Mortalité prématurée par cause de décès

1. Messages clés

Les causes de décès prématurés (avant 75 ans) responsables du plus grand nombre d’années de vies perdues sont :

  • Suicide, cancer du poumon et cardiopathies ischémiques chez les hommes
  • Cancer du sein, cancer du poumon et maladies cérébrovasculaires chez la femme.

Pour la plupart des causes, les taux de mortalité prématurée ont diminué entre 2000 et 2017. C'est notamment le cas pour les cardiopathies ischémiques et les accidents de transport qui ont diminué de plus de 50 % pour les deux sexes. Une exception à cette tendance générale est observée chez les femmes pour le cancer du poumon et la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO), qui ont augmenté régulièrement puis se sont stabilisé.

On observe des différences régionales en matière de mortalité prématurée par cause, la mortalité prématurée est plus élevée en Wallonie et à Bruxelles qu'en Flandre. Les causes qui contribuent le plus à la différence entre la Wallonie et la Flandre sont les cardiopathies ischémiques (IHD), le cancer du poumon et la BPCO chez les hommes, et le cancer du poumon, les cardiopathies ischémiques et la BPCO chez les femmes. Les causes qui contribuent le plus à la différence entre Bruxelles et la Flandre sont les cardiopathies ischémiques, les maladies cérébrovasculaires et les maladies chroniques du foie chez les hommes et la BPCO, le cancer du poumon et les maladies chroniques du foie chez les femmes.

L'évolution de la mortalité prématurée dans le temps est assez similaire pour les trois régions.

2. Introduction

Les causes de décès sont analysées à l’aide de la Classification Internationale des Maladies 10ème édition (CIM-10) de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Dans ce rapport, on utilise la cause initiale de décès indiquée sur le certificat de décès pour analyser la mortalité. Il est recommandé d’utiliser la cause initiale et non les causes immédiates ou contribuant au décès pour la production de statistiques de mortalité. En effet, dans une perspective de santé publique, l’objectif est de casser la chaine des évènements menant à la mort et donc de prévenir la cause initiale [1].

Dans la première section, les causes de décès sont présentées groupées par chapitre de la CIM-10, en se basant sur la première lettre du code CIM-10. Dans la seconde section, des analyses par cause spécifique sont réalisées afin de tirer des conclusions plus opérationnelles.

La mortalité prématurée désigne les décès ayant lieu trop tôt c’est-à-dire avant l’âge correspondant à l’espérance de vie. Dans ce rapport la mortalité prématurée se réfère aux décès avant 75 ans. Diminuer la mortalité prématurée est un objectif-clé de santé publique et de fait une grande partie de la mortalité prématurée est évitable par des actions de santé publique. Le classement des causes de décès prématurés en fonction du nombre d’années de vie perdues est un outil intéressant pour mettre en place des priorités de santé publique.

La mortalité prématurée par cause peut être mesurée de 2 manières:

  • Le taux de mortalité prématurée, qui mesure la fréquence des décès dû à une condition spécifique avant 75 ans pour 100 000 personnes de moins de 75 ans dans la population. Cet indicateur permet de comparer la fréquence de différentes causes de décès.
  • Les années potentielles de vie perdues (PYLL), qui prennent en compte la fréquence et l’âge des décès, pondère chaque décès en fonction de l’âge auquel le décès survient et donne donc plus de poids aux décès survenant chez les plus jeunes [2]. Les PYLL permettent donc de comparer les causes en fonction de leur fardeau en terme d’années de vie perdues.

Le classement basé sur les PYLL donnent plus de poids aux causes externes que le classement basé sur les taux parce que les décès dus aux causes externes se produisent en général à un plus jeune âge que les décès dus aux maladies chroniques.

Ces deux indicateurs sont ajustés pour l’âge avec la structure de la population standard européenne 2010 comme référence afin de prendre en compte les effets des variations de structures d’âge des populations.

La mortalité COVID-19 est analysée sur une autre page. 

3. Belgique

Les causes principales (groupées selon les chapitre de la CIM-10) de la mortalité prématurée en Belgiques

Pour les deux sexes, près de 70 % des décès prématurés sont dus aux trois mêmes groupes de causes :

  • Les tumeurs, principalement les cancers
  • Maladies cardiovasculaires
  • Causes externes, principalement le suicide et les accidents de la route.

