou non travailler à un tarif avantageux.

Par problèmes psychologiques légers à modérément graves, on entend les problèmes psychologiques dans le domaine troubles anxieux, humeur dépressive, abus modéré d’alcool ou abus de somnifères et de sédatifs. Pour les adolescents, il peut également s’agir de problèmes comportementaux ou sociaux ou encore d’addiction aux écrans. Le projet est encore en phase de démarrage.

Nombre d'équivalents temps plein (ETP) par région (01/01/2020)

Nombre de prestations de psychologie de première ligne
par région (2020)

Récemment, un accord a été conclu au sein de la CIM santé publique qui concerne principalement le renforcement de l’offre de soins dans les soins de première ligne. Le 2 décembre 2020, un protocole d’accord a été conclu sur l’approche coordonnée du renforcement de l’offre de soins psychologiques dans le contexte de la pandémie COVID-19. L’accord définit certains groupes cibles prioritaires, tels que les enfants et les parents des familles vulnérables, les jeunes adultes et les personnes présentant des problèmes de santé mentale préexistants. Des budgets récurrents supplémentaires ont été fixés pour ce renforcement. Une concertation intensive a lieu avec le secteur sur la manière d’utiliser ces ressources de manière efficiente.

Mise hors service ou gel de lits

La réforme des soins en santé mentale pour les adultes est souvent appelée « Projet 107 », en référence à l’article 107 de la loi sur les hôpitaux, qui stipule que « le Roi peut prévoir des moyens de financement spécifiques pour permettre, à titre expérimental et pour une période limitée, un financement prospectif et programmé des circuits et réseaux de soins ».

Concrètement, cela signifie que les hôpitaux peuvent temporairement fermer ou geler certains de leurs lits. Ce « gel de lit » se fait sur une base volontaire, après consultation entre les partenaires du réseau et sous réserve de l’approbation des autorités fédérales. Cette approbation implique qu’une garantie budgétaire est accordée à l’hôpital qui déclasse des lits. Au 01/01/2020, 2 178 lits avaient été mis hors service.

Nombre de lits désaffectés par région (01/01/2020)[1]

Le personnel libéré par la mise hors service de lits peut être utilisé dans le cadre de soins alternatifs. En pratique, il s’agit d’équipements mobiles pour les soins spécialisés en milieu domestique ou l’intensification des soins résidentiels.

2 178 lits ont déjà été mis hors service au profit d’équipes mobiles et de l’intensification des soins

 

[1] Source : Service Soins de Santé Psychosociaux, SPF Santé Publique, Sécurité de la Chaîne alimentaire et Environnement