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Flux des patients dans les HP et les SPHG

Un patient psychiatrique n’est pas nécessairement admis dans un hôpital (HP ou SPHG) de sa région. Il est possible, par exemple, qu’un patient vivant en Région flamande soit admis dans un hôpital situé dans la Région de Bruxelles-Capitale. Les hôpitaux qui attirent structurellement un grand nombre de patients en dehors de leur région pourraient donc avoir un plus grand besoin de lits hospitaliers.

Nombre de séjours en HP et SPHG par région du lieu de résidence du patient et par région du site hospitalier (2018)[1]

Dans quelle région un patient choisit-il son hôpital ?
(en fonction de la région du lieu de résidence du patient)

Dans quelle région se trouve le lieu de résidence d'un patient ?
(en fonction de la région du site hospitalier) ?

La majorité des patients sont hospitalisés dans un hôpital situé dans leur région. Dans la Région de Bruxelles-Capitale, près d’un quart des patients viennent de l’extérieur de la région. La proportion de patients flamands ou wallons est presque la même.

Lorsqu’ils sont admis en dehors de la Région de Bruxelles-Capitale, 8,8 % des patients bruxellois se rendent en Région wallonne et 4,6 % en Région flamande.

Parmi les patients provenant de la Région wallonne, 3,6 % sont hospitalisés dans la Région de Bruxelles-Capitale et 2 % dans la Région flamande.

Moins de 2,5 % des patients flamands sont hospitalisés en dehors de la Région flamande.

En savoir plus sur les flux des patients: www.health.belgium.be

 

[1]  On peut constater que 1,5 % des patients admis dans une unité psychiatrique d’un HP ou d’un SPHG ont un domicile inconnu ou n’ont pas de domicile en Belgique. La part de ce groupe est similaire dans chacune des régions.

Le diagnostic principal le plus courant dans les HP et les SPHG pour adultes

Lors d’une admission en psychiatrie, le diagnostic est rarement sans équivoque. Le plus souvent, le patient présente plusieurs problèmes. Si l’on se base sur le diagnostic principal posé chez les patients des HP et SPHG, on constate que les problèmes causés par la consommation d’alcool et d’autres substances psychoactives sont les plus fréquents. C’est également le diagnostic secondaire le plus courant. Un diagnostic principal de trouble dépressif vient ensuite en deuxième position.

Outre le fait qu’il y a proportionnellement plus d’admissions pour troubles dépressifs dans les SPHG, nous pouvons conclure que les dix principaux problèmes pour lesquels on est admis dans un HP ou un SPHG sont similaires.[1]

Diagnostic principal au moment de l'admission des patients dans les services psychiatriques pour adultes en HP et SPHG (2018)[2]

HP SPHG

Nous constatons cependant une nette différence entre les problèmes observés chez les hommes et chez les femmes. Si l’on examine de plus près les deux diagnostics principaux les plus courants (problèmes dus à la consommation d’alcool et d’autres substances psychoactives et troubles dépressifs), on constate que les problèmes liés à la drogue surviennent principalement chez les hommes, tandis que le diagnostic de trouble dépressif est surtout posé chez les femmes.

Prévalence des diagnostics principaux par sexe dans les services psychiatriques pour adultes en HP et SPHG (2018)[3]

 

Hommes Femmes

On peut également constater que certaines pathologies sont plus fréquentes en fonction de l’âge du patient. Les problèmes qui touchent principalement les enfants et les adolescents[4] sont le plus souvent diagnostiqués dans les groupes d’âge les plus jeunes, où le délire, la démence, l’amnésie et d’autres troubles cognitifs sont principalement diagnostiqués dans la tranche d’âge des 65 ans et plus. Le diagnostic principal de trouble bipolaire est plus fréquent chez les patients d’âge mûr et plus âgés.

Prévalence des diagnostics principaux par tranche d'âge dans les services psychiatriques pour adultes en HP et SPHG (2018)

En savoir plus sur les diagnostics posés lors de l'admission dans les hôpitaux psychiatriques ou les SPHG: www.health.belgium.be

 

[1] Le groupe A comprend les troubles de la personnalité paranoïaque, schizoïde et schizotypique, le groupe B comprend les troubles de la personnalité borderline, antisociale, narcissique et histrionique, et le groupe C comprend les troubles de la personnalité dépendante, anxieuse et obsessionnelle-compulsive.

[2]  Les séjours pour lesquels le diagnostic principal du patient n'est pas connu, n'ont pas été pris en compte.

[3] Les séjours pour lesquels le diagnostic principal et le sexe du patient ne sont pas connus, n'ont pas été pris en compte.

[4] Ce groupe comprend les troubles du développement, l’autisme, les troubles de l’attention et du comportement, les troubles relationnels et autres problèmes psychiatriques de l’enfant.