La proportion de tumeurs parmi les décès prématurés est plus élevée chez les femmes que chez les hommes. Inversement, la proportion de maladies du système circulatoire et de causes externes est plus élevée chez les hommes

  • Hommes
  • Femmes

Distribution des causes de décès (par chapitre ICM-10) prématurés (avant 75 ans) chez les hommes, classées par taux de mortalité ajusté pour l’âge*, Belgique, 2017
Source: Calculé par Sciensano sur base de données de Statbel
(*) ajusté pour l’âge avec la population standard européenne 2010

Distribution des causes de décès (par chapitre ICM-10) prématurés (avant 75 ans) chez les femmes, classées par taux de mortalité ajusté pour l’âge*, Belgique, 2017
Source: Calculé par Sciensano sur base de données de Statbel
(*) ajusté pour l’âge avec la population standard européenne 2010

Classement des causes spécifiques de décès en Belgique

Les causes spécifiques de décès prématurés les plus fréquentes, exprimées en taux de mortalité prématurée ajustés pour l’âge, sont :

  • Chez les hommes : le cancer du poumon, suivi par les cardiopathies ischémiques (IHD) et le suicide
  • Chez les femmes : cancer du poumon et du sein suivi de maladies cérébrovasculaires (+ hypertension artérielle).

Les causes de décès prématurés qui contribuent au plus grand nombre d’années de vie perdues, exprimées en PYLL, sont :

  • Chez les hommes : le suicide, le cancer du poumon, l’IHD et les accidents de transport
  • Chez les femmes : le cancer du sein, le cancer du poumon, le suicide et les maladies cérébrovasculaires.

Pour plus d'informations concernant des pathologies spécifiques, veuillez consulter la page correspondante : Vue d'ensemble des maladies non transmissibles, Cancer, Cardiopathie ischémique, Diabète et Comportements suicidaires.

  • Hommes
  • Femmes

Classement des causes spécifiques de décès prématurés (avant 75 ans) en fonction des taux de mortalité prématurée ajustés pour l'âge* chez les hommes, Belgique, 2017
Source: Calculé par Sciensano sur base de données de Statbel
(*) ajusté pour l’âge avec la population standard européenne 2010

Classement des causes spécifiques de décès prématurés (avant 75 ans) en fonction des taux de mortalité prématurée ajustés pour l'âge* chez les femmes, Belgique, 2017
Source: Calculé par Sciensano sur base de données de Statbel
(*) ajusté pour l’âge avec la population standard européenne 2010

  • Hommes
  • Femmes

Classement des causes spécifiques de décès prématuré (avant 75 ans) selon le nombre d'années potentielles de vie perdues (PYLL) ajusté pour l'âge* chez les hommes, Belgique, 2017
Source: Calculé par Sciensano sur base de données de Statbel
(*) ajusté pour l’âge avec la population standard européenne 2010

Classement des causes spécifiques de décès prématuré (avant 75 ans) selon le nombre d'années potentielles de vie perdues (PYLL) ajusté pour l'âge* chez les femmes, Belgique, 2017
Source: Calculé par Sciensano sur base de données de Statbel
(*) ajusté pour l’âge avec la population standard européenne 2010

Tendances, Belgique

La plupart des causes de décès prématurés ont tendance à diminuer (ou au moins à rester stables) au fil du temps. Par exemple :

  • la mortalité prématurée due à la cardiopathie ischémique a diminué de façon spectaculaire (avec une baisse de plus de 50 % des taux de mortalité ajustés pour l'âge) pour les deux sexes au cours de la période 2000-2017
  • la même tendance est observée pour les maladies cérébrovasculaires
  • les taux de mortalité prématurée pour le cancer du poumon ont également considérablement diminué chez les hommes (44 % de diminution).

Cependant, la mortalité prématurée due au cancer du poumon a progressé de façon spectaculaire chez les femmes (41 % d'augmentation) de 2000 à 2015, puis s'est stabilisée. Le cancer du poumon est passé de la quatrième cause à la première, ce qui le place avant le cancer du sein. Une légère augmentation est également observée pour les BPCO chez les femmes.

  • Hommes
  • Femmes

Taux de mortalité (pour 1000 000) prématuré (avant 75 ans) ajusté pour l’âge* pour les 6 causes principales de décès chez les hommes, Belgique, 2000-2017
Source: Calculé par Sciensano sur base de données de Statbel
(*) ajusté pour l’âge avec la population standard européenne 2010
Note : Dans le passé, les taux de suicide à Bruxelles ont été sous-estimés certaines années en raison du retard pris par le parquet dans la transmission des dossiers.

Taux de mortalité (pour 1000 000) prématuré (avant 75 ans) ajusté pour l’âge* pour les 6 causes principales de décès chez les femmes, Belgique, 2000-2017
Source: Calculé par Sciensano sur base de données de Statbel
(*) ajusté pour l’âge avec la population standard européenne 2010

4. Régions

Les causes principales (groupées selon les chapitres de la CIM-10) de la mortalité prématurée par région

Comme pour la Belgique, dans toutes les régions, la plupart des décès sont causés par des tumeurs, des maladies cardiovasculaires et des causes externes.

