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Unités résidentielles de traitement intensif HIC et ID

Dans les situations de crise, les entretiens avec un thérapeute d’une équipe mobile de crise ou d’un centre de soins de santé mentale ne suffisent pas toujours à résoudre les problèmes psychiatriques. L’admission et le traitement dans un hôpital psychiatrique (HP) ou dans un service psychiatrique d’un hôpital général (SPHG) s’avère alors la solution la plus appropriée.

Une équipe multidisciplinaire de prestataires de soins spécialisés travaille avec le patient pour élaborer un programme de traitement approprié (tant pour les problèmes aigus que chroniques) et préparer le retour à domicile et les soins de suivi.

Une admission de crise est possible dans un service intensif (ID) où un programme thérapeutique individuel et de groupe est proposé, aussi court que possible mais aussi long que nécessaire.

Lorsque le problème est grave au point qu’une admission dans un ID ne suffit pas, une unité HIC (High & Intensive Care) offre une alternative. Le patient y séjourne dans une chambre sécurisée, dans un environnement apaisant avec la possibilité de travailler avec des traitements individuels en vue de restaurer l’autonomie et l’autosuffisance. Il convient, en tout cas, d’éviter autant que possible les mesures coercitives.

Service mobile

Un séjour dans un hôpital psychiatrique ou dans un service psychiatrique d’un hôpital général est souvent un événement dramatique. Les patients se retrouvent dans un environnement clinique étrange, avec d’autres malades et des soignants inconnus, et perdent temporairement leurs contacts sociaux. C’est pourquoi il est important, d’une part, que l’hospitalisation résidentielle soit la plus courte et intensive possible et, d’autre part, que l’on puisse rapidement et facilement faire appel aux soins de suivi nécessaires.

L’objectif de la réforme des soins en santé mentale est de rapprocher l’aide de la population et de répondre de manière optimale à ses besoins et à ses nécessités. À cette fin, des équipes mobiles multidisciplinaires ont été mises en place pour fournir des soins spécialisés dans l’environnement domestique des patients présentant des troubles psychiatriques graves.

L’intervention rapide de l’équipe de crise permet de commencer le traitement dans le milieu familial et ainsi d’éventuellement éviter une hospitalisation.

Après quelques semaines de soins par l’équipe de crise, les soins de suivi peuvent être pris en charge par une équipe de soins de longue durée. C’est également possible immédiatement après une hospitalisation. Cela permet de réduire au minimum la durée de l’hospitalisation et de rétablir plus rapidement le lien avec le milieu de vie.

Nombre d'équipes de crise par région (01/01/2020)[1]

En 20188 894 patients ont été suivis par une équipe de crise et 8 204 patients par une équipe de soins de longue durée[2]

L’équipe de crise et l’équipe de soins de longue durée sont toutes deux nées de l’application de l’article 107 de la loi sur les hôpitaux, communément appelé le « gel des lits ». Le personnel qui n’a plus besoin d’être déployé pour le traitement des patients admis dans un cadre résidentiel peut être déployé dans l’une de ces équipes mobiles.

Nous avons déjà mentionné que le paysage des soins était divisé en réseaux de soins en santé mentale. Chaque établissement de soins situé dans la même zone géographique fait partie du réseau de soins en santé mentale. La collaboration peut prendre différentes formes. Par exemple, les partenaires mettent du personnel à la disposition des équipes mobiles (même sans geler les lits).

Les établissements de chaque réseau de soins en santé mentale ne sont pas répartis de manière uniforme. Certains réseaux n’ont tout simplement pas assez de ressources pour créer eux-mêmes des équipes mobiles suffisamment grandes. Dans ce cas, les réseaux peuvent bénéficier d’une intervention financière des autorités fédérales pour recruter du personnel supplémentaire.

Nombre d'équivalents temps plein (ETP) par région (01/01/2020)[1]

 

[1] Source : Service Soins de Santé Psychosociaux, SPF Santé Publique, Sécurité de la Chaîne alimentaire et Environnement

[2] Source : rapports annuels projets pilotes "article 107"