Classement des causes spécifiques de décès, par région

En 2017, selon le taux de mortalité prématurée ajusté pour l'âge :

  • chez les hommes, le cancer du poumon se classe premier dans les 3 régions. La deuxième cause de décès est la cardiopathie ischémique, elle est également semblable dans toutes les régions. La troisième principale cause est le suicide en Wallonie et en Flandre et les maladies cérébrovasculaires + HTA à Bruxelles.
  • chez les femmes, en Wallonie, le cancer du poumon occupe la première place, suivi par le cancer du sein, tandis qu'en Flandre et à Bruxelles, le cancer du sein prend la première place et le cancer du poumon descend à la deuxième place. La 3e place est occupée par les maladies cérébrovasculaires en Flandre, les cardiopathies ischémiques à Bruxelles et les BPCO en Wallonie.

En 2017, selon les années potentielles de vie perdues (PYLL) :

  • chez les hommes, le suicide occupe la première place en Flandre et en Wallonie, suivi du cancer du poumon et de la cardiopathie ischémique. À Bruxelles, le top 3 est similaire mais le cancer du poumon se classe avant le suicide. 
  • chez les femmes, le cancer du poumon se classe premier en Wallonie, deuxième en Flandre et à Bruxelles après le cancer du sein. Le suicide occupe la troisième place dans toutes les régions.

Il est intéressant de noter que les accidents de transport sont assez nombreux chez les hommes, même si le taux de mortalité prématurée est plutôt faible. 

Pour plus d'informations concernant des pathologies spécifiques, veuillez consulter la page correspondante : Vue d'ensemble des maladies non transmissibles, Cancer, Cardiopathie ischémique, Diabète et Comportements suicidaires.

  • Hommes
  • Femmes

Classement des principales causes de décès prématurés par taux de mortalité ajusté pour l'âge* chez les hommes, par région de résidence, Belgique, 2017
Source: Calculé par Sciensano sur base de données de Statbel



Classement des principales causes de décès prématurés par taux de mortalité ajusté pour l'âge* chez les femmes, par région de résidence, Belgique, 2017
Source: Calculé par Sciensano sur base de données de Statbel



  • Hommes
  • Femmes

Classement des principales causes de décès prématurés par années potentielles de vie perdues (PYLL) ajustée pour l’âge* chez les hommes, par région de résidence, Belgique, 2017
Source: Calculé par Sciensano sur base de données de Statbel



Classement des principales causes de décès prématurés par années potentielles de vie perdues (PYLL) ajustée pour l’âge* chez les femmes, par région de résidence, Belgique, 2017
Source: Calculé par Sciensano sur base de données de Statbel



Principales causes contribuant aux disparités régionales en matière de mortalité

Comme le montre la page "Mortalité prématurée", il existe d'importantes disparités régionales dans le taux de mortalité prématurée ajusté pour l'âge. Ici, nous analysons quelles conditions spécifiques contribuent le plus à la différence régionale des taux de mortalité ajustés pour l'âge, en soustrayant les taux de mortalité spécifiques de la Flandre à ceux des autres régions et en classant les différences.

Chez les hommes, les conditions qui contribuent le plus à la surmortalité prématurée en Wallonie par rapport à la Flandre sont la cardiopathie ischémique (+19,1 pour 100.000), le cancer du poumon (+13,3), la BPCO (+9,0), les maladies chroniques du foie (+8,9) et les maladies infectieuses et parasitaires (+8,1).

Chez les femmes, les causes qui contribuent le plus à la surmortalité prématurée en Wallonie par rapport à la Flandre sont le cancer du poumon (+7,2), suivi de la cardiopathie ischémique (+6,3), de la BPCO (+6,0), des maladies infectieuses et parasitaires (+5,7) et des maladies cérébrovasculaires (+3,2). Les taux étant plus faibles chez les femmes que chez les hommes, les différences régionales par cause sont moins importantes.

  • Hommes
  • Femmes

Causes de décès prématurés contribuant le plus aux différences de mortalité prématurée Wallonie-Flandres, selon les taux ajustés pour l’âge*, hommes, moyenne 2015-2017
Source: Calculé par Sciensano sur base de données de Statbel

Causes de décès prématurés contribuant le plus aux différences de mortalité prématurée Wallonie-Flandres, selon les taux ajustés pour l’âge*, femmes, moyenne 2015-2017
Source: Calculé par Sciensano sur base de données de Statbel

Chez les hommes, les causes qui contribuent le plus à la surmortalité prématurée à Bruxelles par rapport à la Flandre sont la cardiopathie ischémique (+9,0), les maladies cérébrovasculaires (+7,1), les maladies chroniques du foie (+7,0), les maladies infectieuses et parasitaires (+6,0) et la BPCO (+4,9). Toutefois, certaines causes présentent des taux plus faibles à Bruxelles qu'en Flandre, comme la défaillance cardiaque (-3,6), les accidents de transport (-3,3) et le cancer de l'œsophage (-2,7).

Chez les femmes, les différences entre les taux de mortalité ajustés pour l'âge par cause de décès sont très faibles, ce qui signifie que la mortalité par cause spécifique en Flandre et à Bruxelles est assez similaire pour les femmes.

  • Hommes
  • Femmes

Causes de décès prématurés contribuant le plus aux différences de mortalité prématurée Wallonie-Bruxelles, selon les taux ajustés pour l’âge*, hommes, moyenne 2015-2017
Source: Calculé par Sciensano sur base de données de Statbel

Causes de décès prématurés contribuant le plus aux différences de mortalité prématurée Wallonie-Bruxelles, selon les taux ajustés pour l’âge*, femmes, moyenne 2015-2017
Source: Calculé par Sciensano sur base de données de Statbel

Tendances

Les évolutions de la mortalité prématurée sont assez similaires pour les trois régions. L'accent a été mis ici sur des causes spécifiques de décès avec des tendances particulières.

1. Le taux de mortalité prématurée pour le cancer du poumon a diminué chez les hommes dans les trois régions au cours de la période 2000-2017 (-50% à Bruxelles, -48% en Flandre et -36% en Wallonie). Ces taux sont restés plus élevés en Wallonie qu'en Flandre sur l'ensemble de la période. Pour les femmes, les taux ont augmenté régulièrement en Flandre et en Wallonie jusqu'en 2016 et 2013 respectivement, tout en restant stables à Bruxelles depuis 2006. Les femmes de Bruxelles connaissaient auparavant les taux de mortalité prématurée par cancer du poumon les plus élevés, mais la Wallonie les a dépassés depuis 2010. Une lente diminution est observable dans toutes les régions ces dernières années.

  • Hommes
  • Femmes

Taux de mortalité prématurée (avant 75 ans) due au cancer du poumon ajusté pour l’âge* (pour 100 000) chez les hommes, par année et par région, Belgique, 2000-2017
Source: Calculé par Sciensano sur base de données de Statbel
(*) ajusté pour l’âge avec la population standard européenne 2010

Taux de mortalité prématurée (avant 75 ans) due au cancer du poumon ajusté pour l’âge* (pour 100 000) chez les femmes, par année et par région, Belgique, 2000-2017
Source: Calculé par Sciensano sur base de données de Statbel
(*) ajusté pour l’âge avec la population standard européenne 2010

2. Les taux de mortalité dus aux cardiopathies ischémiques diminue plus rapidement en Flandre (-66 % chez les hommes et -65 % chez les femmes) qu'en Wallonie (-54 % chez les hommes et -57 % chez les femmes).

  • Hommes
  • Femmes

Taux de mortalité prématurée (avant 75 ans) due aux cardiopathies ischémiques ajusté pour l’âge* (pour 100 000) chez les hommes, par année et région, Belgique, 2000-2017
Source: Calculé par Sciensano sur base de données de Statbel
(*) ajusté pour l’âge avec la population standard européenne 2010

Taux de mortalité prématurée (avant 75 ans) due aux cardiopathies ischémiques ajusté pour l’âge* (pour 100 000) chez les femmes, par année et région, Belgique, 2000-2017
Source: Calculé par Sciensano sur base de données de Statbel
(*) ajusté pour l’âge avec la population standard européenne 2010

3. Les taux de mortalité prématuré par suicide sont en baisse chez les hommes, tant en Flandre qu'en Wallonie (depuis 2008). Chez les femmes, le taux de mortalité par suicide est resté stable à un niveau bien inférieur à celui des hommes, tant en Wallonie qu'en Flandre.

  • Hommes
  • Femmes

Taux de mortalité prématurée (avant 75 ans) due aux suicides ajusté pour l’âge* (pour 100 000) chez les hommes, par année et région, Belgique, 2000-2017
Source: Calculé par Sciensano sur base de données de Statbel
(*) ajusté pour l’âge avec la population standard européenne 2010
Note : Dans le passé, les taux de suicide à Bruxelles ont été sous-estimés certaines années en raison du retard pris par le parquet dans la transmission des dossiers.

Taux de mortalité prématurée (avant 75 ans) due aux suicides ajusté pour l’âge* (pour 100 000) chez les femmes, par année et région, Belgique, 2000-2017
Source: Calculé par Sciensano sur base de données de Statbel
(*) ajusté pour l’âge avec la population standard européenne 2010
Note : Dans le passé, les taux de suicide à Bruxelles ont été sous-estimés certaines années en raison du retard pris par le parquet dans la transmission des dossiers.

4. Chez les hommes, les taux de mortalité prématurée due à la BPCO ont diminué de 44 % en Flandre, de 42 % en Wallonie et de 50 % à Bruxelles au cours de cette période. Au contraire, les taux de mortalité due à la BPCO chez les femmes ont augmenté dans toutes les régions.

  • Hommes
  • Femmes

Taux de mortalité prématurée (avant 75 ans) due aux BPCO ajusté pour l’âge* (pour 100 000) chez les hommes, par année et région, Belgique, 2000-2017
Source: Calculé par Sciensano sur base de données de Statbel
(*) ajusté pour l’âge avec la population standard européenne 2010

Taux de mortalité prématurée (avant 75 ans) due aux BPCO ajusté pour l’âge* (pour 100 000) chez les femmes, par année et région, Belgique, 2000-2017
Source: Calculé par Sciensano sur base de données de Statbel
(*) ajusté pour l’âge avec la population standard européenne 2010

5. Les taux de mortalité prématurée due au cancer colorectal a diminué en Flandre (-48% pour les hommes et -39% pour les femmes) entre 2000 (où il était légèrement plus élevé que dans les autres régions) et 2017, tout en restant plus stable en Wallonie (-11% chez les hommes et -4% chez les femmes). En 2017, la Wallonie et Bruxelles connaissaient des taux plus élevés que la Flandre.

  • Hommes
  • Femmes

Taux de mortalité prématurée (avant 75 ans) due au cancer colorectal ajusté pour l’âge* (pour 100 000) chez les hommes, par année et région, Belgique, 2000-2017
Source: Calculé par Sciensano sur base de données de Statbel
(*) ajusté pour l’âge avec la population standard européenne 2010

Taux de mortalité prématurée (avant 75 ans) due au cancer colorectal ajusté pour l’âge* (pour 100 000) chez les femmes, par année et région, Belgique, 2000-2017
Source: Calculé par Sciensano sur base de données de Statbel
(*) ajusté pour l’âge avec la population standard européenne 2010

5. En savoir plus

Voir les métadonnées pour cet indicateur

Statbel: Causes de décès

Sciensano: Standardized Procedures for Mortality Analysis (SPMA)

WHO: CIM-10

Définitions

Taux brut de mortalité
Le taux brut de mortalité est le nombre de décès enregistrés dans le pays divisé par la population correspondante.
Taux de mortalité ajusté pour l’âge
L’ajustement pour l’âge est une moyenne pondérée des taux de mortalité par âge pour éliminer les variations due aux différences dans la structure par âge entre populations.
Classification Internationale des Maladies 10ème édition (CIM-10)
La Classification internationale des maladies est une codification internationale des maladies et d'une grande variété de signes, symptômes, lésions traumatiques, empoisonnements, circonstances sociales et causes externes de blessures ou de maladies.
Années potentielles de vie perdues
Les années potentielles de vie perdues (PYLL) mesurent le nombre d'années de vie perdues en raison d'un décès prématuré. Les PYLL donnent plus de poids aux décès qui surviennent chez les groupes d'âge plus jeunes que chez les personnes plus âgées. Le calcul des PYLL consiste à additionner les décès survenus à chaque âge et à les multiplier par le nombre d'années restantes pour vivre jusqu'à un âge donné (ici, 75 ans).
Taux de mortalité prématurée
Le taux de mortalité prématurée est défini ici comme le nombre de décès survenus avant l'âge de 75 ans enregistrés dans le pays divisé par la population correspondante.
Cause de décès initiale
La maladie ou blessure qui a initié la chaine d’événements morbides qui a mené directement au décès, ou les circonstances de l’accident ou de la violence qui a causé la blessure fatale.
Tumeurs
Egalement désigné par néoplasmes dans la CIM-10. Dans les causes de décès, le groupe des néoplasmes inclut 95% de néoplasmes malins (ou cancers), les 5% restant étant des tumeurs bénignes ou de comportements limites. 

Références

  1. World Health Organization. International statistical classification of diseases and related health problems 10th. 2016.
  2. Gardner JW, Sanborn JS. Years of Potential Life Lost (YPLL). What Does it Measure? Epidemiol 1990;1:322-9.